Contenu éditorial simple : La route et le rail du XVIIIe siècle à nos jours, « Chemin faisant »

Une publication des Archives départementales du Territoire de Belfort, 2006, 49 pages

 

Après quelques polémiques avec les villes voisines de Mulhouse et Montbéliard à propos du choix du tracé des lignes, le chemin de fer fait son entrée à Belfort en 1858. Deux lignes principales se croisent dans la région : la ligne Paris-Mulhouse et la ligne Dijon-Mulhouse. Les industriels locaux veulent eux aussi obtenir une ligne pour desservir leurs usines entre Montbéliard et Delle en passant par Morvillars et Beaucourt. Ce tracé est réalisé en 1868.

La construction des voies et des gares est l'œuvre des compagnies ferroviaires qui ont leurs propres modèles, déclinés sans variantes notables à Grandvillars ou à Delle. La gare de Belfort s’avère rapidement trop petite, et elle fait l'objet d'une reconstruction totale dans les années 1930. Le matériel roulant provient pour partie des ateliers de la Société alsacienne de construction mécanique, l’ancêtre du groupe Alstom, qui s’est installée dans la plaine du Mont à Belfort en 1879.

A partir de 1909, le département projette de se doter d’un chemin de fer d’intérêt local qui doit desservir les petites villes autour de Belfort : Châtenois-les-Forges, Etueffont, Rougemont-le-Château et Réchésy. La gare de départ se situait derrière le marché Fréry et les automoteurs électriques ont circulé de 1913 jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Un autre projet ferroviaire d’envergure internationale, évoqué avant 1914, n’a lui pas vu le jour : le percement d’un tunnel sous le ballon d’Alsace.

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