Contenu éditorial simple : Les premiers pas de l'identité : l'état civil en Anjou de l'Ancien Régime à nos jours

Un dossier pédagogique réalisé par le Service éducatif des Archives départementales de Maine-et-Loire, 2015, 7 pages

 

Le 20 août 1539, par l'ordonnance de Villers-Cotterêts, le roi François Ier impose la tenue d'un registre des baptêmes par les prêtres de toutes les paroisses du royaume. C'est l'acte de naissance de l'état civil en France. Naître ne suffit plus pour exister. Au-delà du patronyme qui désigne l'appartenance familiale, il faut aussi être reconnu comme membre par la communauté qui est à la fois villageoise, religieuse et nationale. L'acte de naissance ainsi formalisé devient une preuve d'identité.

Confiée tout d'abord à l'Eglise, la tenue des registres est strictement encadrée par l'Etat qui y voit l'instrument privilégié d'un contrôle de la population et qui fixe, de manière quasi définitive, les éléments de cette identité légale permettant recensement, imposition et conscription.

A la Révolution, cette fonction d'enregistrement est sécularisée et dévolue au maire, « officier d'état civil » de sa commune. Par la suite, les Archives départementales créées par la République se voient confier la mission de conservation des registres paroissiaux et du double des registres du précieux état civil. Aujourd'hui plus que jamais, l'acte de naissance est le document essentiel permettant au nouveau-né de disposer d'une identité et de jouir de tous les droits et protections légales, comme le rappelle la Convention internationale des droits de l'enfant ratifiée par la France.

 

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