Contenu éditorial simple : Images littorales du Calvados, 1850-1920. De Morny à Proust. De Monin à Prinet

Une publication des Archives départementales du Calvados, 1997, 362 pages

 

Le littoral, c'est la mer que les hommes exploitent pour la pêche, ce sont les ports qui se développent avec la vapeur. Pourtant le Calvados reste agricole, et la production du lait, du beurre et de la viande font vivre une grande partie de la population. La naissance des stations balnéaires transforme le paysage, fonde des villes nouvelles, apporte un flot de visiteurs.

Le Calvados compte 54 communes littorales. De 1850 à 1920, plusieurs événements se conjugent pour en modifier profondément l'image, de manière différente selon qu'on se place à l'est ou à l'ouest de l'Orne. Si l'on considère le mouvement démographique de la Côte de Nacre, on constate que de 1850 à 1930, la population ne cesse de diminuer. Le déclin se stabilise dans les années 1890, la courbe se redresse même dans les années 1920, mais n'a pas retrouvé en 1936 le niveau de 1850. La région souffre de l'exode rural, occulté par l'affluence que connaissent certaines plages du Bessin durant l'été.

Tout au contraire, dans le même temps, la côte orientale voit tripler sa population, malgré quelques paliers, après 1870 ou lors de la Première Guerre mondiale. Pendant les Années folles, on observe une flambée que compromet rapidement la crise des années 1930. Ce sont évidemment le tourisme et ses retombées économiques qui ont provoqué cette prospérité.

Cet ouvrage enrichit d'un grand nombre d'images évoque l'évolution de ces développements historiques. Le sujet a été délimité par deux figures emblématiques : le duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, qui fut l'un des créateurs de Deauville au début des années 1860, et Marcel Proust, mort en 1922, qui fréquenta la station de Cabourg, qu'il rendit célèbre sous le pseudonyme de Balbec. Il est vrai que la vogue du bon air normand et des bains de mer a commencé avant 1850 : dès les années 1790, on vantait le vaste panorama de la baie de Seine ; dès 1838, Trouville faisait l'objet d'une réclame. Il est probable que, sans cette vogue, Morny et ses amis n'auraient pas lancé, de toutes pièces, la station de Deauville. Dans les années 1920, les choses changent. L'entreprise sidérurgique fondée aux environs de Caen par Thyssen avant-guerre fait du canal de l'Orne un bassin d'activités nouveau où se conjugent importation charbonnière anglaise et production et exportation d'acier français. La décennie qui suit est marquée, on l'a dit, par le ralentissement et le recul du tourisme.

 

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