Document d'archives : Le Cantal sous la Révolution : au temps de la réaction thermidorienne et du gouvernement du Directoire (9 Thermidor An II (27...

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Archives départementales du Cantal

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Le Cantal sous la Révolution : au temps de la réaction thermidorienne et du gouvernement du Directoire (9 Thermidor An II (27 Juillet 1794)-18 Brumaire An VIII (9 Novembre 1799)

Contenu :

Présentation du contenu
1. "Les hommes libres composant la Société populaire des Jacobins d'Aurillac, chef-lieu du département du Cantal, à la Convention nationale" (22 Fructidor An II, adresse imprimée ; 2 pages) : "Représentants du peuple, ici, comme dans les autres parties de la République, les modérés et les aristocrates lèvent leur tête criminelle ; à les voir, à les entendre, leur pardon va être décrété, les patriotes vont être enchaînés ; la contre-révolution est là. Les élargissements nombreux ordonnés par le Comité de sûreté générale augmentent leur audace. Voilà où en est l'esprit public dans la commune d'Aurillac... ". Suivent les noms des signataires : Boyssou, président ; Verdier et Jamet, secrétaires
2. "Le citoyen François-Marie Dolivier, administrateur au département du Cantal, à ses concitoyens" (A Aurillac, chez Viallanes, IIIe année de la République française ; 12 pages). Accusé par ses ennemis d'avoir dénoncé son père au représentant Bô, lors de la mission de ce dernier dans le Cantal, et de l'avoir fait destituer de la place de juge du tribunal de Murat, il répond à cette inculpation "calomnieuse". Il note (p. 4) que "Bô n'avait ni assez de lumières, ni assez d'énergie, ni assez de caractère pour se garantir des pièges" (que lui tendirent les "intrigants" et les "fripons" du Cantal). Le 21 Ventôse An II, il avait écrit à Bô (lettre transcrite p. 9-12) pour lui dessiller les yeux sur le compte de son père et lui faire voir qu'on avait cherché à le perdre avec son père dans l'esprit public, en l'informant de son intention de rendre publiques lettre et réponse par la voie de l'impression ; Bô ne répondra pas (p. 6). Autre "trait de lâcheté de Bô à son égard" : "J'obtins de lui, écrit Dolivier (p. 6), un arrêté qui chargea le citoyen Delzons, commissaire national près le tribunal du district d'Aurillac, d'informer contre Boudier, l'illustre Boudier, administrateur du district d'Aurillac ; cette information a été faite, et malgré mes réclamations, malgré celles de la Société populaire même d'Aurillac, elle n'a jamais paru. Par la suite, Boudier, "malgré toutes les intrigues de l'inventeur des bateaux à soupapes de Nantes et de ses partisans", allait être condamné à 20 ans de fers
3. "La Société agricole, composée de tous les vrais Sanculottes (sic) des vingt-deux communes du canton d'Aurillac, séante à Arpajon, département du Cantal, à la Convention nationale" ; 10 Vendémiaire An III (A Aurillac, chez Viallanes ; 3 pages) : "Citoyens représentants, quelles propositions liberticides a-t-on osé faire dans votre sein même ? Les uns ont eu l'impudeur incroyable de demander la dissolution des Jacobins de Paris ; d'autres, comme le scélérat prêtre Thibault, la mort de tous les Jacobins... Et vous avez pu, représentants montagnards, entendre de telles perfidies sans en faire justice sur-le-champ !... "
4 Recto. Arrêté de l'administration du district d'Aurillac, du 1er Nivose An III, concernant les créanciers des émigrés, des déportés, des prêtres reclus, des Anglais et des Espagnols, des personnes mises hors la loi ou condamnées avec confiscation de biens (A Aurillac, chez Viallanes, affiche in-4°)
4 Verso. Le maire et les officiers municipaux d'Aurillac, administrateurs de l'Hospice, certifient que le citoyen Durat-Lassalle, officier de santé, ci-devant chirurgien, est le seul employé en cette qualité audit hospice et qu'il n'a pas de traitement ; en conséquence ils estiment qu'il doit lui être accordé une indemnité proportionnée à ses soins et peines (22 Nivôse, copie)
5. Lettre des administrateurs du département aux membres du Conseil municipal d'Aurillac, relativement à la nomination d'un concierge pour la maison de justice du département (27 Pluviôse An III, 5 signatures autographes)
6. "Extrait du registre des séances de la Société populaire de Saint-Flour, séance du 6 Pluviôse An III. Un secrétaire donne lecture d'un mémoire du citoyen Ruat, commissaire national près le tribunal du district, en réponse à une assertion (d'Alary) contenue au mémoire des citoyens d'Aurillac ayant pour titre "La révolution du Cantal" (D'après Alary, dans deux circonstances différentes, notamment dans l'affaire de Lastic, Ruat aurait reçu sa part de l'argent destiné à acheter le tribunal criminel). La Société, connaissant la moralité du citoyen Ruat, l'un de ses membres, déclare qu'elle est satisfaite de sa justification ; elle arrête qu'il en sera fait mention au procès-verbal du jour. Pour extrait conforme : Vayron, président ; Vaissier, secrétaire". Suit le mémoire de Ruat (A Saint-Flour, chez G. Sardine, An III ; 7 pages)
7. "Pierre Fontanier (ex-prêtre, vicaire épiscopal encore en 1793, membre de la Société populaire de Saint-Flour) aux citoyens de Saint-Flour", An IV (A Saint-Flour, chez G. Sardine, An IV, 24 pages) : "Citoyens, aujourd'hui que nous avons enfin des lois protectrices et que des circonstances cruelles n'enchaînent plus ni ma langue, ni ma plume,... Je vais répondre aux imputations calomnieuses qui me concernent dans votre mémoire contre Châteaunneuf-Randon (rédigé par Vaissier), et qui ont été surprises à votre bonne foi par l'intrigue et la perfidie... Suivant l'une, j'ai été l'instrument de vos persécutions ; suivant l'autre, j'ai été un prédicateur d'athéisme... (p. 1). Après s'être défendu (p. 2-14), Fontanier attaque Vaissier (p. 15-24)
8. "Rapport présenté par Faure (de la Haute-Loire), représentant du peuple, sur sa mission dans les départements de la Haute-Loire et du Cantal. A la Convention nationale" (A Paris, de 1'Impr. Nationale, Vendémiaire An IV ; 8 pages). "Je fus envoyé, en Mars 1793, en mission dans les départements de la Haute-Loire et du Cantal, avec J. -B. Lacoste, pour accélérer la levée des 300 000 hommes ; nous fûmes de retour à la fin d'Avril, et par conséquent avant le 31 Mai. Après le 9 Thermidor, le représentant du peuple Pierret fut envoyé dans le même département de la Haute-Loire ; et plus de six mois après sa commission, après l'examen fait par le Comité de législation de la conduite de tous les représentants envoyés dans les départements, après plus d'un an écoulé du renversement de la tyrannie, sans qu'aucun acte, aucun arrêté illégal n'aient été articulés contre moi dans cette mission depuis deux ans et demi, Pierret fait distribuer à la Convention nationale un rapport où il m'inculpe et où il me rend complice des incartades de J. -B. Lacoste (p. 1-2)... Jamais la conduite de Lacoste ni ses discours n'ont été les miens" (p. 4). Faure donne ses preuves. "On me dénonce, écrit-il (p. 7), comme partageant les principes ultrarévolutionnaires de J. -B. Lacoste, et comme son complice, et celui-ci me dénonce lui-même pour ne pas partager ses principes... "
9. Note sur un rassemblement d'hommes et de femmes qui, le 23 Brumaire An IV, à Bonnac, s'opposa à la recherche du prêtre réfractaire Trioulier, ex-curé de la commune ; les gendarmes, assaillis par des coups de pierres, furent obligés de se retirer
10. Note indiquant que des passeports pour l'Espagne furent délivrés par l'administration du département à Pierre-François Esquirou de Lavignac, 4e du nom, âgé de 27 ans, domicilié à Aurillac, le 12 Frimaire An IV, et à Jean Valet, d'Arpajon, le 12 Floréal
11-12. Deux exemplaires du journal "Feuille du jour" : n°s 162 -5 Vendémiaire et 163 - 6 Vendémiaire An V (4 pages in-8° chacun) ; 11. Le n° 162 contient (p. 2-4) une analyse du rapport de Riou au Conseil des Cinq-Cents "sur la question de savoir si la loi du 3 Brumaire An IV (concernant les délits et les peines) sera maintenue" (Riou avait conclu au maintien) ; 12. N° 163, p. 2 : "Un mot au citoyen Riou, représentant du peuple". Il est montré comme étant "de ces gens qui, suivant les temps, suivant les lieux, crient vive le Roi, vive la Ligue"
13. "Les membres du Cercle constitutionnel d'Aurillac à leurs concitoyens, 23 Brumaire An VI (A Aurillac, chez Viallanes ; 4 pages). En marge et sur feuille adhérente, notes de Lakairie (extraits) : "Ils eurent beau faire, beau se démener, envoyer des propagandistes, tenir des séances secrètes, etc. ; jamais ils ne purent recomposer une Société dont les meneurs n'inspiraient qu'une juste défiance. Les ouvriers étaient fatigués d'avoir été les dupes de tant de charlatans qui les avaient trompés tour à tour avec la dernière impudence. C'étaient les Hébrard, les Boudier aîné et autres de cette espèce qui étaient les meneurs de ce fameux cercle. La liste des signataires (p. 2-4) n'offre que quelques imbéciles ou dupes ou fripons ; presque tous les noms y sont mal écrits, parce qu'on se contente de copier la liste de la Société populaire, en éliminant comme de raison tous les aristocrates, les compagnons de Jésus et du Soleil, etc., indignes de s'asseoir à côté des Hébrard et des Boudier, tous patriotes purs. Le Cercle constitutionnel tint d'abord des séances chez Vidaleinq, ci-devant perruquier, puis huissier, puis traiteur, puis concierge de la maison d'arrêt des Cordeliers, acquéreur de la maison de M. Verdier du Barra, puis dépossédé faute de payement. Le Cercle a été fermé le 22 Germinal An VI par la municipalité"
14. Rapport (6 pages imprimées) fait par Fourcade au Conseil des Anciens (séance du 29 Floréal An VI) sur la résolution du 23 Floréal, qui autorise l'administration centrale du département du Cantal à acquérir du citoyen Palis, secrétaire général de cette administration, la maison et l'enclos dits de Comblat et à faire construire un bâtiment pour son usage. Fourcade est d'avis d'approuver la résolution
15. Opinion (11 pages imprimées) de J. -G. Lacuée sur la même résolution (Séance du Conseil des Anciens du 11 Prairial An VI). Exposé des nombreuses raisons qui le feront voter contre la résolution
16. Copie d'un arrêté de l'administration, du 12 Nivôse An VII, sur l'exécution de l'art. 5 de l'arrêté du Directoire du 3 Frimaire, relatif à "la célébration de l'anniversaire de la juste punition du dernier roi des Français", portant que "la cérémonie sera terminée par des imprécations contre les parjures et par une invocation à l'Être suprême pour la prospérité de la République". L'administration arrête qu'imprécations et invocation seront récitées ou chantées dans chaque commune du département, après la prestation de serment prescrite par la loi du 24 Nivôse An V. Suivent le texte des Imprécations et celui de l'invocation, cette dernière, poème d'A. Chénier, qui s'exprime ainsi dans les quatre derniers vers : "Si quelque usurpateur vient asservir la France, …. Qu'il éprouve aussitôt la publique vengeance, Qu'il tombe sous le fer ; que ses membres sanglants Soient livrés dans la plaine aux vautours dévorants 
17. "Opinion (6 pages imprimées) de Borel-Vernière, député de la Haute-Loire, sur le projet de résolution relatif à l'établissement d'un troisième tribunal de commerce dans le département du Cantal" (séance du Conseil des Cinq-Cents du 27 Nivose An VII) : "Les deux tribunaux de commerce fixés, l'un à Aurillac, l'autre à Saint-Flour, sont à mon avis plus que suffisants. Dans le cas où un troisième deviendrait nécessaire,... Je me déciderais en faveur de la commune de Salers plutôt que pour la commune de Mauriac. Les raisons qui m'y détermineraient seraient d'abord parce que la première commune est plus centrale, en second lieu parce qu'elle me paraît réunir, par ses pertes passées, plus de droits à cette justice distributive qui doit animer les membres des deux Conseils pour la fixation des nouveaux établissements". Suivent les motifs pour lesquels Borel regarde "comme très pernicieuse" la création de ce troisième tribunal. Il termine en demandant la question préalable sur le projet de la commission et le renvoi à une commission spéciale de la proposition qu'il fait de n'établir à l'avenir de tribunal de commerce que dans les communes dont la population s'élève au moins à 5000 individus
18. "Discours prononcé par Favard, en présentant au Conseil (des Cinq-Cents), au nom du citoyen Artaud, libraire, un ouvrage intitulé "Cours d'études encyclopédiques, ou Nouvelle encyclopédie élémentaire", par le citoyen Pagès (du Cantal) ; séance du 7 Messidor An VII" (A Paris, de l'Imprimerie nationale, Messidor An VII ; 2 pages)
19. Laissez-passer délivré par la municipalité de Saint-Cernin à Antoine Bruel, cultivateur, pour aller à Gourdon (Lot) et dans les départements voisins (21 Fructidor An VII).

Identifiant de l'unité documentaire :

27 J 207

Inventaire d'archives :

Description physique :

Description physique: Notes et documents

Personne :

Delmas, Jean (érudit), Carrier, Jean-Baptiste (1756-1794), Hebrard, Pierre (député du Cantal), Pagès de Vixouze, François-Xavier (homme de loi, journaliste), Riou, François-Marie-Joseph (préfet du Cantal), Thibault (évêque constitutionnel et député du Cantal), Boudier, François (administrateur du district), Dolivier, François-Marie (administrateur du département), Lacoste, Jean-Baptiste (député du Cantal), Vaissier (administrateur municipal de Saint-Flour), Lakairie, Jean-Baptiste, Alary, Bô, Jean-Baptiste (représentant en mission), Boudier (lieutenant de gendarmerie), Chateauneuf-Randon (représentant en mission), Durat-Lassale (chirurgien), Palis, Antoine (secrétaire général du département), Vayron, Pierre (vicaire épiscopal, maire de Saint-Flour, député du Cantal), Boyssou (pharmacien), Faure (représentant en mission), Bruel, Antoine (marchand de bestiaux), Borel-Vernière (député de la Haute-Loire), Chénier, André (1762-1794), Artaud (libraire), Delzons (commissaire près le tribunal du district d'Aurillac), Dolivier (juge au tribunal de Murat), Esquirou de Lavignac, Pierre-François, Favard (membre du Conseil des cinq-cents), Fontanier, Pierre (vicaire épiscopal, membre de la Société populaire de Saint-Flour), Fourcade, Jamet (secrétaire de la Société populaire d'Aurillac), Lacuée, J.-G., Lastic, Pierret (représentant du peuple), Ruat (commissaire près le tribunal du district de Saint-Flour), Trioulier (curé de Bonnac), Valet, Jean, Verdier (secrétaire de la Société populaire d'Aurillac), Vidaleinq

Nom de famille :

    • Le Cantal sous la Révolution : au temps de la réaction thermidorienne et du gouvernement du Directoire (9 Thermidor An II (27 Juillet 1794)-18 Brumaire An VIII (9 Novembre 1799)