Contenu éditorial simple : Les sports entre-deux-guerres en Anjou

Un dossier pédagogique du service éducatif des Archives départementales de Maine-et-Loire, 2019, 8 pages

 

Après la Grande Guerre, le thème de la régénération de la population hante les discours publics ; les activités sportives deviennent le moyen de se tourner vers le bien-être et le loisir. Les sports anglo-saxons s’implantent à l’initiative des deux piliers de la société angevine : d’une part l’Église catholique, qui mise sur l’éducation de la jeunesse au sein des patronages, et d’autre part, les grands patrons qui investissent dans les loisirs de leurs employés afin de mieux les encadrer. Aussi, les associations féminines, ouvrières et étudiantes forment une nébuleuse de sociétés que l’État laisse proliférer et auxquelles adhère près d’un Angevin sur dix dans les années 1920.

Le sport devient spectacle : les stades, les vélodromes, les plans d’eau constituent les nouveaux lieux de rassemblements populaires dont la presse locale se fait l’écho, ou qu’elle suscite elle-même. Il faut attendre la fin des années 1930 pour que l’État, impose une véritable éducation physique et sportive et finance les équipements nécessaires. Les initiatives du Front populaire en 1936 témoignent d’un nouvel état d’esprit qui associe le sport aux valeurs de liberté et de paix et accompagne une demande de loisirs de l’ensemble de la société, qui s’intensifiera après 1945.

 

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