Contenu éditorial simple : La persécution des Juifs en Anjou : les rafles de juillet et octobre 1942

 

Un dossier pédagogique réalisé par le Service éducatif des Archives départementales de Maine-et-Loire, 2012, 8 pages

 

La conviction de la primauté de la race aryenne, qui fonde l'idéologie nazie, conduit dès les premiers mois de l'Occupation les autorités allemandes, relayées par le Régime de Vichy, à organiser le recensement, puis l'exclusion progressive des populations qui ne répondent pas à ce critère. Les Juifs sont particulièrement visés, contraints au port de l'étoile jaune puis limités dans leurs déplacements et leurs activités.

En 1942, la persécution à leur encontre prend une nouvelle ampleur, à la suite des décisions entérinées par la conférence de Wannsee : leur extermination est désormais planifiée. Ils doivent pour cela être arrêtés, rassemblés et en masse déportés.

En Anjou, les arrestations s'effectuent en deux grandes vagues, en juillet et octobre 1942. Les ordres sont donnés par la police allemande, mais exécutés par la police française. La première rafle, du 15 au 20 juillet, donne lieu au départ du convoi n°8, qui transportera 824 personnes directement au camp d'Auschwitz-Birkenau ; la seconde se déroule le 9 octobre et rassemble 115 personnes acheminées vers Drancy, où elles sont réparties ensuite dans d'autres convois. Malgré les engagements des autorités allemandes, ces arrestations ont concerné aussi des juifs français, des enfants et des vieillards. Grâce au témoignage incontestable que fournissent les documents d'archives, le déroulement de ces évènements tragiques peut être reconstitué, et les conditions de leur exécution étudiées. Pour en mesurer les conséquences, il suffit d'en rappeler le bilan : 97% des déportés raciaux ont été exterminés.

 

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