Inventaire d'archives : Hospices civils de Lyon - Fonds de l'Hôtel-Dieu de Lyon (XIVe siècle -1965)

Institution de conservation :

Commune de Lyon - Archives municipales

Contenu :

Le fonds des archives administratives de l'Hôtel-Dieu, de par la position stratégique de l'Etablissement au cœur de la ville, constitue une des sources essentielles pour comprendre l'histoire hospitalière, économique et sociale de Lyon et du département du Rhône. Il est également une des sources majeures pour retracer l'histoire de la prise en charge médicale des malades civils et militaires à Lyon aux XIXe et XXe siècles.

Identifiant de l'unité documentaire :

HD

Identifiant de l'inventaire d'archives :

FRAC069123_HD_01

Publication :

Archives municipales de Lyon
2015
1 place des Archives
69002 Lyon
France

Informations sur le producteur :

Hôtel-Dieu
L'Hôtel-Dieu avant 1790
L'hôpital du Pont du Rhône est édifié vers 1184-1185 par les frères pontifes sur la rive droite du Rhône. Il est alors destiné à l'accueil des pèlerins et voyageurs pauvres ou malades, qui se rendent en Terre Sainte. En 1309, l'Œuvre du pont du Rhône, sa maison, son hôpital et ses chapelles sont remis aux religieux de Hautecombe, de l'Ordre de Cîteaux ; puis quelques années plus tard, aux religieux de la Chassagne. En 1478, alors qu'une grave épidémie de peste sévit à Lyon, l'Archevêché consent à confier au Consulat de Lyon l'administration de l'Hôpital. Par un acte du 21 juillet 1478, l'Hôtel-Dieu devient donc un établissement communal. Il reçoit les pauvres passants, les malades lyonnais et étrangers, puis dès lors que les malades contagieux sont accueillis à l'Hôpital Saint-Laurent des Vignes en 1496, quelques enfants abandonnés et des femmes enceintes. D'importants travaux de reconstruction et d'aménagement sont entrepris dans la première moitié du XVIe siècle. La boucherie de l'Hôpital est réalisée entre 1576 et 1579 à l'emplacement de l'actuel passage de l'Hôpital : elle comprend d'abord une quarantaine de boutiques qui sont louées à des particuliers. Comme pour l'hospice de la Charité, les ressources de l'Hôtel-Dieu proviennent essentiellement des dons et des legs en espèces et en immeubles, des secours accordés par la Ville, des recettes des loyers, des revenus des domaines et des pensions des particuliers. L'Etablissement jouit en outre de privilèges royaux qui lui permettent soit de diminuer ses dépenses, soit d'augmenter ses recettes.
Dans la deuxième moitié du XVIe siècle, l'importance de la charge des affaires de la Ville et de l'Hôpital incite le Consulat à confier la gestion de l'Hôtel-Dieu à des notables lyonnais : le nouveau rectorat composé de six recteurs est institué le 11 janvier 1583.
A cette date, l'Hôtel-Dieu compte un personnel restreint : un économe, un solliciteur, un prêtre, huit hospitalières, un boulanger, six serviteurs et quatre servantes. L'organisation du service médico-chirurgical, créé en 1529 avec le recrutement d'un médecin, d'un barbier chirurgien et d'un apothicaire, nécessite d'être renforcée : les fonctions médicales présentent alors peu d'attractivité pour leurs titulaires et ils ne restent en poste que pour un temps relativement court. Des lettres patentes de 1618 et de 1620 vont accorder sous certaines conditions la maîtrise aux garçons chirurgiens et aux garçons apothicaires et permettre ainsi de consolider ces fonctions jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.
La période d'administration des recteurs est marquée par des épisodes d'épidémie, de guerre et de crises financières graves : l'Hôtel-Dieu a d'énormes difficultés à absorber les dépenses générées par l'augmentation du coût des denrées et la croissance très sensible de la population reçue dans l'Etablissement. Pour tenter de rééquilibrer les finances, les recteurs font appel à la bienfaisance des Lyonnais, aux dons et aux legs et aux emprunts ; ils font eux-mêmes des avances répétées pour combler les déficits. Ils sollicitent par ailleurs le pouvoir royal, le Consulat et les archevêques de Lyon pour l'obtention de lettres patentes augmentant leurs privilèges : exemption des droits de péages et impositions sur les denrées réservées aux malades, exemptions de droit sur l'achat de blé, exemption d'impositions royales, droit de perception sur les amendes et confiscations, droit de perception d'une partie des octrois à l'entrée de la ville, droit exclusif de vente de viande pendant le carême, droit de passage sur le Rhône.
En 1725, le domaine immobilier de l'Hôtel-Dieu s'est véritablement étendu et comprend 106 maisons ou domaines dans la ville et hors la ville. Il va encore s'accroître la même année grâce à la donation du domaine de la Part Dieu par Catherine Mazenod, veuve de Messire Amédée de Servient. En 1765, la dotation est estimée à 2 229 000 mille livres avec quatre-vingt-cinq maisons en ville, onze maisons hors la ville et vingt-quatre domaines.
D'importants travaux sont entrepris sous le Rectorat et donnent à l'Hôtel-Dieu le visage qu'il a encore aujourd'hui : aménagements intérieurs avec établissement de salles pour les malades, agrandissement du claustral entre 1622 et 1631, reconstruction de la chapelle de 1637 à 1655, reconstruction du portail d'entrée en 1706, construction par l'architecte Germain Soufflot de la façade centrale du quai du Rhône entre 1741 et 1748 et du Grand Dôme, achevé en 1764.
A la veille de la Révolution, l'état des finances de l'Hôtel-Dieu est catastrophique : des lettres patentes du 23 août 1783 l'autorisent à contracter de nouveaux emprunts. L'autorité royale décide par ailleurs de transférer la charge de l'œuvre des enfants exposés abandonnés et orphelins de 0 à 7 ans de l'Hôtel-Dieu à la Charité. Enfin, plusieurs mesures sont prises jusqu'en 1786 pour assainir et relever la situation financière de l'Hôpital.
La période révolutionnaire
Les évènements liés à la Révolution aggravent le déséquilibre financier de l'Hôtel-Dieu : en mai 1791, les recteurs acculés présentent leur démission au directoire du département du Rhône. L'administration de l'Etablissement est dès lors confiée à des administrateurs municipaux en effectif réduit. Ses biens et revenus sont menacés de façon permanente jusqu'en 1797.
La situation est partiellement résolue grâce à la loi du 7 octobre 1796 : celle-ci organise la réunion définitive des commissions administratives de l'Hospice général des malades (l'Hôtel-Dieu) et de l'Hospice des vieillards et orphelins (La Charité) en une seule commission hospitalière, composée de cinq membres et qui est installée le 18 mars 1797.
L'état des finances des deux établissements n'en demeure pas moins catastrophique. Une loi du 23 août 1800 autorise le transfert de rentes nationales à leur profit et permet aux communes de leur délivrer des octrois de bienfaisance. Les deux hôpitaux reçoivent également des aides substantielles du préfet du Rhône qui couvrent l'ensemble des dépenses de l'œuvre des enfants de 1796 à septembre 1800.
L'Hôtel-Dieu au XIXe siècle
La réunion de l'Hôtel-Dieu et de la Charité
Enfin, les deux hôpitaux sont définitivement réunis grâce à un arrêté ministériel du 18 janvier 1802, pris par le ministre de l'Intérieur Chaptal. Il institue un nouveau conseil d'administration des Hospices civils de Lyon, composé du préfet du département du Rhône, des trois maires de la Ville et de 15 citoyens désignés par le ministre de l'Intérieur. Le nombre des administrateurs est porté à 20 le 3 février 1802, puis à 25 en 1845.
C'est l'un d'entre eux, assisté de plusieurs adjoints, qui assure la surveillance et la direction intérieure de l'Hôpital. Les achats extraordinaires, les dossiers concernant de gros travaux ou des réformes intérieures importantes sont cependant soumis à l'approbation du conseil d'administration. Sept autres administrateurs assurent régulièrement une visite de l'Etablissement.
Le personnel
En 1802, le personnel de l'Hôtel-Dieu est composé d'un économe, de cinq aumôniers nommés par l'Archevêque, de deux cent vingt sept sœurs et frères hospitaliers, d'un architecte, d'un archiviste, de deux boulangers, d'un portier, d'un tailleur, d'un suisse et de deux employés à la mouture.
Le service médical et chirurgical est assuré par huit médecins titulaires et quatre médecins suppléants. Les médecins titulaires sont nommés pour dix ans ; ils assurent la visite quotidienne des malades et sont accompagnés trois fois par semaine par le chirurgien major. Celui-ci est assisté d'un aide major, puis de deux à partir de 1832 ; il a la charge de l'ensemble des lits de chirurgie de l'Etablissement. Il a également la surveillance des élèves internes de chirurgie et de médecine.
Au cours du XIXe siècle, les services centraux communs aux hôpitaux des HCL se développent et certains emplois comme ceux d'architecte ou d'archiviste ne sont plus attachés exclusivement à l'Etablissement. Il en va de même des frères hospitaliers, employés comme servants et affectés essentiellement aux ateliers, à la taillerie, à la matelasserie et à la buanderie. La communauté des frères hospitaliers décroît jusqu'au XXe siècle.
En revanche, en 1900, on dénombre plus de deux cent trente sœurs et prétendantes. Elles sont employées aux cuisines, à la lingerie, à la pharmacie mais prodiguent également les soins aux malades. En effet, à cette date, l'établissement ne compte encore que vingt-deux infirmières. Leur effectif augmente très sensiblement tout au long du XXe siècle tandis que le nombre de sœurs hospitalières décline.
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Les malades hospitalisés
L'Hôtel-Dieu est déchargé de l'œuvre des enfants de 0 à 7 ans depuis 1783. Dans la première moitié du XIXe siècle, les incurables sont transférés à l'Hôpital de la Charité et les vénériens et les aliénés sont dirigés vers l'hôpital de l'Antiquaille.
Tout au long des XIXe et XXe siècles l'Etablissement prend exclusivement en charge des malades civils, des blessés militaires et des femmes en couche. Les malades civils et militaires sont distingués en deux catégories : les « fiévreux » traités par les médecins et les « blessés » qui doivent subir une intervention chirurgicale. A partir de 1836, les militaires blessés et malades sont dirigés vers le nouvel hôpital militaire Desgenettes. Puis, en 1867, l'asile Sainte-Eugénie prend en charge les convalescents.
Le départ progressif de certaines catégories de malades et de certains services vers d'autres hôpitaux entraîne une diminution sensible du nombre de lits : on dénombre 1225 lits en 1802, 902 lits en 1834, dont 116 réservés aux militaires et 564 lits en 1935, dont 110 berceaux.
Jusqu'en 1893, tous les indigents malades sont reçus gratuitement à l'Hôtel-Dieu quelle que soit leur origine géographique. Un certain nombre de malades payent un prix de journée fixé à un franc vingt-cinq jusqu'en 1873, puis à deux francs. La loi du 15 juillet 1893 sur l'assistance médicale gratuite permet provisoirement à l'Hôtel-Dieu de se soustraire aux demandes d'hospitalisation gratuite provenant des malades indigents non domiciliés sur la commune de Lyon. Un accord est ensuite conclu entre la Ville de Lyon, le département du Rhône et les Hospices civils de Lyon pour que ces malades continuent à être hospitalisés gratuitement dans les hôpitaux dépendants des Hospices jusqu'à concurrence de cent cinquante mille francs, puis de cent soixante-cinq mille francs.
Les grands travaux d'achèvement de l'Hôpital
Les grands travaux, qui donnent à l'Hôtel-Dieu la configuration qu'il a encore aujourd'hui, ont essentiellement eu lieu avant 1900.
La façade conçue par Soufflot n'est achevée que dans la première moitié du XIXe siècle : la construction des deux ailes septentrionales est réalisée par l'architecte Barthélemy-Antoine Tissot entre 1821 et 1824 et la partie méridionale de la façade sur le Rhône est construite entre 1838 et 1841. La façade centrale est également restaurée à cette époque.
Plusieurs réalisations tendent à améliorer au XIXe siècle la salubrité et les conditions d'hospitalisation des malades : en 1840, la boucherie qui jouxte l'Hôpital est enfin supprimée. Le « Passage de l'Hôtel-Dieu » est aménagé et abrite plusieurs boutiques qui sont louées par l'Etablissement à des particuliers. Le passage est démoli en 1929. Par ailleurs, un promenoir pour les convalescents et les convalescentes est réalisé entre 1842 et 1844 sur l'ancienne rue Bourgchanin (actuelle rue Bellecordière) entraînant la destruction de seize maisons.
L'Hôtel-Dieu abrite à partir de 1847 l'école de médecine de Lyon. Construit à partir de 1842, aux frais des Hospices sur la rue de la Barre, le bâtiment est loué à la Ville de Lyon. Il est détruit à la fin du XIXe siècle au moment où les services de l'Ecole peuvent être transférés dans les nouveaux locaux de la faculté de Médecine. L'ensemble de la façade donnant sur la rue de la Barre est alors démoli pour permettre l'élargissement de la rue ; la nouvelle façade est réalisée de 1887 à 1893 par Paul Pascalon, architecte en chef des HCL.
L'Hôtel-Dieu au XXe siècle
Les théories hygiénistes modernes qui se développent au début du XXe siècle à Lyon vont menacer directement l'existence de l'Hôtel-Dieu et de la Charité. Dès 1903, Jules Courmont, médecin des Hôpitaux, professeur d'Hygiène et président du Comité médico-chirurgical des hôpitaux de Lyon défend l'idée d'un hôpital moderne situé à la périphérie de la ville. L'Hôtel-Dieu et La Charité sont bien trop vétustes, inadaptés aux exigences sanitaires et hygiéniques et ils sont de plus situés au cœur de la ville. A ces arguments pour leur désaffectation s'ajoute l'idée que la construction d'un nouvel hôpital suburbain serait bien plus rentable que le coût d'une modernisation des deux hôpitaux.
La Ville de Lyon soutient alors largement ces idées. La municipalité propose de désaffecter dans un premier temps l'Hôtel-Dieu, puis la Charité, et de construire un ou deux autres établissements modernes sur la rive gauche du Rhône. Une partie de l'Hôtel-Dieu serait cédée à l'Etat pour établir un Hôtel des Postes.
En février 1908, les HCL décident en séance du conseil d'administration de la construction d'un hôpital sur la rive gauche du Rhône. Ils ne se prononcent cependant pas sur la désaffectation des deux hôpitaux du centre ville. Le 28 juin 1908, le conseil municipal de la Ville de Lyon adopte la proposition d'acquisition du terrain de Grange Blanche pour la construction d'un nouvel hôpital et le 1er juin 1909, il accepte le principe d'une désaffectation de l'Hôtel-Dieu.
Les divergences entre la municipalité, partisane d'une désaffectation de l'Hôtel-Dieu et les HCL qui s'opposent plus ou moins vigoureusement à ce projet durent jusqu'à la veille du premier conflit mondial.
Pendant la guerre, l'Hôtel-Dieu est réquisitionné pour accueillir les blessés militaires et il n'est plus question de désaffectation jusqu'à la fin du conflit. L'intérêt qui est alors porté, dans cette période d'après-guerre, à la médecine infantile, et l'émotion suscitée par la forte mortalité des enfants à la Charité va modifier les prises de position. Dès que le projet de désaffectation de la Charité est adopté en 1921, la question du sort de l'Hôtel-Dieu revient pourtant au premier plan. En 1931, le conseil d'administration des HCL consent à la désaffectation et à la démolition des deux hôpitaux en échange de la construction de l'hôpital de Grange Blanche quasiment achevé. La construction d'un Hôtel des postes est prévue sur l'emplacement de l'Hôtel-Dieu. Mais en 1933, Edouard Herriot se pose en faveur d'un maintien partiel de l'activité hospitalière de l'Hôtel-Dieu. L'établissement du nouvel Hôtel des Postes est finalement prévu sur l'emplacement de la Charité, qui est démolie en 1934. Si l'ensemble des cliniques est transféré dès 1934 à l'hôpital de Grange Blanche, l'Hôtel-Dieu conserve cependant ses services médicaux traditionnels de médecine et de chirurgie, ainsi que le centre anti-cancéreux, créé en 1924. Le service d'accueil des urgences y est maintenu et les services de gynécologie obstétrique continuent d'assurer la prise en charge médicale des femmes et des accouchements.
L'Hôtel-Dieu au XXIe siècle
L'Hôtel-Dieu cesse définitivement ses activités en 2010 et tous ses services sont transférés vers d'autres établissements. Un projet de reconversion du site est lancé la même année. Le monument historique accueillera un hôtel de luxe, des commerces, un centre de convention, des restaurants, une cité internationale de la gastronomie et des logements. Les cours et jardins seront ouverts au public avec huit points d'entrée au lieu d'un seul jusqu'à présent. Les travaux ont commencé en 2015.

Informations sur l'acquisition :

Versement par les Hospices Civils de Lyon aux Archives municipales de Lyon. Les HCL restent propriétaires de leurs fonds et les AML en assurent la gestion (convention de gestion du 17 septembre 2007, valable pour une durée de 25 ans).
Historique de conservation :
Jusqu'à la démolition de l'hospice de la Charité, et au gré des projets de désaffectation, les archives de l'Hôtel-Dieu et de la Charité sont transférées d'un établissement à l'autre. Après la démolition de la Charité, elles sont conservées à l'Hôtel-Dieu. Marcel Colly, archiviste des HCL reprend le travail d'inventaire des archives anciennes de l'Hôtel-Dieu. De 1976 à 1984, Jacqueline Roubert, conservateur des archives des HCL depuis 1966 est chargée d'organiser la centralisation des archives médicales et administratives dans un ancien couvent de Visitandines, sur la colline de Fourvière. C'est dans ces locaux que sont conservées les archives de l'Hôtel-Dieu jusqu'en 2007, date de leur dépôt aux Archives municipales de Lyon.

Description :

Évolutions :
Clos
Critères de sélection :
Fonds ancien
Le travail réalisé en 1949 par Marcel Colly, archiviste des Hospices civils de Lyon permet depuis cette date une consultation plus aisée des archives anciennes de l'Hôtel-Dieu de Lyon. Cependant l'instrument de recherche des archives anciennes qu'il a réalisé pourrait être revu et remanié intégralement pour être conforme aux normes de description archivistiques en vigueur et pour être plus facilement accessible aux lecteurs. En effet, le plan de classement adopté pour certaines séries n'est pas toujours cohérent, notamment pour la série B « Titres de propriétés-procédures » et la série E « Administration de l'Etablissement » qui représentent un volume important et qui sont constituées de documents très variés.
Par ailleurs les analyses ne donnent qu'un aperçu restreint du contenu informatif des documents et mériteraient d'être développées.
En 2001, 2004 et 2005, des travaux de dépouillement des pièces justificatives de comptes et des mandats de paiement (série E) ont été effectués. Pour la période allant de 1700 à 1802, les pièces justificatives de comptes ont été séparées des mandats de paiements et les livres des comptes et des avances faites par les recteurs de l'Etablissement ont été intégrés aux pièces justificatives de comptes. Par conséquent la cotation pour cette partie de la série E a été modifiée. Une table de concordance croisant les anciennes cotes avec les nouvelles cotes a été établie. Se reporter à la Table de concordance des pièces justificatives de comptes [E 743-913] et des mandats de paiements [E 914-1431] : fichier PDF «
Dans le cadre du dépôt des archives historiques des Hospices civils de Lyon aux Archives municipales de Lyon, il a été décidé en accord avec la conservatrice des Archives municipales que l'inventaire numérique des archives de l'Hôtel-Dieu de Lyon antérieures à 1802 rédigé par Marcel Colly ne devait pas être modifié dans le fond. Toutefois la forme et la présentation de cet inventaire ont été entièrement retouchées.
Enfin, un supplément à l'inventaire des archives anciennes a été réalisé à l'occasion du traitement du fonds des archives modernes de l'Hôtel-Dieu. De nombreux documents anciens appartenant à l'Hôtel-Dieu et dispersés jusqu'alors ont pu être rassemblés lors du classement d'un vrac important pour la période postérieure à 1790. Leur inventaire n'a été réalisé qu'en 2007, dans le cadre du dépôt des archives historiques des Hospices civils de Lyon aux Archives municipales de Lyon.
Le traitement de ces archives a nécessité une lecture détaillée pièce à pièce. Certains documents ont été intégrés aux articles créés et cotés par Marcel Colly et les autres font aujourd'hui l'objet d'un supplément venant compléter l'inventaire existant au préalable.
Ce supplément est constitué d'archives couvrant une période allant du XIVe siècle à 1790. Les pièces ont été analysées et classées suivant les séries thématiques (série A à H) du cadre de classement des archives hospitalières anciennes énoncées dans le règlement des archives hospitalières (arrêté interministériel du 11 mars 1968).
De façon générale, le classement chronologique a été privilégié au sein de chaque série. Néanmoins lorsque le nombre d'articles le justifiait, nous avons procédé à des regroupements thématiques.
Dans le corps de l'instrument de recherche, les documents ont été cotés à la suite dans chacune des séries du cadre de classement.
Au sein de la série B, dans la partie « Propriétés », nous avons intégré toute une série de plans des bâtiments hospitaliers et des propriétés appartenant à l'Hôtel-Dieu jusqu'en 1790. Ce sont des pièces de grand format qui sont conditionnées à part soit dans des meubles à plans soit roulées dans des tubes.
Fonds moderne
Les archives de l'Hôtel-Dieu postérieures à 1790 n'ont fait l'objet d'aucun instrument de recherche jusqu'en 2007. Le fonds, constitué essentiellement de registres, était conservé dans un espace unique avec les archives anciennes.
Un volume important de documents en vrac restait à traiter. Comme pour la Charité, le rassemblement de ces pièces et leur lecture détaillée sont des opérations qui ont demandé un temps important : les pièces qui dépendaient du fonds ancien ont été réinsérées ou rajoutées à l'inventaire de Marcel Colly. D'autres pièces ou dossiers attribués au fonds moderne de l'Hôtel-Dieu ont été reclassées lorsque cela était possible dans leur fonds d'origine et en particulier dans le fonds de l'Administration centrale.
La coupure chronologique de 1790 n'ayant pas été observée lors du précédent classement des archives anciennes de l'Hôtel-Dieu, de nombreux documents datant de la première moitié et de la deuxième moitié du XIXe siècle sont classés avec les archives anciennes. Néanmoins, certains articles ont été retirés du fonds ancien et versés au fonds moderne, notamment pour les séries B et E. Cela explique les lacunes dans l'ordre numérique continu des cotes de ces séries.
L'ensemble des documents est reconditionné et étiqueté et au terme du classement, le fonds des archives modernes de l'Hôtel-Dieu représente 71 mètres linéaires. Aucune élimination n'a été proposée lors du traitement de ce fonds.
Mise en forme :
Le fonds est classé en séries thématiques selon le cadre de classement des archives hospitalières du 11 mars 1968 (arrêté portant règlement des archives hospitalières)

Conditions d'accès :

Le régime commun est la libre communicabilité des archives publiques. La loi du 15 juillet 2008 fixe des délais de communicabilité en considération des intérêts qu'elle entend protéger : vie privée, informations médicales& Les documents comportant des renseignements individuels à caractère médical sont communicables 25 ans à compter de la date du décès de l'intéressé, ou, si la date de décès n'est pas connue, 120 après la naissance. Les dossiers individuels de personnel ne sont communicables qu'au terme d'un délai de 50 ans après la date de clôture du dossier, voire 120 ans, à compter de la date de naissance de l'intéressé. Enfin, les registres et répertoires des entrées sont communicables 50 ans après leur clôture. Les registres des naissances et des décès, s'ils ne comportent pas de données médicales, peuvent être communiqués 50 ans à compter de leur clôture.

Restrictions d'utilisation :

La reproduction des documents est autorisée sous conditions. Toute réutilisation, notamment pour une publication, une exposition, une diffusion plus large, doit faire l'objet d'une demande de réutilisation des données publiques.

Langues :

Français

Description physique :

Importance matérielle :
301,20 m.l. Fonds ancien : 230,20 m.l. Fonds moderne : 71 m.l

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Le lecteur peut se reporter aux autres instruments de recherche des archives des Hospices Civils de Lyon.
Sources complémentaires : FRAC069123_HD_04 
Conservation des originaux :
Archives municipales de Lyon