Inventaire d'archives : Fonds Vacher de Tournemire-Chevalier du Fau

Institution de conservation :

Archives départementales du Cantal

Contenu :

Présentation du contenu
Titres familiaux et professionnels des différents membres de la famille (et notamment de J.-Ch., homme politique et magistrat, 1755-1840) ; fonds communal d'Escorailles, conservé par J.-Ch. et Etienne Vacher de Tournemire, maires successifs de la commune.
A peu de chose près, on peut estimer que le fonds recueilli dans la sous-série 19 J est celui que Jean-Charles Vacher de Tournemine laissa à sa mort à Escorailles en 1840, bien qu'après la disparition d'Etienne les archives familiales aient été partagées dans leur partie strictement gestionnaire entre les différents co-partageants au sein de la famille Chevalier de Fau, et ce dans la mesure où, selon les apparences, son fils aîné, le général-baron Bernard de Tournemine, laissa Escorailles entièrement "meublé" de ses papiers à son cadet.
Les papiers sont donc d'abord ceux de Jean-Charles Vacher de Bourg-L'Ange (c'est ainsi qu'on le connaissait dans sa jeunesse et même au-delà, car il n'est pas rare de trouver des courriers ou factures adressées à M. ou Mme "de Bourlange" au début du XIXe siècle, même après la mort de son père Jean-Baptiste en 1806). Et celui qui reclassa et inventoria tout ou partie des archives du consulat d'Aurillac et du chartrier du chapitre de Saint-Géraud, en 1786-1788, s'attacha à mettre ses papiers en ordre avec grand soin, tant matériellement qu'intellectuellement. Ira-t-on jusqu'à imaginer que ce collectionneur trouva bon d'éliminer (ou de faire disparaître par l'intermédiaire de sa femme, qui fut rançonnée par les Montagnards pendant l'incarcération de son mari), aux temps troublés de 1793-1794, ce qui intéressait sa carrière politique et administrative d'avant 1795 ?
A côté de sa correspondance, de ses dossiers de "législateur" (député) et de président du tribunal de Mauriac, il conserva bon nombre de papiers de gestion domaniale hérités de son père, mais seulement des épaves de ce que cet administrateur aurait pu garder par devers lui au temps de sa subdélégation de Mauriac. Au contraire, les dossiers du gestionnaire de seigneuries appartenant à des tiers, qu'il ait agi directement ou sous le nom d'hommes de paille, ont été conservés.
Comme Jean-Baptiste, Jean-Charles (et ses prête-noms) et Etienne furent maires d'Escorailles, commune qui annexa Ally et Drignac sous le Consulat (par le crédit de Jean-Charles assurément), la continuité administrative confondue avec la continuité dynastique nous a valu une conservation parfaite, de peu avant 1800 à 1865 environ, des doubles des dossiers de gestion communale que tenaient ces administrateurs soigneux. C'est ce qui a été appelé "fonds communal" par opposition au fonds "familial", au sein duquel il aurait été matériellement malaisément conditionné, eu égard à son important volume, et inutilement tronçonné, puisque le classement du fonds "familial" suit l'ordre des générations.

Identifiant de l'unité documentaire :

19 J 1-109

Identifiant de l'inventaire d'archives :

FRAD015_19_J

Publication :

Archives départementales du Cantal
2003-2015
Aurillac

Informations sur le producteur :

Origine:
Famille Vacher de Tournemire/Tournemine et familles alliées
Biographie ou histoire
Famille bourgeoise d'origine bas-limousine établie au XVIIe siècle en Haute-Auvergne, à Escorailles ; alliée à des familles notables de Pleaux et d'Aurillac au XVIIIe siècle ; a donné un subdélégué d'intendance et, au XIXe siècle, un grand notable de l'Empire et de la Restauration, successivement législateur, recteur, président de tribunal, député. C'est à celui-ci, Jean-Charles Vacher de Tournemire, le baron de Tournemine, savant et curieux, que le fonds doit sa cohérence. Une autre branche de la famille a fourni des notaires à Mauriac.
Au tournant du siècle des Lumières à l'ère des notables, la vie politique et administrative de l'arrondissement de Mauriac, pendant 25 ou 30 ans, fut dominée par la forte personnalité de Jean-Charles Vacher de Tournemire, puis de Tournemine (voir ci-après l'explication sur cette variante, adoptée définitivement en 1808-1809 et imposée par l'usage qu'en fit dès lors le chef de famille), héritier par son père Jean-Baptiste d'une vocation au service public, héritier par son lignage établi à Escorailles depuis la fin du XVIIe siècle, quant à l'assise sociale procurée par un patrimoine foncier, augmenté tant par l'alliance Doulé (de Lascombes) de Pleaux, que par l'alliance Lollier-Defraissy-Dulaurens, d'Aurillac et de Lascanaux.
Etienne Vacher de Tournemine, le chevalier, fils cadet de Jean-Charles, recueillit le domaine d'Escorailles et ses annexes en 1840 : sa fille Caroline, épouse d'Emile Chevalier du Fau, fut à l'origine de sa transmission à cette famille bien connue dans la partie "montagneuse" de l'arrondissement de Mauriac (Salers, Fontanges), comme les Vacher l'étaient sur les marches du Bas-Limousin, et ce des deux côtés de la limite provinciale.
Nous avons annoncé une explication sur l'usage que nous faisons des deux variantes du patronyme familial : Vacher de Tournemire (par alliance d'un Vacher et d'une Tournemire) au XVIIIe siècle, devint, par l'action de Jean-Charles Vacher de Tournemine (on repère le changement dans les signatures), vers 1808-1809. On ne pouvait rigoureusement, selon qu'un document ou un dossier était datable d'une année plutôt que d'une autre, respecter la graphie -re ou -ne, sans s'exposer à une ridicule incertitude. Aussi le parti a-t-il été pris de s'en tenir à Tournemire pour Jean-Charles (1755-1840), le baron de Tournemine, sauf en de rares occurrences bien explicitées, comme lorsque le titre concédé en 1817 précède le patronyme pour lequel il fut précisément accordé.

Informations sur l'acquisition :

Informations sur les modalités d'entrée
Don par Mme L. Baumont, descendante en ligne directe de J.-Ch. Vacher de T. par la famille Chevalier du Fau ; remis en deux fois (1994 et 1998).
Historique de conservation :
Historique de la conservation
Dans la maison familiale des Vacher de Tournemire à Escorailles, classement partiellement réalisé par Jean-Charles Vacher, baron de Tournemine, au début du XIXe s, et conservé dans la mesure du possible.

Description :

Mise en forme :
Mode de classement
Fonds familial, rangé par familles et par personnages ; fonds communal d'Escorailles, selon l'ordre prévu par le cadre de classement

Conditions d'accès

Modalités d'accès
Accès libre

Restrictions d'utilisation :

Conditions d'utilisation
Droit commun

Langues:

Langue des unités documentaires: Latin et français

Description physique :

Description physique: Document d'archives



Métrage linéaire
Métrage linéaire: 11,00
Nombre d'unités de niveau bas
Nombre d'unités de niveau bas: 214

Références bibliographiques :

Bibliographie
- J.-E. Iung, "Jean-Charles Vacher de Tournemire, député sous la Restauration (1815-1819)", dans Enluminures, Bulletin de la Photothèque et archives cantaliennes, 1998, p. 39-57 : bibliographie ancienne citée (cote ADC 417 PER 1).
- Sur l'histoire du lignage, voir Louis de Ribier, A travers l'histoire de la Haute-Auvergne, 1ère série, Paris, 1926, p. 26 (cote ADC : 2 BIB 10201-1). Les travaux du docteur de Ribier ont été réutilisés pour diverses publications, par lui-même notamment (lorsqu'il traita des Preuves de la noblesse d'Auvergne : les anoblis de l'Empire et de la Restauration. 1808-1830 (Aurillac, 1933, cote ADC : 2 BIB 10267) et des conseillers généraux du Cantal (dans Revue de la Haute-Auvergne, 28 (1935), p. 71-72 (cote ADC : RHA 1935) : de menues erreurs chronologiques doivent y être corrigées toutefois).
- Sur la descendance du général de Touremine, voir Edouard de Dienne, "Le peintre Vacher de Tournemine", dans Revue de la Haute-Auvergne, 10 (1908), p. 277-286 (cote ADC : RHA 1908). Ce peintre a fait l'objet d'une exposition à Toulon et d'une monographie par Jean-Claude Lesage, Charles de Tournemine, peintre orientaliste, Aix-en-Provence, 1986.
- Sur le travail d'inventaire des archives du consulat d'Aurillac et du chapitre de Saint-Géraud, par Jean-Charles Vacher de Bourg-l'Ange, voir Edouard de Dienne, "Les archives de la ville et l'abbaye d'Aurillac en 1787 d'après la correspondance et les transcriptions de Vacher de Bour-l'Ange", dans Revue de la Haute-Auvergne, 1 (1899), p. 5 et suivantes (cote ADC : RHA 1899).
- Sur l'annexion d'Ally et de Drignac par Escorailles, voir Christian Estève qui traite l'aspect paroissial de cette annexion, "Recherches sur la revendication paroissiale dans le Cantal de la première moitié du XIXe siècle", dans Revue de la Haute-Auvergne, 59 (1997), p. 53 (cote ADC : RHA 1997).
- Sur les deux variantes du patronyme Tournemire/Tournemine, Louis de Ribier, dans la Chronique de Mauriac par Montfort suivie de documents inédits sur la ville et le monastère (Paris-Mauriac, 1905, p. 224, cote ADC : 2 BIB 515) expose ce changement de syllabe et sa motivation, telle que l'avait énoncée le compilateur du Nobiliaire d'Auvergne (au t. 7, en 1853, cote ADC : 2 BIB 5047), J.-B. Bouillet, peu de temps avant la mort du baron. Il existe évidemment une logique dans l'apparent paradoxe développé par Jean-Charles, qui se présentait à Moreau comme connu sous le nom de Tournemire, et le revendiquait historiquement (E. de Dienne, p. 6-7), pour procéder à la transformation vingt ans plus tard, et Bouillet (t. 6, 1852, p. 366) fait comprendre, sans le formuler lui-même, que les Vacher tenaient avant tout à une ascendance Tournemire, qui serait fortifiée si on adoptait la variante Tournemine (de Bretagne), les lignages Tournemire/Tournemine d'Auvergne et de Bretagne étant présumés alliés...

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