Contenu éditorial simple : L'armorial Le Breton

Une publication des Archives nationales, 2004, 247 pages

 

A la fois signes d'identité, marques de possession et ornements décoratifs, les armoiries ont pris place, du XIIe au XVIIIe siècle, sur d'innombrables objets, monuments et documents à qui elles ont, ce faisant, apporté une sorte d'état civil : sceaux, monnaies, médailles, vitraux, tapisseries, meubles, vêtements, livres manuscrits puis imprimés, sculptures, peintures murales, panneaux peints, tableaux, pierre tombales, monuments funéraires, pièces d'orfèvrerie et de céramique, objets d'art et de la vie quotidienne.

L'étude des armoiries qui y prennent place est bien souvent le seul moyen dont nous disposions aujourd'hui pour situer ces objets et ces monuments dans l'espace et dans le temps, pour en retrouver les commanditaires ou les possesseurs successifs, pour en retracer l'histoire et les vicissitudes.

L'armorial Le Breton est l'un des plus anciens livres d'armoiries peints que le Moyen Âge français nous ait laissés. Il doit son nom à l'un de ses possesseurs d'Ancien Régime, Hector Le Breton, sieur de La Doinneterie, roi d'armes de France sous Henri IV et Louis XIII. La superbe reliure actuelle est frappée de ses armes. Mais l'armorial est beacuoup plus ancien. Pour sa partie centrale – près de 600 armoiries – il a été compilé à la fin du XIIIe siècle par un héraut d'armes au service de Philippe le Bel ou de son frère Charles de Valois. Ce faisant, il nous donne une excellente « photographie » de l'héraldique française noble des années 1300.

 

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