Inventaire d'archives : Fonds des Houillères d'Ahun

Institution de conservation :

Archives départementales de la Creuse

Contenu :

Le classement de cet ensemble d'archives permet de distinguer cinq fonds distincts.
Le fonds principal est constitué des archives de la Société anonyme des Houillères d'Ahun représentant environ cinquante mètres linéaires. Malgré la qualité des documents conservés, on peut noter quelques lacunes résultant de l'incendie déjà cité, des pertes occasionnées lors des changements successifs de domiciliation du siège social et de l'absence de surveillance des archives au cours des années 2000. A partir de 1961, les registres administratifs et comptables ne sont plus conservés à Lavaveix-les-Mines mais à Clermont-Ferrand au domicile de la famille Gauthier. La principale période couverte par ce fonds concerne, de ce fait, les années 1930 à 1961, période pour laquelle les archives de la société ont été quasi-intégralement conservées. Ce fonds ne compte que peu de documents figurés, à l'exception de cartes et de plans du bassin houiller et d'une photographie représentant deux ingénieurs des mines devant le puits de Courbarioux. L'iconographie la plus importante relative aux mines d'Ahun peut être trouvée dans les fonds de cartes postales ou de photographies conservés aux Archives départementales ou en mains privées.
Hormis les archives portant sur l'exploitation du bassin minier d'Ahun-Lavaveix, la production et la distribution d'électricité et la location de logements, de nombreux documents concernent les concessions des mines de houille de Lubières et de Rilhac en Haute-Loire, propriété des Houillères d'Ahun de 1891 à 1939, et d'une filiale, la Société des Charbonnages du Centre, de 1917 à 1941. De nombreuses informations sur les mines de Haute-Loire apparaissent également dans les actes des organes décisionnels et les journaux comptables des Houillères d'Ahun. Des archives de la Société des Charbonnages du Centre ont aussi été associées au fonds des Houillères d'Ahun du fait de la gestion commune des affaires de ces deux sociétés au niveau de leur siège social commun à Paris ; mais les archives de ces fonds particuliers sont peu nombreuses, ne représentant qu'un volume total de 0,5 mètre linéaire. A noter qu'une partie des archives de la Société des Charbonnages du Centre a été transférée à partir de 1941 auprès de la Société des mines de Commentry Fourchambault Decazeville
Les archives de cette société sont conservées aux Archives nationales du monde du travail à Roubaix sous la cote 59 AQ.
, maison mère de cette première société, tandis que les archives relatives aux concessions de la Haute-Loire sont demeurées au siège de leur exploitation.
Quatre autres fonds complètent ces archives ; ils ne représentent qu'un total de huit mètres linéaires du fait de leur création plus récente et des aléas de leur conservation :
  • le fonds de l'Union électrique de la Creuse (UEC). Cette société, créée en 1926 pour assurer l'électrification de la Creuse, partage son siège social et son personnel dirigeant avec la Société anonyme des Houillères d'Ahun, jusqu'à sa nationalisation en 1947. En dépit de l'absence des registres, transférés à Électricité de France, la conservation de 0,6 mètre linéaire d'archives, constituées de correspondances et de plans, permet de compléter les informations existantes sur cette société dans les fonds d'archives publiques (notamment au sein de la série S des Archives départementales).
  • le fonds de la Société de recherches et d'exploitation des mines d'Ahun-Nord représente un complément indispensable à celui des Houillères d'Ahun pour l'histoire de l'exploitation du bassin houiller d'Ahun-Lavaveix à partir des années 1940. Parmi les sept mètres linéaires conservés, les documents relatifs au domaine, au personnel et aux activités de cette société constituent un ensemble homogène et cohérent, tandis que les archives administratives et comptables souffrent de lacunes, en partie compensées par la conservation des registres chronologiques des copies du courrier envoyé et reçu.
  • le fonds de l'entreprise de travaux publics Gauthier, très incomplet, ne représente qu'un volume de 0,5 mètre linéaire. Ayant suivi le même parcours que le fonds précédent, il présente les mêmes lacunes, notamment en matière d'archives administratives et comptables.
  • le fonds de la Société anonyme coopérative des mineurs de Lavaveix-les-Mines est constitué des statuts de cet organisme et de deux registres retraçant les délibérations de ses organes décisionnels à la fin du XIXème siècle.
Si l'on s'intéresse aux archives des Houillères d'Ahun, en fonction de leur nature typologique, on distinguera les grands ensembles suivants :
- les archives relatives à la direction et à l'administration générale des sociétés minières
Concernant la Société des Houillères d'Ahun, c'est un ensemble complet et homogène. Statuts, registres et dossiers de séance des organes décisionnels sont bien conservés jusqu'en 1960 ; seuls manquent des archives antérieures à 1863, à l'exception de copies d'actes dont les originaux se retrouvent dans la série S des Archives départementales, un registre des procès verbaux du conseil d'administration de 1856 à 1857 et deux registres du conseil d'administration de 1896 à 1919. L'absence des registres d'enregistrement des actes des assemblées générales et des conseils d'administration à partir des années 1960, du fait de leur conservation à Clermont-Ferrand, peut être compensée par la consultation des dossiers de séance. Les archives portant sur la législation minière, les statistiques et la correspondance générale ne sont conservées de manière systématique qu'à partir de 1939, date de transfert du siège social de la compagnie à Lavaveix-les-Mines. Seuls les registres chronologiques des copies du courrier envoyé et reçu constitués par les directeurs d'exploitation dans les années 1930-1940 compensent ces lacunes. Quelques correspondances reçues par François Robert, directeur d'exploitation dans les années 1870, ont été conservées, dont celles portant sur le projet d'acquisition de la mine de Bert, ainsi qu'un dossier relatif à l'acquisition des mines de Lubières et de Rilhac. Les archives concernant la prise de possession de la Société des Charbonnages du Centre font défaut.
Quant aux autres fonds, les lacunes sont imputables à l'histoire et aux conditions de conservation des fonds, à l'exception notable d'actes constitutifs de l'Union électrique de la Creuse et d'un dossier portant sur la cessation d'activité de la Société de recherches et d'exploitation des mines d'Ahun-Nord parvenus jusqu'à nous.
- les archives financières et comptables
Leur situation est comparable à celle des archives relatives à l'administration générale. Pour la Société anonyme des Houillères d'Ahun, une collection quasi-intégrale de registres comptables jusqu'en 1960 est conservée : grands-livres et livres d'inventaire à partir de 1863, livres de caisse à partir de 1888 et livres journaux à partir de 1894. Les quelques lacunes peuvent être compensées par la consultation des journaux et pièces comptables conservés en nombre. La centralisation de la comptabilité à Clermont-Ferrand oblige à s'y reporter exclusivement à partir des années 1960. Les autres ensembles documentaires, portant sur la fiscalité, le capital ou les aides financières, sont également très complets et permettent de mener des études approfondies sur chacun de ces thèmes.
Les archives comptables des mines de Lubières et Rilhac et de la Société des charbonnages du Centre sont, elles, quasiment absentes, à l'exception d'un livre-journal de 1914-1921 pour les concessions de la Haute-Loire. Toutefois une partie de la comptabilité des mines de la Haute-Loire se retrouve au sein des registres comptables des Houillères d'Ahun. Ce constat s'applique également aux autres fonds : seuls deux journaux de caisse de l'entreprise de travaux publics Gauthier sont conservés pour les années 1968 à 1974, tandis que le fonds de l'Union électrique de la Creuse est dépourvu d'archives comptables. L'absence de ces livres dans le fonds de la Société de recherches et d'exploitation des mines d'Ahun-Nord, à l'exception d'un livre-journal de 1948 à 1951 - dont le hasard a fait qu'il ne soit pas parti à Clermont-Ferrand - peut être en partie compensée par la présence de nombreuses pièces comptables.
- les archives relatives au domaine, aux bâtiments et aux biens d'exploitation
Des dossiers, très complets pour les différents immeubles propriété de la Société anonyme des Houillères d'Ahun et enregistrés sur des fiches, permettent de retracer l'historique des opérations domaniales menées dans le cadre de l'exploitation des concessions minières du bassin d'Ahun-Lavaveix à partir de 1846. Ils sont complétés par des dossiers d'assurances et des archives relatives à la gestion des embranchements particuliers de chemin de fer. Peu d'archives ont été retrouvées relatives à la participation des Houillères à la construction des bâtiments communaux de Lavaveix-les-Mines et aux importants travaux réalisés dans les années 1860 pour la modernisation de l'exploitation.
Concernant les biens de production, les registres d'enregistrement du courrier et la correspondance échangée avec les fournisseurs – documents conservés dès 1934 - permettent l'analyse des commandes quotidiennes effectuées par la société. Les dossiers constitués sur les travaux neufs et l'approvisionnement en métaux apportent un éclairage complémentaire pour la période de guerre. A partir des années 1920, les archives relatives aux biens de production constituent des ensembles exhaustifs, classés par unités de production ou par type de matériel.
Ce constat ne vaut pas pour les archives de la Société des Charbonnages du Centre et des concessions de la Haute-Loire, marquées par leur disparité et leur faiblesse.
De même, les archives techniques de l'Union électrique de la Creuse et de l'Entreprise de travaux publics Gauthier ne portent que sur le petit matériel. Seul le fonds de la Société de recherches et d'exploitation des mines d'Ahun-Nord est complet sur ce point. Les archives sur le triage-lavoir et le matériel d'exploitation sont nombreuses et débutent dès 1944. Les lacunes constatées à partir des années 1960 s'expliquent par la gestion commune du matériel avec la Société anonyme des Houillères d'Ahun ; on retrouvera alors les documents correspondants au sein du fonds de cette dernière.
- les archives relatives à la gestion du personnel
Celles-ci, particulièrement nombreuses et intéressantes, permettront de satisfaire de nombreuses recherches sur la population ouvrière, à caractère individuel ou sociologique. Les registres d'enregistrement, complétés dans les années 1920 à 1950 par plusieurs recensements, les relevés de services et les fiches individuelles constituées pour la gestion des retraites, remontent jusqu'en 1856. La présence de nombreux registres de paie - dont la collection débute en 1891 - et d'archives sur les indemnités perçues par les ouvriers permet l'analyse de l'évolution des conditions de rémunération du personnel.
L'absence de registres de paie pour les années 1900 à 1920 peut être compensée par la consultation des registres établis pour les droits à la retraite des ouvriers où il est fait mention des salaires trimestriels versés.
Le fonds de la Société anonyme des Houillères d'Ahun offre également la possibilité de mener des études approfondies sur la protection sociale. Les archives relatives à ce thème débutent en effet au moment de la création de ce régime en 1894, avec la présence de registres pour la gestion des droits à la retraite des ouvriers à partir de 1900 et les dossiers individuels des mineurs, partiellement conservés à partir de 1900 puis complets dès 1914. Les activités de la Caisse de secours des ouvriers mineurs, créée en 1857, sont consignées au sein de registres de délibérations, dont la collection couvre les années 1866 à 1939 et des grands-livres comptables couvrant les années 1857 à 1951 ; la collection des statuts de cette caisse est intégrale.
Les archives relatives à l'organisation et aux conditions de travail sont plus incomplètes, mais contiennent des informations d'un grand intérêt historique sur l'application des législations successives relatives au temps de travail, aux congés payés et aux obligations militaires des mineurs. Les documents traitant des accidents du travail et des maladies professionnelles sont relativement abondants ; ils débutent en 1884 et concernent à la fois les accidents mortels, le suivi de la silicose et le versement des pensions et des rentes. Les principales lacunes portent sur les relations avec les partenaires sociaux et les œuvres sociales des Houillères d'Ahun, même si sont présents d'intéressants dossiers relatifs au ravitaillement du personnel en temps de guerre et aux grèves de la première moitié du XXe siècle.
Les archives du personnel des concessions de la Haute-Loire et de la Société des Charbonnages du Centre sont plus disparates, mais comportent des documents significatifs, tels les registres de paie et d'enregistrement du personnel de 1914 à 1921 pour les premières, ou les dossiers relatifs au recrutement et à la rémunération du personnel pour la filiale du Puy-de-Dôme.
Le fonds de la Société de recherches et d'exploitation des mines d'Ahun-Nord est complet dans ce domaine du fait de la conservation en continu des documents à Lavaveix-les-Mines. Plus riche que le fonds de la Société anonyme des Houillères d'Ahun pour ce qui concerne les relations avec les partenaires sociaux et les conflits du travail, il permet aussi une étude approfondie du ravitaillement de l'exploitation en temps de guerre.
Le fonds de l'Union électrique de la Creuse ne comporte pas d'archives relatives au personnel tandis que quelques documents sur la paie et le contrôle du personnel apparaissent au sein du fonds de l'entreprise de travaux publics Gauthier.
- les archives liées aux activités extractives et industrielles
Elles sont, dans l'ensemble, moins bien conservées. Un faible nombre de rapports annuels, d'états d'exploitation, de journaux de mine et d'autres rapports journaliers du Directeur d'exploitation retracent l'activité productive. Quelques dossiers épars permettront de mener des études plus approfondies sur l'exploitation du puits de Courbarioux, le fonctionnement du laboratoire ou la remise en activité de l'usine à briques, sans combler les lacunes constatées, notamment pour l'usine d'agglomérés, du fait de la destruction de ces archives au cours de l'incendie de 1928. L'atlas dressé par Augustin Piala en 1891 et différents registres de tracés de plans permettent de localiser les puits et d'avoir une idée précise de l'extension du bassin houiller de Lavaveix.
Les activités commerciales sont, en revanche, beaucoup mieux documentées (registres de correspondance commerciale à partir de 1945, dossiers de clients - dont celui des sociétés de chemin de fer, constitué dès 1866 -, registres d'enregistrement des commandes et des expéditions). Les dossiers des contentieux impliquant les Houillères d'Ahun concernent essentiellement des dégâts miniers ; les contentieux commerciaux n'apparaissent qu'après 1945. A noter la présence de dossiers d'études en vue de la reconversion du site minier, témoignant de la volonté de maintien d'une activité industrielle à Lavaveix-les-Mines pour pallier le déclin de la mine.
Les activités de production d'électricité sont peu documentées du fait du transfert de nombreuses archives à la Société du barrage de Chantegrelle au moment de sa création. Les activités de distribution d'électricité sont en revanche largement représentées : les archives conservées recoupent aussi bien l'alimentation électrique d'entreprises ou de logements d'ouvriers que la gestion des concessions communales et intercommunales pour la fourniture d'électricité. Ces documents permettront, sans nul doute, une étude approfondie de ce secteur et rappellent la place occupée par les Houillères d'Ahun dans l'électrification de la Creuse ; c'est un intéressant complément aux fonds publics relatifs à l'électrification du département déjà conservés par les Archives départementales (série S).
La gestion du patrimoine immobilier, notamment les activités de location d'immeubles à des entreprises et à des particuliers, n'est bien documentée qu'à partir des années 1960 (au moment de la disparition de l'activité minière), ce qui rendra difficile l'étude des habitats ouvriers de cette société au temps de son essor.
Pour les concessions de la Haute-Loire et la Société des Charbonnages du Centre, seules sont conservées des archives sur la prospection de gisements, ne permettant pas une bonne approche des activités productrices. Les recherches sur l'exploitation de la concession d'Ahun-Nord de 1942 à 1969 et du bassin de Bosmoreau-les-Mines en 1942 par la Société de recherches et d'exploitation des mines d'Ahun-Nord sont permises par la conservation intégrale des archives liées aux activités extractives, aux ventes et aux expéditions des charbons (conservation d'un registre récapitulatif et de correspondance). Ces documents permettent de reconstituer les débuts de l'exploitation ainsi que les démarches faites par l'entreprise pour subsister dans les années 1960. Seule lacune apparente : l'absence de 1955 à 1960, puis à partir de 1964, des registres de transcription de correspondance constitués par Louis Marchand renseignant sur le fonctionnement quotidien de l'exploitation. Au sein des autres fonds, seuls des copies de courriers échangés et des plans permettent de retracer la gestion du réseau électrique de l'Union électrique de la Creuse, tandis que quelques pièces donnent une idée des chantiers réalisés par l'entreprise de travaux publics Gauthier.
Bien que le volume des archives produites par les différentes sociétés liées à l'exploitation des Houillères d'Ahun soit inégal, ce fonds offre de nombreux angles d'approche aux chercheurs et à tous ceux qui souhaiteront approfondir leur connaissance de l'histoire de l'exploitation du plus grand bassin houiller de la Creuse, par son exhaustivité et sa richesse.

Identifiant de l'unité documentaire :

132 J 1-1334

Identifiant de l'inventaire d'archives :

FRAD023_132J_01

Publication :

Archives départementales de la Creuse.
2008
Guéret

Informations sur le producteur :

Les Houillères d'Ahun : une histoire creusoise
Le bassin d'Ahun-Lavaveix dans la révolution industrielle : de l'essor au déclin
Le bassin houiller d'Ahun-Lavaveix constitue un bassin d'effondrement post-hercynien, d'âge stéfanien, encastré dans le massif granitique de Guéret, suivant l'axe de la faille d'Aubusson, de direction subméridienne. Long de 14 kilomètres et large de 1 à 2 kilomètres, il couvre une surface d'environ 25 kilomètres carrés. Six communes sont concernées par son périmètre : Ahun, Lavaveix-les-Mines, Saint-Médard-la-Rochette, Issoudun-Letrieix, Saint-Martial-le-Mont et Saint-Pardoux-les-Cards.
D'après les sondages archéologiques réalisés, l'exploitation du bassin houiller a débuté dès le XIIIe siècle. Il faut pourtant attendre le XVIIe siècle pour avoir des traces écrites de cette activité
Archives départementales de la Creuse, 6 E 3406.
. Depuis le début du XIXe siècle, le bassin houiller se trouve partagé en deux concessions distinctes, celle du Nord et celle du Sud. L'exploitation des gisements jusqu'en 1862 est toutefois très limitée.
La Société des Houillères d'Ahun naît en 1863 de la fusion des Sociétés des mines de houille du Nord et du Sud, elles-mêmes constituées par actes notariés du 20 mai 1808. En application de l'ordonnance royale du 19 novembre 1817, modifiée par un décret impérial du 22 février 1854, elles étaient concessionnaires de ce bassin sur une étendue de 12 km sur 2 km. C'est au terme d'une longue procédure débutée en 1856 par le duc de Morny (demi-frère de Napoléon III), Armand Donon, Jacques Palotte et le baron Le Brun Virloy - qui avaient créé une société civile dans cette intention - qu'elles se trouvent réunies par décret de l'Empereur daté du 8 janvier 1862. Cette fusion est destinée à doter la société de capitaux pour développer le bassin et exécuter des travaux de grande ampleur, dont le forage de quatre puits, la construction d'ateliers, de magasins et du triage-lavoir. Ces démarches s'accompagnent de l'achat de nombreuses propriétés immobilières. La Société anonyme des Houillères d'Ahun voit ses statuts dressés par acte notarié le 6 avril 1863 et approuvés par décret du 9 mai 1863. Le premier président du Conseil d'administration est le duc de Morny, alors président du Corps législatif, déjà à la tête de nombreuses compagnies minières.
Ce développement du bassin doit être mis en relation avec la construction de la ligne de chemin de fer Montluçon - Limoges par la Compagnie d'Orléans, dont l'embranchement de Busseau-sur-Creuse à Fourneaux dessert le bassin houiller d'Ahun. L'inauguration de cette ligne en 1864 va permettre aux Houillères d'Ahun de prospecter de nouveaux marchés. Des embranchements particuliers sont loués auprès de la Compagnie du chemin de fer vers Lavaveix-les-Mines dès 1863 puis vers Courbarioux en 1923, permettant l'expédition du charbon aux quatre coins de la France.
La production n'est cependant pas à la hauteur des espérances. Suite à l'apport de nouveaux capitaux, la production passe de 22 000 tonnes en 1864, à 160 000 tonnes en 1867 puis à 354 000 tonnes en 1874, année où elle atteint son pic. Près de 2000 mineurs travaillent alors dans les mines d'Ahun. Pour faire face à cet afflux d'ouvriers, la commune de Lavaveix-les-Mines
Elle est fondée sur un territoire composé de parcelles des communes de Saint-Pardoux-les-Cards et de Saint-Martial-le-Mont.
est créée le 24 avril 1868 sous l'impulsion des Houillères d'Ahun qui financent la construction de l'église et de l'école communale. Cependant, le déclin de l'activité minière s'amorce dès la fin du XIXème siècle avec, pour conséquence, une diminution de la population du bassin minier. Cette situation place Ahun à contre-courant des autres grands bassins miniers français dont l'activité explose à ce moment là. L'extraction annuelle du bassin d'Ahun diminue jusqu'à 180 000 tonnes en 1899. Malgré la transformation de la Société en Compagnie anonyme des Houillères d'Ahun le 1er juillet 1899 - en vue d'émettre des obligations à long terme permettant de nouveaux investissements -, l'activité poursuit une lente et inexorable baisse. Celle-ci conduit en 1927 à l'abaissement de 12 % des salaires des cinq cents mineurs travaillant encore pour la Société. Cette décision entraîne une grève très dure et violemment réprimée, qui culmine avec l'incendie détruisant l'usine d'agglomérés. Conséquence de ces événements, le Conseil d'administration du 12 janvier 1928 décide la fermeture définitive des puits de la concession Nord et une mise en sommeil pour un an de l'activité des autres puits. A partir de 1929, seuls le puits de Courbarioux dans la concession Sud, et l'usine à briques schisto-calcaires, construite en 1912, poursuivent leur activité.
Par ailleurs, les Houillères d'Ahun diversifient leurs activités en dehors de leur bassin houiller avec l'acquisition, en 1891, des concessions de Lubières et de Rilhac à Vergongheon (Haute-Loire) et la prise de contrôle de la Société des charbonnages du Centre, concessionnaire de la mine de Charbonnier (Puy-de-Dôme) en 1917. Ces activités prennent fin à la veille de la Seconde guerre mondiale, laissant les Houillères d'Ahun se replier sur leur bassin d'origine.
A la veille du Deuxième conflit mondial, l'extraction annuelle de charbon du bassin d'Ahun est descendue à 100 000 tonnes, dont la majeure partie est vendue à la Compagnie du chemin de fer Paris - Orléans, qui achète jusqu'à 90 % de la production houillère annuelle. Cette production alimente également l'usine à briques, jusqu'à l'arrêt de ses activités en 1942. Les conséquences de la Seconde guerre mondiale permettent cependant de relancer l'exploitation du bassin.
Les espoirs de l'après-guerre
La relance de la production de charbon au niveau national, dans le cadre de la reconstruction du pays, entraîne la reprise d'activité de nombreux bassins miniers. La loi du 17 mai 1946 portant nationalisation des combustibles minéraux solides aboutit à la création des Charbonnages de France, en charge de l'exploitation des bassins nationalisés ; elle ne s'applique cependant pas la concession minière d'Ahun. Cette décision se justifie par le coût de remise en activité du bassin et par la faiblesse de ses gisements. Elle induit l'arrêt de l'exploitation à plus ou moins long terme car le bassin d'Ahun ne pourra pas bénéficier des subventions publiques qui permettraient sa modernisation.
L'exploitation d'un seul puits, celui de Courbarioux, permet à la Société d'écouler sur le marché entre 10 000 et 15 000 tonnes de charbon par an, principalement auprès de la SNCF. En dépit de nombreuses tentatives pour reconvertir le site et rechercher de nouveaux débouchés, l'activité minière est interrompue en 1961, en dépit des aides publiques accordées. La dernière descente dans un puits de la concession Sud a lieu le 31 mars 1961 et la déclaration d'abandon de cette dernière intervient le 11 avril suivant. Une quarantaine de mineurs sont licenciés par suite de cette décision ; celle-ci ne signifie pourtant pas l'arrêt de l'exploitation du bassin d'Ahun.
La Société de recherches et d'exploitation des Mines d'Ahun-Nord reprend l'exploitation des mines de la concession d'Ahun-Nord, interrompue depuis 1928. Elle obtient l'amodiation
Convention par laquelle le concessionnaire d'une mine en remet l'exploitation à un tiers moyennant redevance.
de la concession par le biais d'une convention signée avec les dirigeants des Houillères d'Ahun le 25 avril 1944 et acceptée le 9 février 1945 par un décret du Gouvernement Provisoire. L'exploitation de cette concession était déjà reprise par un administrateur de la Société d'Ahun-Nord, Fernand Gauthier, qui avait reçu en septembre 1942 l'autorisation d'entreprendre des recherches et des exploitations locales. Cette reprise d'activité a pour conséquence la réouverture du puits Robert et la modernisation des installations minières. L'exploitation s'étend sur 4,5 km de long pour une largeur de 700 à 800 mètres, principalement sur le terrain communal de Lavaveix-les-Mines. Par manque de débouchés des licenciements sont prononcés dès 1950. Cette situation est encore aggravée par la baisse de la qualité du charbon abattu, celui-ci devant être mélangé à un fort pourcentage de houille améliorante pour être utilisable. L'arrivée de nouveaux clients, au début des années 1950, notamment les cimenteries Lafarge et la Société Poliet-et-Chausson, permet d'écouler le charbon sur des marchés neufs, mais soumis à la concurrence d'autres énergies fossiles, tels le gaz ou le fuel ; les ventes ne tardent pas à se trouver très sérieusement ralenties.
En dépit d'aides publiques, la SARL est contrainte d'arrêter l'exploitation de ses concessions. Une décision de fermeture provisoire est prise le 1er août 1968, à l'issue de la période des congés annuels. Les puits restent alors inexploités pendant quatre mois et demi jusqu'à leur réouverture le 16 décembre 1968 ; la dernière descente de vingt mineurs a lieu le 28 février 1969. La reconversion d'une partie des mineurs est assurée par l'entreprise de travaux publics Gauthier, créée par Roger Gauthier en 1961 et dirigée par Louis Marchand. Cette entreprise compte environ une cinquantaine de personnes. Quatre mineurs continuent de travailler à la mine pour combler certaines galeries, d'autres, à l'approche de la retraite, se trouvent placés en congés de longue durée, d'autres, enfin, sont mis au chômage. Le décès de Louis Marchand en 1975, et l'absence de débouchés dans une région sinistrée sur le plan économique, mettent fin aux activités de l'entreprise de travaux publics. Cette fermeture, accompagnée de celle de la mine, affecte durement l'activité économique à Lavaveix-les-Mines. La Société d'Ahun-Nord est finalement radiée du registre du commerce et des sociétés le 31 mai 1976. A compter de cette date, il ne reste plus en activité que la SA des Houillères d'Ahun ; celle-ci gère exclusivement des activités non minières, notamment la production d'électricité.
Un rôle majeur dans l'électrification du département
Dans le but de permettre l'exhaure
Épuisement des eaux d'infiltration (mines, carrières, ect.). Installation (pompes) qui assure cet épuisement.
des puits et l'électrification des services de la mine, la Société des Houillères d'Ahun se lance, à partir de 1904, dans la construction d'un barrage de douze mètres de hauteur de chute sur la Creuse, à Chantegrelle, et d'une usine hydro-électrique comportant trois groupes de 375 chevaux. Cette usine satisfait aux besoins en électricité liés à l'activité minière, mais permet aussi la vente du surplus à des particuliers et à des entreprises. La Société développe ses activités dans la distribution d'électricité par l'acquisition de concessions communales et intercommunales. Elle rachète, en 1923, à l'Omnium Régional d'Électricité les concessions communales d'Ahun et du Moutier-d'Ahun. En 1929, une permission de voirie lui est accordée pour l'électrification du hameau de Chantaud
Village de la commune de Saint-Martial-le-Mont.
et en 1933, la Société obtient la concession intercommunale du Syndicat d'électrification de Saint-Sulpice-les-Champs, zone Nord
Les communes concernées sont Saint-Pardoux-les-Cards, Issoudun, Puy-Malsignat, Saint-Médard, Saint-Martial-le-Mont, Chamberaud et une partie des communes d'Ars, de Fransèches et du Moutier d'Ahun.
. En outre, elle crée en 1926, avec d'autres concessionnaires creusois et des départements limitrophes, l'Union électrique de la Creuse (UEC) en vue de l'électrification de ce territoire. Par l'intermédiaire de cette société, les Houillères d'Ahun fournissent notamment de l'énergie à la Société électrique de Guéret et à la Compagnie électrique Loire et Centre à Montluçon.
L'Union électrique de la Creuse se trouve nationalisée par suite de la loi du 8 avril 1946, qui transfère à l'État la propriété des entreprises privées concessionnaires des services publics d'électricité et de gaz. Les concessions communales en possession des Houillères d'Ahun se trouvent également nationalisées. Une indemnité est versée à la Compagnie des Houillères d'Ahun pour le préjudice causé par la perte des clients et pour les frais engagés dans la construction des lignes et des postes de transformation. Après 1946, la production d'électricité non utilisée en vue du fonctionnement des installations minières est vendue à Électricité de France ; elle l'est en quasi-totalité à partir de 1961. Cette activité cesse d'être du ressort des Houillères d'Ahun à partir de 1986 avec la création de la SARL du Barrage de Chantegrelle. Dès lors, il ne reste plus aux Houillères d'Ahun que la gestion de l'après-mine.
La gestion de l'après-mine
Au moment où elle cesse l'ensemble de ses activités, la Société des Houillères d'Ahun conserve la gestion du patrimoine mobilier et immobilier acquis au cours de ses activités minières. Une cinquantaine de logements sont loués par la Société, majoritairement à des anciennes familles de mineurs. De nombreuses ventes de terrains et de bâtiments sont réalisées suite à l'arrêt de l'exploitation minière. Cependant, la Société des Houillères d'Ahun reste redevable des conséquences sur l'environnement de ses anciennes activités et se trouve dans l'obligation de sécuriser les nombreux vestiges miniers encore présents sur le bassin.
Le 12 janvier 2005, l'État, s'étant engagé à la sécurisation des anciens sites miniers, demande le remboursement des dépenses engagées pour le compte de la Société. Ne disposant pas des fonds nécessaires, le Conseil d'administration de la Société décide, lors de sa session du 21 février 2005, le dépôt de bilan auprès du Tribunal de grande instance de Guéret. Par jugement du 8 mars 2005, la Société est mise en liquidation judiciaire. Cette procédure entraîne la remise de ses archives aux Archives départementales de la Creuse.

Informations sur l'acquisition :

La majeure partie du fonds des Houillères d'Ahun a intégré les Archives départementales de la Creuse conformément aux dispositions du Code de commerce, qui, dans le cadre d'une procédure de liquidation judiciaire, prévoit le transfert d'archives d'entreprise présentant un intérêt historique aux Archives départementales. A cette remise, se sont ajoutés trois dons successifs effectués par la dernière Présidente Directrice Générale de cette société, Romaine Marie-Antoinette Marchand. Ces archives étant parties intégrantes des fonds sur les Houillères d'Ahun, il a été décidé de les y incorporer sans procéder à un traitement distinct. La majeure partie de ces documents provient, en effet, de la Société de recherches et d'exploitation des mines d'Ahun-Nord, dont Louis Marchand, père de la donatrice, a été le Directeur d'exploitation de 1957 à 1975. Un dernier don de deux registres de la Société anonyme coopérative des mineurs de Lavaveix-les-Mines vient compléter ces archives en octobre 2008. Que tous les donateurs soient ici remerciés de leur geste qui permettra la conservation, la diffusion et la mise en valeur d'informations d'un grand intérêt pour la recherche historique et pour la mémoire des Creusois !
Jusqu'en 1939, ces archives se trouvaient stockées en deux lieux distincts, au siège social parisien de la Compagnie
Les sièges sociaux parisiens de la Société anonyme des Houillères d'Ahun ont été successivement la Place de l'Opéra (1863-1898), puis le 15, rue de la Chaussée d'Autun (1899-1905) et le 4, rue de Sèze (1906-1939).
et à Lavaveix-les-Mines. Le transfert du siège social de Paris à Lavaveix-les-Mines, décidé en 1939, a pour conséquence le déménagement des archives conservées à Paris et la réunion des deux ensembles documentaires. Les archives conservées au siège social concernant la Société des Charbonnages du Centre et les concessions des mines de houille de Vergongheon suivent le même itinéraire. Outre les pertes occasionnées lors de ces transferts, des dégâts importants sont imputables à l'incendie qui s'est déclaré en 1928 à l'usine d'agglomérés. Il est à noter que le fonds n'a pas subi de pertes au cours de la Seconde guerre mondiale, les archives de cette période étant très complètes.
À partir des années 1950, la Société des Houillères d'Ahun partage les bureaux de son siège social avec la Société de recherches et d'exploitation des mines d'Ahun-Nord. Dès sa création en 1961, l'entreprise de travaux publics Gauthier occupe ce même bâtiment. Ces trois sociétés partagent leur personnel dirigeant et leur secrétariat, ce qui a pour conséquence la gestion commune de leurs affaires et la constitution de dossiers communs, au détriment du principe de séparation des fonds en fonction de leur provenance. Seule la Société des Houillères d'Ahun va poursuivre ses activités après 1976 jusqu'à sa mise en liquidation judiciaire en 2005.

Description :

Mise en forme :
Le plan de classement des archives des Houillères d'Ahun s'est inspiré de classements portant sur des fonds analogues, réalisés par d'autres services d'archives départementales – Loire, Tarn – et des préconisations pour le traitement des archives privées de Bertrand Gille
Ce plan de classement est disponible dans le livre d'Isabelle Guérin-Brot, Les archives des entreprises : conseils pratiques d'organisation, Paris, Archives nationales, 2ème édition, 199, pp. 73-70
. Les indications mentionnées sur les dossiers constitués et à partir du plan comptable établi en 1950 ont servi également d'appui.
Cinq grandes catégories fonctionnelles d'archives – vues plus haut – sont distinguées : les archives relatives à l'administration générale, les archives comptables, celles relatives au domaine, au personnel et aux activités de la société. Ce plan a été appliqué, dans la mesure du possible, à l'ensemble des fonds d'entreprises identifiés.
La principale difficulté de ce classement a résulté de l'état de ce fonds avant même son entrée aux Archives départementales de la Creuse. En effet, différents sous-fonds coexistaient au sein des archives conservées à Lavaveix-les-Mines, sans être clairement identifiés, et de nombreux dossiers étaient en vrac. Un premier récolement des archives transférées à Guéret a permis d'identifier différents producteurs, notamment grâce aux indications portées sur les dossiers constitués, aux en-têtes des papiers ou aux noms des personnels mentionnés dans les pièces. En concordance avec la notion de respect du fonds, les différents fonds d'archives identifiés ont reçu un traitement distinct dans la mesure où le producteur pouvait être identifié. Cependant, la gestion commune des archives de la Société anonyme des Houillères d'Ahun avec celles des Charbonnages du Centre et de l'Union électrique de la Creuse au siège parisien dans les années 1930, et de la Société de recherches et d'exploitation des mines d'Ahun-Nord et de l'entreprise de travaux publics Gauthier à Lavaveix de 1961 à 1976, a conduit au maintien de certains dossiers mêlant des archives relevant de producteurs différents. Ces dossiers ont été intégrés au fonds de la Société anonyme des Houillères d'Ahun en veillant à ce que cette situation soit clairement mentionnée dans l'analyse, à chaque fois qu'elle se présentait.
Le fonds des Houillères d'Ahun a fait l'objet d'un important travail de tri et d'éliminations, qui a porté en premier lieu sur le volumineux gisement de doublons, de brouillons et d'imprimés vierges identifiés au sein des archives administratives et comptables. La confrontation des dossiers produits par le Directeur-Général et par le Directeur d'exploitation a permis de réunir les archives portant sur une même affaire et de supprimer des doublons. Des éliminations ont également porté sur des documents ne présentant pas d'intérêt historique, ni de valeur témoignant de l'activité des Houillères d'Ahun. Il en est allé de même pour de nombreux documents administratifs et comptables, dont l'information est susceptible d'être reprise par ailleurs. Les bons de commandes de matériel non spécifiquement minier ont subi le même traitement à l'exception de quelques spécimens concernant des achats significatifs. De plus, un tri a été pratiqué au sein des collections de factures, afin de ne retenir que celles antérieures à 1947, et de constituer pour la période postérieure, un échantillon portant sur une année sur cinq. Les correspondances avec les fournisseurs ont, en revanche, été intégralement conservées. D'autres éliminations ont porté sur des documents comptables préparatoires – pièces de caisse, relevés de comptes bancaires et postaux – et relatifs aux relations avec les banques pour la gestion quotidienne des comptes bancaires et des titres financiers. Aucune élimination d'originaux n'a porté sur des archives antérieures à 1945. Les archives des Houillères d'Ahun, qui totalisaient au départ environ 85 mètres linéaires se limitent, après éliminations, à un ensemble archivistique de près de 55 mètres linéaires.

Conditions d'accès :

La totalité du fonds d'archives est constitué de documents en français ; seules quelques pièces éparses produites par l'administration allemande d'occupation, pendant la Seconde guerre mondiale, sont rédigées en allemand.
La convention de don d'archives de la Société anonyme des Houillères d'Ahun, signée entre le liquidateur judiciaire de la société et le Président du Conseil général de la Creuse, prévoit que la communication de ces archives soit, une fois l'inventaire du fonds réalisé, « soumise aux lois, décrets et règlements qui régissent les Archives départementales ». La communication des archives s'établit donc conformément aux dispositions prévues par le Code du patrimoine (article L. 213-1) et ses décrets d'application.
Les documents communicables sont librement reproductibles, dans la mesure où leur état de conservation matérielle le permet.

Langues:

Cet instrument de recherche a été rédigé en français.

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Archives départementales de la Creuse
De nombreux inventaires constituent des instruments de recherche provisoires et sont susceptibles d'être modifiés dans les années à venir.
Série E Dépôt – Archives communales déposées aux Archives départementales
1 E Dépôt : AHUN
1 E Dépôt O 1 Moyens de transport : compagnie du chemin de fer d'Orléans. Ligne de Montluçon à Limoges, embranchement sur les houillères, enquêtes sur les stations, 1860-1880.
Série FI – Fonds iconographiques : cartes, plans, documents figurés
48 Fi : Fonds Alfred de Nussac. Fonds en attente de classement comprenant quelques photographies sur Lavaveix-les-Mines.
Série J – Fonds entrés par voie extraordinaire : achats, dépôts, dons
1J : Fonds de pièces isolées et de petits fonds. Don Lucie Dupuy (entrée n°2289 du 23 juillet 1991)
1 J 185 3 pièces. Compagnie anonyme des Houillères d'Ahun : expérience d'aérage et jaugeage des courants d'air : un registre (juillet 1918 à juillet 1927), un livre de bord (5 juillet 1948-30 septembre 1948), un état comparatif mensuel du tonnage des dépenses et prix de revient, fournitures comprises (1918-1948).
Série K – Lois, ordonnances et arrêtés
5 K : Conseil de Préfecture
5 K 60 Commune de Saint-Pardoux-les-Cards, compagnie des Houillères d'Ahun : établissement d'un puits sur un terrain communal dit "La Chaume" (1873).
5 K 67 Commune de Lavaveix-les-Mines et la Compagnie des Houillères d'Ahun : opposition du directeur de la compagnie à l'arrêté du 14 août 1880 (1880).
5 K 72 Commune de Saint-Pardoux-les-Cards, section de Bourlat : instance judiciaire contre la compagnie des Houillères d'Ahun pour la contraindre d'acquérir un terrain communal dont elle a l'occupation (1883).
5 K 73 Société des Houillères d'Ahun : réclamation tendant à obtenir la réduction de la redevance au titre de l'année 1881 (1883).
5 K 88 Mines d'Ahun, élection d'un délégué et d'un suppléant à la Sécurité (Michel Trimouille et Lucien Berthon) des anciens mineurs : contestation de cette élection (1891).
5 K 109 Mines d'Ahun, élection d'un délégué à la sécurité des ouvriers mineurs de la 2e circonscription : protestation de la compagnie des Houillères (1906).
5 K 110 Mines d'Ahun, élection d'un délégué à la sécurité des ouvriers mineurs : recours de la Compagnie des Houillères d'Ahun contre l'élection de François Abgrall, opération du 18 août 1907 (1907).
5 K 114 Mines d'Ahun, élection d'un délégué à la sécurité des ouvriers mineurs du 27 septembre 1908 : inégibilité de François Abgrall (1908).
Série M – Administration générale et économie du département depuis 1800
1 M : Admistration générale du département
1 M 328-332 Circonscription territoriale. – Lavaveix-les-Mines, création de la commune (1864-1868).
6 M : Population, affaires économiques, statistiques
6 M 446 Statistiques de l'industrie minérale (1854-1860).
6 M 447 Statistiques industrielles (1878-1882).
9 M : Industrie
9 M 5-14 Rapports et tableaux sur la situation industrielle (1862-1896).
10 M : Travail et main-d'œuvre
10 M 32 Conflits du travail. Mines de Lavaveix-les-Mines (1876-1936).
10 M 88 Accidents du travail dans les mines (1850-1921).
M Supplément
M sup. 0821 Affaires économiques, conflits du travail. – Grèves de Bosmoreau-les-Mines, Lavaveix-les-Mines, états hebdomadaires des grèves (1910-1939).
Série O – Administration et comptabilité communales
O 0699 Lavaveix-les-Mines, affaires diverses. – Contestation entre la commune et la Compagnie des Houillères d'Ahun (1869-1887).
Série S – Travaux et transports (versements du service des Ponts et chaussés)
Chemins de fer d'intérêt général
12 S 1-19 Ligne de Saint-Sulpice-Laurière à Montluçon (1854-1919).
13 S 1-10 Ligne de Busseau-sur-Creuse à Ussel (1863-1919).
30 S 1 Projet de tramway et de chemins de fer départementaux. – Ligne d'Ahun à Lavaveix-les-Mines (1892).
Mines
64 S 1 Circulaires et instructions (1813-1877).
65 S 1-6 Personnel d'encadrement et spécialisé (1824-1903).
66 S 1 Délégués mineurs. – Élections (1894-1909).
67 S 1-4 Caisse autonome des retraites des ouvriers mineurs : dossiers individuels
Dossiers individuels constitués pour bénéficier d'une allocation aux termes de la loi du 31 mars 1903 relative à l'amélioration des retraites des ouvriers mineurs et non le compte des ouvriers mineurs à cette caisse dont les livrets et fiches individuelles sont présents dans le fonds des Houillères d'Ahun.
(1903-1914).
68 S 1 Mines et Tourbières. – Enquêtes et rapports sur la situation des mines et tourbières en Creuse (1827-1856).
73 S 1-2 Recherche et concessions de mines et de carrières. Houille. – Ahun (1841-1857). Saint-Médard (1856-1857).
77 S 1-3 États d'exploitation : travaux et produits (1868-1908).
Série S supplément (S 0) – Travaux et transports (suite)
S0 01(partie) Mines. Houillères d'Ahun et de Lavaveix, contient notamment des plans (An X-1868).
Versement de la SNCF (1938)
S0 35-48 Mines, concerne les élections des délégués mineurs, le fonctionnement et les activités de la Caisse autonome des ouvriers mineurs et de la Caisse de secours des ouvriers mineurs (1890-1936).
Versement du Cabinet de la Préfecture
S0 53 Dossiers de sociétés : Houillères d'Ahun, Bosmoreau-les-Mines, Mines d'or du Châtelet (s.d.).
S0 57-128 Dossiers sur des syndicats d'électrification, concerne notamment le syndicat intercommunal de Saint-Sulpice-les-Champs [Années 1920-1930].
Divers
S0 152-153 Dossiers relatifs à l'électrification de la Creuse, concerne notamment le contentieux entre le département et l'Union électrique de la Creuse (1924-1934).
S0 185-449 Dossiers relatifs aux syndicats d'électrification et l'électrification en Creuse, concerne notamment le syndicat intercommunal de Saint-Sulpice-les-Champs et la régie électrique de Lavaveix-les-Mines [Années 1920-1930].
Série W Versement d'archives administratives
Fonds de la Préfecture
6 W 28 Jardins des mines d'Ahun (1926-1959).
25 W 42 Exploitation minière : état des grandes et petites mines (1947).
44 W 40 (partie) Grève des ouvriers mineurs (1948-1950).
56 W 71 (partie) Ouvriers mineurs. – Mines de Lavaveix-les-Mines, chômage : rapport, correspondance et situation locale (1950, 1958-1961).
56 W 72 (partie) Situation des mines et des carrières du département. – Mines d'Ahun : grèves, licenciements aux mines d'Ahun-Sud et aux mines de Lavaveix : rapport de l'ingénieur des Mines. Fermeture des mines de Lavaveix : extraits des registres des délibérations des conseils municipaux concernés (1954-1955).
78 W 90 (partie) Lavaveix-les-mines, fermeture des Houillères d'Ahun-Nord : accord tarifaire pour le transport du charbon, reclassement et indemnisation du personnel (1961-1971).
98 W 8 (partie) Travail, relations de travail. – Licenciements aux houillères de Bosmoreau-les-Mines et Lavaveix-les-Mines (1940-1962)
93 W 59 (partie) Conflits du travail. Grève des mineurs de Lavaveix-les-Mines (1950-1963).
160 W 41 Mines des Houillères d'Ahun [s.d].
1354 W 50 (partie) Entreprise en difficulté. – S.A. les Houillères d'Ahun (1969-1980).
Fonds de la Sous-préfecture d'Aubusson
8 W 26 Lavaveix les Mines, Mines. – Protestations des communes au département à la suite de licenciements par la Compagnie anonyme des Houillères d'Ahun (1954) ; mouvements ouvriers, élections des délégués mineurs (1947-1953).
Série Z Sous-préfectures
1 Z Sous-Préfecture d'Aubusson
1 Z 122 Contrôle du travail et de la main d'œuvre dans les entreprises, notamment : conflits du travail, Société des Houillères d'Ahun à Lavaveix (1919-1928).
Autres services d'archives
Archives nationales
Archives nationales, site de Paris
Série F : versements des ministères et des administrations qui en dépendent
F7 13904 (n°12) Dossiers versés par la Direction des renseignements généraux. Grève des mineurs de Lavaveix-les-Mines (1927).
Archives nationales du monde du travail (Roubaix)
59 AQ : fonds de la Société des Charbonnages du Centre rattaché au fonds de la Société de Commentry-Fourchambault et Decazeville.
59 AQ 433-437 Journal (1907-1942).
59 AQ 438-442 Grand livre (1910-1942).
59 AQ 443 Inventaires (1927-1941).
59 AQ 885 Procès-verbaux des assemblées générales (1907-1941).
Autres services d'Archives départementales
Archives départementales de la Haute Loire
Série S – Travaux et transports (fonds de la Préfecture)
S 632-633 Mines de Lubières et de Rilhac ( s.d.)
Archives départementales du Puy-de-Dôme
Sous-série 10 M – Travail et main d'œuvre
10 M 76-102 Conflits du travail, classement par années (1918-1940).
10 M 104 Conventions collectives dans les mines (1936-1939).
Série S – Travaux et transports
S 19, S 48, S 54, S 701 Pièces concernant la concession minière de Charbonnier-les-Mines (1808-1912).
S 3395 Personnel, affectations spéciales des ouvriers des mines et carrières : mines de Charbonnier (1939-1940).
S 3927 Contrôle des sociétés minières de secours : mines de Charbonnier (1900-1946).
Série U – Justice
U 25244 Fonds de la justice de paix de Saint-Germain-Lembron, actes de société. – Compagnie des Mines de Charbonnier-les-Mines : statuts et élections des délégués-mineurs (1894-1912) ; Charbonnages du Centre (1925).
40 ETP – Fonds des Houillères du bassin du Centre et du Midi
40 ETP 18 Compagnie générale industrielle (société anonyme) : comptes rendus d'assemblées générales ordinaires et extraordinaires (1940-1946).
426 W – Versement du service des Mines
426 W 17 Levée des réquisitions aux mines de Charbonnier-les-Mines (1940-1942).
426 W 409 Procès-verbaux d'accidents aux mines de Charbonnier-les-Mines (1940-1944).
Sous-série 3 E 91 – Archives communales déposées par la commune de Charbonnier-les-Mines (dépôt sous forme de microfilm cotés 1 Mi 586)
3 E 91 31-33 « Journal d'avancement n°2 », rapports mensuels, bimensuels ou trimensuels (1863-1870). Rapport (1871). Liste des installations (1885). Journal de mine (1909-1918).
Fi - Documents figurés
547 Fi 183 Carte postale Mines de Charbonnier (collection G. Pattyn) : puits Alexandre (vers 1900).
507 Fi 948 Carte postale Mines de Charbonnier (collection Louis Saugues) : le chemin de fer aérien de Charbonnier à Brassac (1910).
Archives municipales
Les communes du bassin houiller d'Ahun-Lavaveix, susceptibles de détenir des archives relatives aux activités d'extraction minière, sont les suivantes : Ahun (chef lieu de canton), Issoudun-Létrieix, Lavaveix-les-Mines, Saint-Médard-la-Rochette, Saint-Martial-le-Mont et Saint-Pardoux-les-Cards (canton de Chénérailles).
Autres services d'archives
Archives historiques d'Électricité de France-Gaz de France
EX.21.05 CREUSE, Union électrique de la (1926-1950).
Ce fonds constitué de 13 boîtes contient des archives relatives à la constitution de la société (1926-1941), à sa direction (1926-1948), aux dommages de guerre (1944), à la comptabilité générale (1926-1946), à l'activité (1932), aux déclarations de salaires aux contributions directes (1938-1945) et à sa nationalisation (1946-1950).

Références bibliographiques :

Généralités sur l'histoire ouvrière
DREYFUS (Michel), Les Sources de l'histoire ouvrière, sociale et industrielle en France, XIXème et XXème siècle : guide documentaire, Paris, Éditions ouvrières, 1987, 299 p.
PERROT (Michelle), Les Ouvriers en grève : France 1871-1890, 2ème édition, Paris, École des Hautes études en Sciences sociales, 2001, 3 vol., 899 p.
Généralités sur les mineurs et les mines de charbon
Les Trois âges de la mine, Centre historique minier de Lewarde, La Voix du Nord, 2007, 3 vol., 153 p.
BALIGAND (Françoise) et CARPENTIER-BOGAERT (Catherine), Sainte-Barbe : légende et traditions, Lewarde, Centre historique minier, Douai, Musée de la Chartreuse de Douai, Béthune, Musée d'ethnologie régionale de Béthune, 1997, 165 p.
BORGEAUD (Maurice), Le Salaire des ouvriers des mines de charbon en France depuis 1900, Paris, Presses universitaires de France, 1938, 128 p.
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DEBERLES (Kléber), La Grande épopée des mineurs, Lille, La Voix du Nord, 1992, 237 p.
LAFITTE-LAPLACE (Robert), L'Économie charbonnière de la France, Paris, impr. Jouve et Cie, Marcel Giard libr.-éditeur, 1933, X-765 p.
LE TIRANT (Dominique), Femmes à la mine, femmes de mineurs : enquête sur les femmes dans la société minière du Nord de la France, Lewarde, Centre historique minier, 2002, 175 p.
Cet ouvrage complète et prolonge l'exposition « Femmes à la mine, femmes de mineurs », présentée au Centre historique minier de Lewarde d'avril à décembre 2002.
FARGUES (Dominique) et MULLER (Arnaud), Mémoires de mineurs, Paris, Succès du Livre, 2008, 260 p.
NOIRIEL (Gérard), Les Ouvriers dans la société française, XIXe-XXe siècle, Paris, Éditions du Seuil, 1986, 317 p.
PLESSY (Bernard) et CHALLET (Louis), La Vie quotidienne des mineurs au temps de « Germinal », Paris, Hachette, 1993, 339 p.
TIFFON (Georges), Le Charbon, Paris, Presses universitaires de France (collection Que sais-je ?), 1983, 127 p.
TREMPE (Rolande), Les Mineurs de Carmaux, 1848-1914, Paris, Éditions ouvrières, 1971, 2 vol., 1012 p.
Généralités sur l'histoire de l'électricité
BELTRAN (Alain) et CARRÉ (Patrice-Alexandre), La Fée et la servante : la Société française face à l'électricité XIXe - XXe siècle, Paris, Belin, 1991, 348 p.
CARON (François) et CARDOT (Fabienne), dir., Espoirs et conquêtes (1881-1946), tome premier de l'Histoire générale de l'électricité en France, Paris, Association pour l'histoire de l'électricité en France, Paris, Fayard, 1991, 999 p.
LÉVY-LEBOYER (Maurice) et MORSEL (Henri), dir., L'Interconnexion et le marché (1916-1946), tome deuxième de l'Histoire générale de l'électricité en France, Paris, Association pour l'histoire de l'électricité en France, Fayard, 1994, 1438 p.
Études et articles réalisés sur les houillères d'Ahun
CESSAC (Pierre de), « Description géoélogique du bassin houiller d'Ahun », dans Mémoires de la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse, t. 1, Guéret, 1844, p. 73-81.
COLDRE (Alain), Les Houillères d'Ahun. Deux siècles d'histoire, disponible sur http://www.icilacreuse.com.mine/mine.html  [en ligne], consulté le 8 août 2008.
COUDERT (Gilbert Joseph), « Histoire et chronique du bassin houiller de la vallée de la Creuse. Exploitation d'Ahun-les-Mines et de Lavaveix-les-Mines », dans D'onte ses ? (d'où es-tu ?), Bulletin de liaison du Cercle généalogique, historique et héraldique de la Marche et du Limousin, n° 49, Limoges, 1990, p. 24-37.
DESBOEUF (Sabine), Les Bassins houillers stéphaniens de la Creuse, Mémoire de maîtrise d'histoire à l'U.F.R. des Lettres et Sciences humaines de l'Université de Limoges, Faculté de Limoges, 1982, 137 p.
DOHRMANN (Nicolas) et NIEMIEC (Dominique), « Des mines dans la campagne creusoise : le bassin houiller d'Ahun-Lavaveix-les-Mines », dans Archives en Limousin, n° 27, Tulle, 2006, p. 55-61.
Direction régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement (DRIRE) du Limousin et Minelis Sarl, Mise en sécurité de 17 ouvrages sur les concessions de Charbon d'Ahun, disponible sur : http://www.limousin.drire.gouv.fr/ssol/Rapport%20de%20s%C3%A9curisation%20Minelis.pdf  [en ligne], consulté le 8 août 2008.
GRUNER (Louis), Étude des bassins houillers de la Creuse, Paris, Imprimerie J. Bonaventure, 1868, 204 p.
Ce livre de Louis Gruner n'est pas présent au sein du fonds des Houillères d'Ahun. Ce livre faisait pourtant partie de la bibliothèque de la Société des Houillères d'Ahun, conservé au siège social de la Société et utilisé par Sébastien Desboeuf dans son mémoire en 1982. D'autres exemplaires sont disponibles à l'École nationale des Mines de Saint-Étienne ou dans de nombreuses bibliothèques parisiennes.
HODAC (Robert), La Grève de 1927 dans le bassin houiller de Lavaveix-les-Mines, Mémoire de Maîtrise d'histoire à l'U.F.R. des Lettres et Sciences humaines de l'Université de Limoges, Limoges, 1985, 123 p.
LAZAJ (Jehanne), « Une opération d'inventaire d'urgence pour une préservation réfléchie : les Houillères d'Ahun à Lavaveix-les-Mines (Creuse) », dans In Situ. Revue des patrimoines, n° 8 consacré au patrimoine industriel, mars 2007, disponible sur : http://www.revue.inventaire.culture.gouv.fr/insitu/insitu/article.xsp?numero=8&id_article=lazaj-1296  [en ligne], consulté le 8 août 2008.
« La mine morte », dans Limousin magazine, édition de la Creuse, n° 97, juillet-août 1969, p. 22.
SABOURIN (Jacqueline), « Historique de la mine de Fourneaux et Courbarioux jusqu'en 1915, commune de Saint-Médard-la-Rochette », dans Mémoires de la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse, t. 42, Guéret, 1984, p. 10
SABOURIN (Jacqueline), « La Houille du bassin d'Ahun et son transport à l'époque gallo-romaine », dans Mémoires de la Société des sciences naturelles, archéologiques et historiques de la Creuse, t. 46, Guéret, 1997, p. 227-238.
VERLHAC (Francis), L'Industrie rurale en Limousin, Thèse de 3ème cycle de l'Université de Limoges, Limoges, 1987.

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Mises à jour :

12 mars 2009
  • Ce répertoire est publié avec le visa scientifique et technique de la Direction des Archives de France.