Contenu éditorial simple : Les Francs-comtois et la République

Un dossier pédagogique des Services éducatifs d’archives de l’Académie de Besançon, 2014, 122 pages

 

Le régime républicain en France est aujourd’hui en place depuis plus d’un siècle et demi – avec une brève interruption – et peut sembler presque naturel. Cependant il n’en est rien, et l’histoire de cette période le montre bien.

L’exhaustivité n’est pas recherchée ici, au profit d’une vision au prisme des programmes scolaires, dont sont inspirées les thématiques qui composent le dossier. Cela explique que les résultats des élections ont peu de place dans les documents présentés, au profit de contenus évoquant davantage l’application du régime et des principes républicains (thèmes 4 et 5), les rapports contrariés entre autorités et population (thèmes 3 et 7), l’organisation pratique et symbolique de la vie politique républicaine (thèmes 2 et 6). Une place particulière est faite à la IIe République entre 1848 et 1852 (thème 1), et aux relations des Églises avec l’État républicain (thème 8). Enfin le dossier se clôt par l’évocation du parcours de cinq personnalités franc-comtoises plus ou moins connues, qui illustrent l’attachement à l’idée républicaine, à ses valeurs, et la diversité avec laquelle cela peut se concrétiser en fonction des personnes et des époques.

Si les relations de la population en Franche-Comté avec la République sont diverses, leur évolution au cours des cent ans considérés ne les distingue que peu du reste du pays. Il est possible néanmoins d’esquisser quelques spécificités par département. Le Territoire de Belfort, qui fait partie du Haut-Rhin jusqu’en 1871, est marqué assez vite par un fort républicanisme. Cet attachement se retrouve également dans le Jura, contrairement aux autres territoires où l’on peut observer un « âge d’or pour les notables » jusqu’aux années 1870 (Jean-Luc Mayaud). Après cette date en effet, une poussée républicaine se confirme dans toute la région même si en Haute-Saône les électeurs restent longtemps attachés à leurs notables, davantage qu’aux Républicains. Autre étape importante de l’évolution politique, la coalition du Front populaire ne remporte pas de succès en Franche-Comté ; François Peugeot, un homme de droite, est même élu à Montbéliard, ville ouvrière, à cette date. Dans le Haut-Doubs la force du sentiment religieux freine probablement la pleine et rapide intégration républicaine, surtout lorsqu’elle s’affirme trop fortement laïque ; cette intégration se concrétise cependant, comme partout.

 

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