Contenu éditorial simple : Le travail des enfants et des filles mineures en Anjou (1841-1892)

Un dossier pédagogique réalisé par le Service éducatif des Archives départementales de Maine-et-Loire, 2015, 7 pages

 

Travail et enfant sont deux termes qui apparaissent antinomiques à nos consciences contemporaines. Il n'en a pas toujours été ainsi. La perception de l'enfance a fortement évolué. Au XIXe siècle, dans les classes laborieuses, le travail des enfants apportait un salaire considéré comme nécessaire à l'équilibre économique des ménages, mais il compromettait leur éducation et donc leur avenir. Ainsi l'histoire du travail des enfants est liée à celle de l'industrialisation et de la scolarisation, comme le montre ce dossier pédagogique des Archives départementales de Maine-et-Loire.

Le travail agricole dans les fermes n'était pas pensé comme dans les mêmes termes que le salariat industriel. Il était considéré comme naturel et sain. C'est le développement de la fabrique, de l'usine ou encore des mines qui favorisa la prise de conscience des risques physiques, intellectuels et moraux qu'encouragait l'enfance ouvrière.

Les législations concernant le travail des enfants vont apparaître et se durcir au fil des décennies, parallèlement au renforcement de l'exigence éducative de tous les ministres de Guizot à Jules Ferry. L'âge de l'enfant à l'usine ou à la mine s'élève peu à peu avec le siècle : neuf ans, douze ans, puis treize ans. En 1877, le Maine-et-Loire est perçu par l'inspecteur divisionnaire Gustave Dechaille, comme l'un des plus industriels des huit départements de sa circonscription. Angers, Trélazé et Cholet connaissent alors leur apogée avec les filatures, les corderies et les mines d'ardoise, ou des centaines d'enfants travaillent quotidiennement.

 

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