Document d'archives : Sautter, Lemonnier et Cie, puis "Sautter, Harlé et Cie", "anciens établissements Sautter-Harlé" et "Société Harlé et Cie

Institution de conservation :

Archives nationales

Title:

Sautter, Lemonnier et Cie, puis "Sautter, Harlé et Cie", "anciens établissements Sautter-Harlé" et "Société Harlé et Cie transformée".

Identifiant de l'unité documentaire :

F/14/19828, F/14/19830, F/14/19833, F/14/19835, F/14/19840, F/14/19844-F/14/19847, F/14/19863, F/14/19868-F/14/19869, F/14/19871-F/14/19877, F/14/19879

Informations sur le producteur :

En 1852, Louis Sautter (1825-1912) rachète à M. Létourneau, l'atelier de Jean-Baptiste Soleil, son beau-père, ingénieur opticien qui fut le premier à travailler avec le Service des Phares et Balises avec Fresnel qui y a fait construire ses premiers phares lenticulaires.
Ancien ingénieur de l'École centrale, L. Sautter fonde la société Sautter et Cie. L'entreprise connaît alors un essor important avec, notamment l'application de l'éclairage électriques aux phares, comme celui de La Hève en 1863. En 1867, il crée le premier projecteur de lumière électrique pour le yacht de Napoléon III, la Reine Hortense.
Après la guerre de 1870, Louis Sautter s'associe à Paul Lemonnier. La société évolue en 1883 en Société Sautter, Lemonnier et Cie. Ils construisent la machine de Zénobe Gramme, première génératrice industrielle de courant continu, et réalisent l’éclairage de navires et l’éclairage à grande distance à l’aide du nouveau générateur électrique. Après 1881, Louis Sautter se consacre aux œuvres philanthropiques et religieuses.
Son fils Gaston s'associe alors avec l'ingénieur Emile Harlé. La société évolue en Anciens Établissements Sautter Harlé et, enfin, en Sautter-Harlé et Cie. Elle devient Société anonyme en 1915. Spécialisé dans les phares lenticulaires, les moteurs électriques, la turbo-génération, les projecteurs et les réparations, son siège social est situé au 4, rue Paul Cézanne, dans le 8e arrondissement de Paris, avant d'être réuni avec son usine située au 20 avenue de Suffren, dans le 15e arrondissement. En 1956, elle devient la Société de Constructions Électriques Bréguet-Sautter-Harlé, avant d'être absorbée par la société F.-Béghin en 1963 qui devient en 1973 Béghin-Say.