Inventaire d'archives : Fonds de Boussac.

Institution de conservation :

Archives départementales de la Creuse

Contenu :

Présentation du contenu
Le fonds de Boussac conservé aux Archives départementales de la Creuse se compose de trois parties distinctes. La partie consacrée aux archives familiales des familles propriétaires successives du château de Boussac - dont le fonds porte le nom - et de leurs familles alliées, la partie consacrée aux archives relatives aux domaines et aux seigneuries de ces familles et enfin, une dernière partie consacrée aux documents qui n'ont pas pu être rattachés au reste du fonds.
La première partie concerne donc les archives des familles Brosse (à laquelle sont alliées les familles Naillac et Luxembourg), Rilhac (qui est alliée aux familles d'Aubusson de Beauregard, elle-même alliée aux familles d'Abzac, Lomagne et Calvimont) et Carbonnières (alliées aux familles de Lestenerye, Coussac et Saint-Julien). Les documents couvrent une large période chronologique qui s'étend du XIVe au début du XIXe siècle, incluant, pour la famille Carbonnières uniquement, la période révolutionnaire.
La couverture géographique du fonds est également vaste puisqu'elle s'étend sur trois régions historiques : le Limousin, le Périgord et l'Auvergne, et au moins 5 départements : la Creuse, la Haute-Vienne, la Corrèze, la Dordogne et l'Allier.
Chaque famille n'est pas représentée de manière équivalente dans le fonds : si les papiers des familles d'Aubusson de Beauregard, Carbonnières et Saint-Julien sont particulièrement nombreux, il n'en va pas de même pour toutes les autres : les papiers des familles de Naillac, de Luxembourg, d'Abzac et de Lomagne font figure de résidu à côté des autres, mais cela peut s'expliquer avec leur proximité toute relative avec les familels propriétaires du château de Boussac.
On trouvera pour les premiers représentants de la famille de Carbonnières, des papiers concernant leur carrière militaire et pour l'un des derniers d'entre eux, René-Henri de Carbonnières, un dossier contenant ses titres ecclésiastiques et ses diplômes. Mais rien de comparable n'existe pour les autres familles. De manière générale, on trouvera beaucoup de procès, entre membres d'une même famille pour des questions de succession et de tutelle bien souvent, mais aussi avec des membres extérieurs à la famille; énormément de correspondance, aussi bien privée que d'affaires, couvrant à peu près toutes les périodes représentées dans le fonds, mais plus particulièrement les XVIIe et XVIIIe siècles (la correspondance de Marie de Hautefort est particulièrement abondante). Enfin, on trouvera dans ce fonds, pour chaque famille (sauf peut-être les familles d'Abzac et de Lomagne), une proportion non négligeable de papiers de gestion (comptabilité, quittances etc.)

Identifiant de l'unité documentaire :

1E 1 à 1E 614

Identifiant de l'inventaire d'archives :

FRAD023_1E_BOUSSAC

Publication :

Archives départementales de la Creuse
2011
Guéret

Informations sur le producteur :

Ce groupe de fonds d'archives provient de plusieurs familles dont celles que l'on considère comme les principales ont pour point commun d'avoir été propriétaires du château de Boussac dont le fonds porte le nom : il s'agit des familles
Brosse
,
Rilhac
et
Carbonnières
, auxquelles sont alliées les familles de
Naillac
et de
Luxembourg
pour la famille de Brosse ;
d'Aubusson de Beauregard
, de
Lomagne-Terride
, de
Calvimont
pour la famille Rilhac ; de
Coussac
, de
Lestenerye
et de
Saint-Julien
pour la famille de Carbonnières.
Présentation rapide des producteurs. La famille Brosse et ses alliées. La famille de Brosse.
La branche de cette famille dont il est question ici est celle des seigneurs de Boussac et de Sainte-Sévère. Elle naît avec Roger de Brosse et s'éteint avec Jean IV au XVIe siècle, qui meurt sans postérité. Les biens de la famille, dont le château de Boussac, reviennent alors au neveu de Jean IV, Sébastien de Luxembourg, fils de Charlotte de Brosse et François de Luxembourg.
La famille de Naillac.
Alliée à la famille de Brosse par l'intermédiaire de l'une de ses dernières représentantes, Jeanne de Naillac qui épouse en 1419 Jean Ier de Brosse.
Cette famille est originaire du Berry (châtellenie de Naillac) dont elle fut l'une des plus puissante famille. Outre la châtellenie de Naillac, elle y possèda les châtellenies de Gargilesse (actuel département de l'Indre), Châteaubrun, Mondon et la vicomté de Bridiers (dans la Creuse). Elle eut d'illustres représentants tels que Philibert de Naillac (fils de Guillaume II de Naillac et de Jeanne Turpin, dame de Mondon, frère de Jeanne de Naillac), 34e grand maître des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de 1396 à sa mort en 1421. Le dernier représentant de cette famille qui s'éteint au XVe siècle est Jean de Naillac, grand pannetier de France, mort en 1429. La famille fusionna ensuite avec d'autres, dont la famille de Brosse (mais aussi la famille de Preülly).
La famille de Luxembourg-Martigues.
C'est en raison de son alliance avec la famille de Brosse que cette famille détient la propriété du château de Boussac pendant quelque temps. Ainsi, Charlotte de Brosse, fille de René de Brosse et Jeanne de Commynes, épouse François de Luxembourg, vicomte de Martigues.
En 1564, à la mort de son frère, Jean IV de Brosse, il n'y a pas d'héritier. C'est donc son fils, Sébastien de Luxembourg, qui hérite des biens de Jean IV.
La famille de Luxembourg dont il est question est issue d'une branche collatérale de la Maison de Luxembourg, qui hérite vers 1481 de la vicomté de Martigues en Provence. Ils sont en outre, possessionnés dans le duché de Savoie (Genevois, Pays de Vaud, Chablais). Sébastien de Luxembourg, mort en 1569, semble être le dernier héritier masculin de cette maison.
La famille de Rilhac et ses alliées. La famille de Rilhac.
Absente de la plupart des ouvrages généalogiques, on sait peu de chose de cette famille-là, si ce n'est qu'elle est originaire d'Auvergne. Encore que cela ne soit pas complètement certains, puisqu'on donne parfois à Jean de Rilhac, son premier représentant dans le fonds de Boussac, des origines limousines.
C'est en 1649 que Jean de Rilhac fit l'acquisition de la baronnie de Boussac et la famille s'y perpétua ensuite jusqu'à ce que l'un de ses membres, Albert de Rilhac, comte de Saint-Paul, n'ait de descendance que féminine, en la personne de Françoise-Armande de Rilhac. Avec le mariage de celle-ci, la famille de Rilhac fusionne avec la famille de Carbonnières.
Au cours du XVIIe siècle, elle s'est alliée à la famille de La Roche-Aymon, par le biais de Godefroy de la Roche-Aymon, lui-même alliée à la famille d'Aubusson de Beauregard.
La famille d'Aubusson de Beauregard.
La branche de la famille d'Aubusson de Beauregard dont on peut trouver une partie des papiers dans le fonds de Boussac est issue d'une branche des seigneurs de Beauregard : la branche de Villac, dont sont aussi sorties les branches des seigneurs de Castel-Nouvel (dont Hector d'Aubusson). Cette branche-là fut fondée par François d'Aubusson de Beauregard (qu'on appellera François Ier d'Aubusson de Beauregard pour pouvoir le distinguer du second, François II), fils de Gilles d'Aubusson, seigneur de Villac et de Françoise de Beaupoil-de-La-Force, dame de Castel-Nouvel.
Possessionnée en Périgord et en Limousin, cette branche s'éteint avec la mort de Charles d'Aubusson de Beauregard en 1636, fils de François II et de sa seconde épouse Marie de Hautefort, qui fut tué lors d'une chasse. Sa soeur, Françoise, épouse de Godefroy de la Roche-Aymon, meurt elle aussi, laissant une fille, Jeanne-Armande qui épouse François de Rilhac, fils de Jean de Rilhac et Henriette-Madeleine des Grillets de Brissac.
La famille de Lomagne-Terrides.
(
Cette famille est liée à la famille d'Aubusson de Beauregard : en effet, Antoinette de Lomagne-Terride épouse Jean d'Aubusson de Beauregard. Elle est la fille de George de Lomagne, vicomte de Gimois et Claude de Cardaillac. La branche de Lomagne-Terride est issue d'un cadet de famille : Odet III de Lomagne, second fils d'Odet II. George de Lomagne est le fils de ce dernier. La branche meurt avec Jean-Jacques de Lomagne-Terride au XVIIe siècle.
La famille d'Abzac.
Cette famille, dont le nom est souvent orthographié «de Abzaco» dans les documents, est originaire de Provence et du Périgord.
Il semble que ce soit l'une des premières maisons de Provence, d'où elle est en partie originaire. Son nom provient apparemment d’un château situés aux environs de Périgueux, connu aujourd’hui sous le nom d’Ajac ou d’Ajat, et que l'on écrivait auparavant Abzac.
La branche dont il est question ici est celle de Beauregard, sortie de la branche de la Douze. Elle s'éteint avec Jeanne d'Abzac, qui, en 1515 épouse François Ier d'Aubusson de Beauregard.
L’existence de cette maison semble connue depuis le milieu du XIIe siècle. L'un des premiers représentants de cette famille semble être Bertrand d'Abzac, ayant vécu au XIIIe siècle. L'un des membres de cette famille, Hugues II d'Abzac, est connu pour avoir rejoint le parti anglais pendant la guerre de Cent Ans dès ses premières phases. Il se retira d'ailleurs en Angleterre pendant un temps.
Les liens avec la famille d'Aubusson de Beauregard sont doubles : non seulement Jeanne d'Abzac a épousé François Ier d'Aubusson de Beauregard, mais en plus, Foucaud d'Aubusson a épousé, en secondes noces, Anne d'Abzac, veuve de Jean de Calvimont.
La famille de Calvimont.
Cette famille semble connue depuis le XIIe siècle, elle est établie en Périgord, puis dans le Bordelais et se divise en de mutliples branches.
Tout commence avec Pierre Ier de Calvimont, établi en Périgord au XIVe siècle, où il acquiert plusieurs seigneuries (notamment celle de Campagne). Au XVe siècle débute la longue lignée des Jean de Calvimont, dont les papiers de certains se trouvent dans le fonds de Boussac.
La famille de Carbonnières et ses alliées. La famille de Carbonnières.
Etablie en Périgord depuis le début du XVe siècle, par le mariage de Jean II de Carbonnières avec Jeanne de Salagnac, dame de Pelvery et veuve de Bosc de Benac-Navailles, la famille de Carbonnières semble tirer son nom des terres et baronnie de Carbonnières, situées en Corrèze. La branche dont il est question ici est celle des marquis de Carbonnières Saint-Brice, établie en Limousin. Elle commence avec Hugues de Carbonnières, chevalier, seigneur en partie de Jayac, second fils de Jean IV de Carbonnières, seigneur de Jayac et Archiniac, et de Soubirance de Comborn, et se termine avec Charles-Henri de Carbonnières dont les enfants (entre autres Paul de Carbonnières) ne semblent pas avoir eu de postérité, à l'exception de Claire-Pauline de Carbonnières, épouse de Henri-Armand de Ribeyreys.
C'est en 1730 que les Carbonnières se rendent maître de Boussac, par le mariage de Jean-Baptiste avec Françoise-Armande de Rilhac, baronne de Boussac.
La famille de Coussac.
La famille de Coussac est peu connue. On ne sait pas quelles sont ses origines. Au XVIe siècle, elle est possessionnée en Limousin, dans l'actuel département de la Haute-Vienne, ainsi qu'en Gâtinais puisque Catherine de Pocaire apporte à son époux Jean de Coussac la seigneurie de Chailly.
Elle fusionne au milieu du XVIe siècle avec la famille d'Espagne de Vénevelles. A la même époque, la seigneurie de Saint-Brice passe dans la famille de Carbonnières.
La famille de Lestenerye.
Originaire de la Corrèze, et plus particulièrement de Beaulieu. L'un de ses membres, Jean de Lestenerye, est, en outre dit «seigneur de Laval».
Elle apparait dans ce fonds par le biais de Marie de Lestenerye, épouse de Christophe de Carbonnières, seigneur de la Forest.
La famille Saint-Julien.
La famille de Saint-Julien est originaire de la Haute-Marche et tire son nom de la terre de Saint-Julien, première baronnie du comté de la Marche. Selon Gaspard Thaumas de la Thaumassière, le fondateur de cette maison est Audebert, seigneur de Saint-Julien, qui vécut au XIIIe siècle.
Albert de Remacle, lui, fait remonter la famille de Saint-Julien à un cadet de la maison de Chambon, prince de la Combraille, à qui donna en apanage en 1140, la seigneurie de Saint-Julien-le-Chastel au pays de Combraille. Il en porta dès lors le noms.
De cette maison, plusieurs branches sont issues dont la branche de Saint-Julien de la Rochette qui est à l'origine de la famille de Saint-Julien dont on trouve les papiers dans le fonds de Boussac. La famille contracta des alliances avec de nombreuses familles de la Marche, mais aussi d'Auvergne (c'est le cas de Jacques de Saint-Julien qui épouse Marie-Anne de Chauvigny de Blot, issue de la noblesse auvergnate), du Bourbonnais, du Limousin, du Berry et du Poitou.
La branche des seigneurs de La Rochette, qui débute avec Gaspard de Saint-Julien, deuxième fils de Claude de Saint-Julien, seigneur des Portes et de Beauregard, et de Françoise de Pierrebussières, qu'il a épousée vers 1573. Ni Remacle ni La Thaumassière ne livre d'informations sur les générations qui suivent celle de Jacques de Saint-Julien. On ne sait rien, hormis en ce qui concerne Marie-Anne de Saint-Julien, fille de Jacques de Saint-Julien et épouse de Jean du Carteron de La Perouse, de leur descendance non plus. Par conséquent, on ne sait pas si la branche se perpétua autrement que par le biais de Marie-Anne du Carteron de La Pérouse qui épousa Charles-Henri de Carbonnières au milieu du XVIIIe siècle.

Informations sur l'acquisition :

Le fonds de Boussac provient d'un des Archives départementales du Puy-de-dôme et datant de 1928.
Historique de conservation :
On ne sait pas, malgré des recherches, par quel biais le fonds de Boussac s'est retrouvé entre les mains de Monsieur Cousin de La Tour, qui en fit don aux Archives départementales du Puy-de-Dôme (car lui-même était originaire de ce département) en 1911. Le directeur des Archives du Puy-de-Dôme signala l'existence du fonds au directeur des Archives de la Creuse, Henri de Berranger. Jacques Levron, son successeur, mentionne dans son rapport au préfet de 1930 tout son intérêt pour l'Histoire de la Creuse. Il est donc rétrocédé en 1928 : Jacques Levron mentionne cette acquisition dans les Mémoires de la Société que son classement a été entrepris (voir la bibliographie).
On peut imaginer que c'est au moment de la vente du château de Boussac par Claire-Pauline de Carbonnières en 1837 que les archives ont été vendues, elles aussi, mais rien ne permet de le prouver.
Le regroupement des archives de toutes les familles présentées plus haut peut surprendre : certaines sont sans lien avec Boussac. Pourtant, il y a une explication dans laquelle le jeu des alliances matrimoniales tient une place prépondérante.
Tout part de la terre et du château de Boussac et de ses premiers seigneurs, la famille de Brosse. Jean Ier de Brosse est l'héritier des seigneurs de Boussac. C'est d'ailleurs lui qui fait reconstruire le château au XVe siècle. Il épouse Jeanne de Naillac en 1419. Par ce mariage, quelques papiers de la famille de Naillac arrivent à Boussac. Cependant, ils ne sont pas très nombreux.
On imagine que les papiers de la famille de Brosse, eux, n'ont pas bougé du château malgré les changements successifs de propriétaires. Le château de Boussac passe entre plusieurs mains, comme il a été expliqué plus haut, avant d'arriver dans la famille de Rilhac. César de Vendôme en fut notamment propriétaire au XVIIe siècle, ce qui explique qu'on trouve des procédures intentées contre lui, souvent au sujet de droits seigneuriaux, dans le fonds. Mais ni lui, ni Loménie de Brienne, qui vendit la terre de Boussac à Jean de Rilhac en 1649, ne laissèrent d'archives personnelles à Boussac peut-être tout simplement parce qu'ils n'en firent pas leur résidence principale.
Ce n'est pas le cas de la famille de Rilhac : ainsi s'explique la présence de ses papiers dans le fonds. Aux documents conservés à Boussac, s'ajoute alors ceux de cette famille. Lorsque Jean de Rilhac meurt en 1652, sa veuve, Henriette-Madeleine des Grillets de Brissac épouse Godefroy de la Roche-Aymon, veuf de Françoise d'Aubusson de Beauregard. Cette dernière était l'ultime héritière de ses parents, François II d'Aubusson de Beauregard et Marie de Hautefort. Or, Françoise d'Aubusson de Beauregard et Godefroy de la Roche-Aymon ont eu ensemble un seul enfant, une fille, Jeanne-Armande. Celle-ci épouse le fils de Jean de Rilhac et Henriette-Madeleine des Grillets de Brissac, François de Rilhac. Apparemment seule héritière de ses parents et de ses grands-parents, elle conserve par-devers elle leurs archives.
Ainsi se trouvent agrégés les papiers des familles de Rilhac et d'Aubusson de Beauregard. A ceci, il faut ajouter le fait que la famille d'Aubusson de Beauregard a déjà accumulé, au cours des siècles, des documents provenant des familles avec lesquelles certains de ses membres ont contracté des mariages : par le biais de Jean d'Aubusson de Beauregard, elles s'est alliée à la famille Lomagne-Terride, à la famille d'Abzac par l'intermédiaire François Ier et enfin à la famille Calvimont par le biais de François II. La famille d'Aubusson de Beauregard conservait donc par-devers elles, une partie – dans des proportions très varibales - des documents de ces familles.
Au milieu du XVIIe siècle, les papiers – ou une partie des papiers – de 6 familles différentes se trouvent probablement conservés au château de Boussac. Mais ce n'est pas terminé : lorsque Françoise-Armande de Rilhac, héritière d'Albert de Rilhac, baronne de Boussac et comtesse de Saint-Paul, épouse en 1730, Jean-Baptiste de Carbonnières, elle est déjà l'héritière d'une masse considérable de documents auxquels viennent s'ajouter, par ce mariage, ceux de la famille de Carbonnières, depuis Hugues de Carbonnières. Les papiers de la famille de Carbonnières s'étaient auparavant accrus d'archives provenant d'autres familles : les familles de Coussac et de Lestenerye. Les papiers de cette dernière sont parvenues dans le fonds par l'intermédiaire de Christophe de Carbonnières, seigneur de la Forest, frère cadet de Annet de Carbonnières, qui épouse, en 1623 Marie de Lestenerye. On ne sait si celle-ci eut des frères et sœurs, mais elle a visiblement hérité des papiers de la famille, puisqu'ils se trouvent dans ce fonds. Papiers auxquels il faut ajouter ceux produits ou rassemblés durant son premier mariage avec Gabriel de Lauzac.
Pour ce qui est des papiers – assez nombreux qui plus est – de la famille Coussac, leur présence s'explique probablement par le fait que la famille de Carbonnières a progressivement acquis les terres dépendantes de la seigneurie de Saint-Brice, jusqu'à devenir elle-même détentrice de ladite seigneurie. Elle a dû, en même temps, récupérer les archives de la famille de Coussac.
Reste les papiers de la famille de Saint-Julien : Charles-Henri de Carbonnières épouse, au milieu du XVIIIe siècle, Marie-Anne du Carteron de La Perouse, fille de Marie-Anne de Saint-Julien et de Jean du Carteron de La Perouse, seigneur de Beaulieu. On ne sait pas précisément pourquoi les archives de la famille Saint-Julien transitent par elle car cela suppose d'abord que sa mère, Marie-Anne de Saint-Julien en ait hérité, au détriment de son frère aîné, Jean-Marie de Saint-Julien.

Description physique :

Importance matérielle :
10 mètres linéaires.

Références bibliographiques :

Bibliographie
Certains ouvrages cités ici sont parfois un peu datés voir obsolètes, mais faute de mieux ils restent précieux et peuvent servir de base pourvu qu'on les considère avec recul.
Dictionnaire généalogiques. La Chesnaye-des-bois (F.-A.), Recueil de généalogies pour servir de suite ou de supplément au Dictionnaire de la noblesse, t. XV, Paris, Badier, 1786.
Histoire du Berry et de la Marche. La Thaumassière, Gaspard Thaumas de, Histoire du Berry CHÉNON (Émile), Histoire de Sainte-Sévère en Berry, Paris, Larose, 1888. LA THAUMASSIÈRE (Gaspard Thaumas de), Histoire du Berry, Bourges, 1689.
Sur le château de Boussac. AUCAPITAINE (Henri), Notes historiques du le château de Boussac et la famille de Brosses (sic.), Paris, Dumoulin, 1853. LAVILATTE (Henri de), Esquisse de Boussac, Paris, Émile Paul, 1907.
Sur le fonds de Boussac. LEVRON (Jacques), « Les Archives départementales de la Creuse de 1926 à 1930 », Mémoires de la société des sciences naturelles, archélogiques et historiques de la Creuse, t. 24 (6e fascicule – Décembre 1930), p. 774-776.

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Archives départementales de la Creuse.
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Mises à jour :

2013
  • Révision de l'encodage par Pascale Bugat, directrice des Archives départementales