Document d'archives : Relation par un sieur Raymond d'une conversation qu'il a eue, chez l'avocat Guillin de Pougelon, au cours de laquelle il avait...

Institution de conservation :

Archives nationales

Title:

Relation par un sieur Raymond d'une conversation qu'il a eue, chez l'avocat Guillin de Pougelon, au cours de laquelle il avait manifesté son angoisse devant le bouleversement qui allait arriver dans sa fortune du fait de la Révolution, car il était bien éloigné d'avoir acquitté le prix de son office acheté près de 60 000 livres. Guillin, entrant dans ses malheurs, lui fit observer "qu'il était impossible qu'une révolution quelconque se fît dans un grand empire sans entraîner beaucoup de victimes, mais, qu'au surplus, il n'y avait encore rien de décidé sur le sort des officiers ministériels, qu'[il] devait prendre patience et qu'il [l'] exhortait surtout à tout attendre d'une seconde législature qui, plus tranquille et moins contrariée que la première, s'occuperait à adoucir et à cicatriser toutes les playes que celle-ci était obligée de faire". 13 janvier 1791.
Troubles de Marseille : affaire Lieutaud 20 décembre 1790-15 juin 1791
Mémoires, lettres et procès-verbaux relatifs à l'affaire de Jean-François Lieutaud, ancien officier municipal et commandant destitué de la garde nationale de Marseille, accusé d'avoir, par l'intermédiaire de Barthélemy Lambarini (1), son ancien aide de camp, fait distribuer de l'argent pour séduire le peuple en lui disant qu'il valait mieux revenir à l'ancien régime.

Contenu :

1. Écrit aussi "Lambarine", ancien peseur de charbon sur les quais de Marseille, excitait les charbonniers et les gens du port (V. ci-dessus D/XXIXbis/17, dossier 184, p. 23 à 25, la notice consacrée à Lieutaud). Lambarini, qui l'avait accompagné à Paris après leur libération, devait, dans l'été de 1792, faire partie des groupes d'hommes résolus, chargés d'assister aux séances de l'Assemblée législative pour soutenir les députés de droite contre leurs adversaires des tribunes et parler en faveur du roi sur la voie publique et dans les cabarets, tout en surveillant les motions révolutionnaires. V. ci-dessous D/XXIXbis/42, dossier 415/3, p. 89 à 106 et , 1 série, t. 26, pages 284 et 285, le rapport fait à l'Assemblée nationale par Cochon de Lapparent au nom du comité des Recherches, le 21 mai 1791.Archives parlementairesre

Identifiant de l'unité documentaire :

Pièce n°10