Document d'archives : "Le Cantaliste, ou Journal du département du Cantal" par François-Xavier Pagès-Vixouze

Institution de conservation :

Archives départementales du Cantal

Contenu :

Présentation du contenu
1-148. Copies ; 1. Table des dates des numéros (une feuille) ; 2-148. Cahier (39-44 = feuilles interpaginales) ; 2-9. Prospectus - (Novembre 1790) ; 2. "Il est temps que le peuple français, après avoir connu ses droits, connaisse enfin ses devoirs" ; 4. "Je consacrerai ces feuilles à la propagation de toutes les connaissances utiles. Ce journal renfermera tout ce qu'il n'est plus permis d'ignorer". Critique des anciennes gazettes, qui "nous informaient avec soin du lever et du coucher de quelques prétendus grands seigneurs, sans jamais parler de la Nation, ni pour la Nation" ; 5. Le journaliste "doit faire comprendre aux peuples que la liberté consiste dans une égale, mais parfaite soumission aux lois" ; 7. "La liberté n'est que le droit de faire ce qui ne peut nuire à autrui" ; "L'impôt est le sacrifice d'une partie de sa propriété pour conserver l'autre" ; 9. Prix de l'abonnement ; 10-13. "Combien la nouvelle constitution française est avantageuse" (8 Décembre 1790) ; 17-18. Observations sur les impositions de la Haute-Auvergne (Idem) ; 25-29. Suite des observations (15 Décembre 1790) ; 31. "Les biens nationaux se vendent presque partout la moitié en sus du prix de l'estimation, quoique les experts soient intéressés à les estimer très haut, puisqu'ils sont salariés sur le taux des estimations" (Idem) ; 34. Le curé de Saint-Flour a rétracté son serment civique. "Les évêques avaient mis l'épiscopat sur le trône et la religion à terre. L'Assemblée nationale a mis la religion sur le trône et l'épiscopat à terre" (26 Janvier 1791) ; La municipalité de Salers "n'a pu tenir... contre les murmures des citoyens" (Idem) ; 35-36. Lettre (commentée) adressée au journal le 16 Janvier et signée "Joseph Pagès, ci-devant Desuttes fils" (Idem) ; 37-38. Lettre adressée de Saint-Flour le 22 Janvier et signée "P. M..." (Marmontel) (Idem) ; 37. Au sujet des menées du clergé réfractaire et notamment des ci-devant chanoines de Saint-Flour ; 38. "Le séminaire est vide : on n'a pu arrêter la désertion" ; 40-41. Où l'on montre que "l'histoire de tous les siècles atteste le droit des peuples et du souverain de nommer les évêques" (9 Février 1791) ; 45-48. "Tableau politique de l'Europe" (23 Février 1791) (Cf. 56-57) ; 49. Des professeurs au Collège de Mauriac refusent le serment civique ; "La vente des biens ci-devant ecclésiastiques monte à un prix double et triple de leur estimation" ; "Les biens nationaux se vendent avec... la même chaleur d'enchères. On peut assurer aujourd'hui que ces biens rendront dans le royaume environ 4 milliards" (23 Février 1791) ; 51. Lettre (ironique) adressée au journal par Roquemaurel (Salers, 12 Février 1791) ; 51-53. Réponse (ironique et ferme) de Pagès-Vixouze à la lettre précitée (23 Février 1791) ; 53. Le curé de Thiézac prête serment avec restriction (Idem) ; Sur le civisme de la "Société de surveillance de la chose publique", établie à Aurillac. En note : "De l'écriture de Lakairie : Cette société se forma des membres refusés à la Société des Amis de la Constitution. Les Carrier et autres en furent les fondateurs" (23 Février 1791) ; 56-57. "Suite du tableau politique de l'Europe" (2 Mars 1791) (Cf. 45-48) ; 57-58. Au sujet de la "démarche fanatique d'un prêtre (de Vannes, Morbihan) qui a voulu occasionner une nouvelle Saint-Barthélemy" (2 Mars 1791) ; 58. "Dans le district de Riom (Puy-de-Dôme), 74 prêtres sur 84 ont prêté le serment pur et simple" (Idem) ; 59. Les élèves du Collège de Saint-Flour ont formé, à l'exemple de ceux d'Aurillac, une association civique. Le "Club parnassien et patriotique des écoliers d'Aurillac" a dans son règlement un article aux termes duquel "les membres de cette intéressante société s'obligent à savoir par coeur, dans le délai d'un mois, la Déclaration des droits de l'homme" (2 Mars 1791) ; 60. Des professeurs du Collège de Mauriac refusent de prêter serment (Idem) ; 60-6l. Arrêté de la "Société de surveillance de la chose publique", établie à Aurillac, contre le sieur Roquemaurel, ex-commandant de la garde nationale de Salers, et en faveur de Pagès-Vixouze (25 Février 1791) ; 61-62. Lettre adressée au journal le 16 Février 1791 par Joseph Pagès, ci-devant Desuttes : l'auteur se plaint d'une calomnie du journal contre lui pour avoir concouru à réprimer l'insurrection parisienne du 5 au 6 Octobre (2 Mars 1791) ; 62-63. Réponse de Pagès-Vixouze à la lettre précitée (2 Mars 1791) ; 63. "Le patriotisme doit nécessairement être égorgeur contre un despote entouré de satellites massacreurs" ; 65-67. Commentaire de "l'histoire critique de la noblesse, où l'on expose ses préjugés, ses brigandages, ses crimes, où l'on prouve qu'elle a été le fléau de la liberté, de la raison, des connaissances humaines, etc.", par J.-A. Dulaure (6 Avril 1791) ; 67-68. "Un mot sur les bons et sur les mauvais prêtres" (Idem) ; 70. Cinq électeurs de Saint-Flour, dont le maire, Borel, n'ont pas assisté à la nomination de l'évêque constitutionnel (Idem) ; 72. Sur les menées des prêtres de la communauté de Fontanges et du ci-devant curé de Saint-Paul-de-Salers, Bardot ; in lettre adressée de Salers au journal et signée "Mailhes" (Idem) ; 72-73. Formation, par les soins de la municipalité d'Arpajon, de la "Société des hommes de la nature, ou Société agricole et patriotique des francs-tenanciers de la campagne" (En note : "Propriétaires libres, expression usitée dans l'Amérique anglaise"). Serment des membres : "Nous jurons d'être fidèles à la Nation, à la loi et au Roi, de garantir le respect dû aux personnes et aux propriétés", etc. (6 Avril 1791) ; 74. Dans une adresse au Roi sur sa convalescence, votée par la Société des Amis de la Constitution d'Aurillac, le rédacteur, Courbaize, écrit : "Louis XVI, par ses vertus, par son caractère franc et loyal, réconcilierait la terre avec les Rois" (6 Avril 1791) ; 77-78. Sur les clubs ou Sociétés populaires et patriotiques (20 Avril 1791) ; 77. "L'Angleterre, notre aînée en liberté, ne les a pas vu se multiplier au point qu'elles le sont en France" ; 78. "Le curé de Lanobre... se donne partout pour porteur d'un bref du pape qui excommunie les prêtres qui obéissent à la loi ainsi que les acquéreurs des biens de l'Église" ; 78-79. Lettre adressée de Salers au journal, le 11 Avril 1791, après la mort du "divin Mirabeau", et signée "Mirande aîné" (20 Avril 1791) ; 79. "Les patriotes de Salers... assemblés dans la salle de la Société des Amis de la Constitution... ont décidé... de porter le deuil pendant une quinzaine et de forcer aussi les aristocrates à le porter. Ce trait de patriotisme est trop beau pour rester ignoré..." ; 79. Sur l'évêque constitutionnel Thibault et sur son arrivée à Saint-Flour : les nobles et les prêtres réfractaires avaient décidé les archers de la ville et les sonneurs de cloches à refuser leur service en cette occasion (20 Avril 1791) ; 80-81. Au sujet "d'un événement qui a failli mettre de la division entre la ville d'Aurillac et la municipalité d'Arpajon. Celle-ci présente, il y a environ deux mois, une requête au département pour demander que sa garde nationale fût armée. Elle exposa pour motif de cet armement que, depuis la découverte du complot de Lyon, la ville d'Aurillac était devenue un repaire d'aristocratie, les amis, parents ou alliés des fugitifs de Lyon s'y étant réfugiés... La municipalité d'Arpajon n'aurait conçu aucun ombrage de l'arrivée de tous ces ex-nobles à Aurillac si elle avait eu connaissance des motifs qui ont déterminé nos habitants à leur donner asile". Suit l'exposé de ces motifs (20 Avril 1791) ; 82. Les sieurs Bastid, fonctionnaires publics de la paroisse de Jussac, ont prêté le serment avec restriction (20 Avril 1791) ; 83-86. "Réflexions sur l'histoire des papes et de la papauté ou puissance papale" (4 Mai 1791) ; 89. "L'éloge civique de Mirabeau, par M. Milhaud jeune, secrétaire de la Société patriotique des campagnes, est imprimé à Aurillac, chez Viallanes. Cet éloge fait un honneur infini aux talents et au civisme de cet excellent citoyen (4 Mai 1791) ; Sur l'évêque constitutionnel Thibault (Idem); Sur le nouveau commandant de la garde nationale d'Aurillac, Gourlat de la Veyrine (Idem) ; 91-93. "Observations sur la Constitution civile du clergé" (11 Mai 1791) ; 93-99. Détails de la réception faite à Aurillac au premier évêque constitutionnel du Cantal (Idem) (Voir aussi 108) ; 97. A la séance publique de la société des amis de la Constitution présidée par Thibault, Courbaize, Guitard, Delzons, et Destaing "ont discuté l'intéressante question de savoir s'il ne faudrait pas astreindre à la loi du serment tous les pensionnaires de l'État, quoique non fonctionnaires publics" ; 98. "L'assemblée était d'environ 2.000 personnes et elle s'est tenue dans une salle immense, dans un superbe vaisseau qui en eût contenu plus de 4.000 si on y avait élevé des gradins" (En note : "De l'écriture de Lakairie : C'était au réfectoire des Carmes, magnifique vaisseau détruit par des vandales") ; 101. Sur les menées de l'ex-grand vicaire Dupont et de prêtres réfractaires (11 Mai 1791) ; 103-106. Éloge civique de Mirabeau, par Salsac, notaire à Fontanges (18 Mai 1791) ; 108. Des récusations de juges en matière criminelle : l'exemple de l'Angleterre (Idem) ; Les municipalités du district d'Aurillac sont allées au-devant de Thibault, mais seules celle d'Arpajon et celle d'Aurillac ont été accompagnées de leur clergé (18 Mai 1791) ; 109-111. Sur les menées de prêtres réfractaires et d'ex-nobles (25 Mai 1791) ; 111. A Sénezergues, "des dévotes travaillées par des prêtres ont planté... une potence pour le curé assermenté" ; "C'est la liberté qui... remet l'homme à sa place, qui rend surtout au laboureur sa dignité" ; 113. Au sujet des menaces à nos frontières : "On verra comme la liberté transforme en un instant des peuples en héros... La Révolution française... pénétrera jusque dans les camps et sous les tentes de nos ennemis. Ils apprendront que la force de l'opinion est supérieure à celle des armes". Suivent huit vers sur la puissance de l'opinion publique (25 Mai 1791) ; 114. Deux prêtres réfractaires à Vic (Idem) ; 114-115. "Dans quelques campagnes du district de Saint-Flour, on a élevé des potences contre les prêtres réfractaires... Dans quelques paroisses, on s'oppose à la prise de possession des nouveaux curés" (25 Mai 1791) ; 115. Rétractation du curé de Giou (Idem) ; 116-117. De la "scélératesse des prêtres réfractaires" (1er Juin 1791) ; 117-120. "Traits de scélératesse de prêtres réfractaires" (Idem) ; 117. A Boisset (le curé Jalenques et le vicaire Muratet) ; A Rouffiac ; 117-118. A Saint-Christophe (le curé Marc-Antoine Faucher, le vicaire G. Lescure et le ci-devant communaliste Jauriac, "travaillés" par Teyssier, prêtre réfractaire de Mauriac) ; 118-119. A Mauriac (Teyssier) ; 119-120. A Montmurat et Saint-Santin-de-Maurs ; 121-122. Affaire de Ladinhac : attroupement pour s'opposer à l'installation du curé assermenté ; suites (1er Juin 1791) ; 124-129, "Adresse aux Cantalistes sur le choix de la nouvelle législature et sur le fléau des caballes" (8 Juin 1791) ; 129-130. Lettre adressée de Salers au journal, le 2 Juin, et signée "Mailhes" (Idem) ; 129. Rétractation du curé de Saint-Bonnet-de-Salers Ternat. "C'est le fruit des leçons de M. Fouilloux, ex-professeur de rhétorique à Mauriac, qui a passé trois jours chez lui. Ceci jette une grande clarté sur la lettre écrite par l'assassin Teyssier..." ; 130. Menées des sieurs Bardot, ancien curé de Saint-Paul-de-Salers, d'Olivier, curé de Barriac, Périer, curé du Vigean ; 131-132. Compte rendu de la séance publique tenue le 5 Juin par la Société des amis de la Constitution d'Aurillac relativement aux prêtres réfractaires et à 4 ou 5 paroisses "qui sont en insurrection" (8 Juin 1791) ; 132-138. Affaire de Sénezergues : le curé constitutionnel et des gardes nationaux qui l'accompagnent "sont assaillis par une grêle de balles et de pierres". Des morts, des blessés. Suites (8 Juin 1791) ; 138. Extrait du discours adressé à l'évêque constitutionnel Thibault par Salsac, notaire à Fontanges, à la tête de la députation de cette paroisse (Idem) ; 141-146. Récit de la fuite du Roi et de son arrestation à Varennes ; au sujet des conséquences (13 Juillet 1791) ; 145. Sur la forme du gouvernement à adopter ; 146. Sur "les meilleurs moyens de diminuer les vices des élections" 
149-180. Originaux : numéros des 28 Juin, 1er Octobre et 7 Décembre 1791 ; 150-152. "Département du Puy-de-Dôme... Il est temps de mettre un terme à l'audace des prêtres réfractaires, à leur coalition avec les ex-nobles... Les ci-devant grands vicaires de l'ex-évêque Bonal courent de village en village pour monter les âmes faibles et crédules au son du fanatisme" (28 Juin 1791) ; 153-155. Commentaire du prospectus d'un nouveau journal d'Aurillac, "Le Défenseur de la liberté civile et religieuse", soupçonné de monarchisme (28 Juin 1791) (Note manuscrite en bas de page : "M. Delolm-Lalaubie, médecin, devait en être le rédacteur ; il n'eut pas lieu") ; 155-156. A propos du journal "le Royaliste, ami de l'humanité" : "Honneur et gloire à M. Laparra, officier de la garde nationale d'Aurillac, et à M. Mestre, de Cahors, qui nous ont dénoncé "journal calomniateur" (28 Juin 1791) ; 157. "... Nous pensions avec Rousseau que la royauté est incompatible avec la liberté... L'Assemblée nationale a décrété la royauté..." (1er Octobre 1791) 158-166. "Idée rapide des principaux décrets et événements depuis le 13 Juillet dernier" (1er Octobre 1791) ; 162. Des raisons pour lesquelles "l'administration du département n'eût pas dû être balancée un moment entre Aurillac et Saint-Flour" (Population : Aurillac a 10780 habitants et 2021 feux, Saint-Flour n'a que 5177 habitants et 1017 feux; impositions ; situation géographique ; ressources) ; 163-166. Organisation générale de l'instruction publique en France ; 166-168. Réflexions générales sur l'importance de l'éducation dans un gouvernement et sur les avantages de la lecture et l'instruction (1er Octobre 1791) ; 172. De Bordeaux, prix des denrées : grains, café, sucre, coton (Idem) ; Forte chaleur dans la région d'Aurillac (1er Octobre 1791) : "De mémoire d'homme il n'y pas eu de sécheresse aussi continue. Elle dure depuis plus de trois mois. D'après le thermomètre, la chaleur a été au 32° degré, c'est-à-dire à 2 degrés en sus de l'année 1763..." ; 175. Sur le député de Saint-Flour, 1'"aristocrate" Bertrand (7 Décembre 1791) ; Remarque sur l'esprit public à Aurillac (Idem) ; 177-179. Sur la Constitution de 1791, "bien inférieure à celle de quelques provinces de l'Amérique anglaise", à propos d'un discours prononcé à la Société des Amis de la Constitution d'Aurillac par le député Hébrard. Le rédacteur du "Cantaliste" le cite : "La monarchie unie à la démocratie la plus pure est, dit Hébrard, page 17, redevenue notre gouvernement". "Cette phrase se contredit elle-même", ajoute le rédacteur, qui s'efforce de le démontrer (7 Décembre 1791).

Identifiant de l'unité documentaire :

27 J 132

Inventaire d'archives :

Description physique :

Description physique: Copies et originaux
    • "Le Cantaliste, ou Journal du département du Cantal" par François-Xavier Pagès-Vixouze