Document d'archives : FISCALITE Nommées : assiette des impôts

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Nommées ou dénombrement des biens meubles et immeubles possédés par les habitants de Lyon (1528 - 1529).
Nommées, du côté de Fourvières - (En tête du présent cahier et de chacun des autres de la même suite, se trouvent des instructions sur la manière de procéder à la description des maisons de la ville, et un itinéraire des quartiers à parcourir. Ces renseignements sont destinés aux quatre quarteniers et notables, chargés, deux par deux, dans la circonscription correspondante, de l'opération dont il s'agit. Celle-ci avait été ordonnée pour contribuer à la collecte générale des deniers destinés à la rançon du roi François 1er). - François et Léonard Théodaldo, marchands florentins, sont locataires de Jean Guiraud, dont la maison fait le coin de la rue de l'Anerie. François Romain, " parfumyer, " occupe une des boutiques de cette maison ; (folio 3) - Pierre Sala loue à Jean-Baptiste Munitoli, marchand lucquois, sa maison, dont il habite le haut. " Aussy y habite Paule Bandinelly (Paul Bandinelli), corratier lucquoys, faisant la despence au dit Munitoly et à ses gens ; " (folio 3 verso) - Bonaventure Michelli et Urbain Parenchi, marchands lucquois ; - Thomas Sartin, marchand florentin. Ce commerçant et les deux étrangers précédents sont établis dans le même quartier ;(folio 4) - les héritiers de feu Benoît Berjon et de Jacques Basque tiennent " une maison appellée la Banque-de-Médicis. Et la tiennent à louage entièrement, tant dessus que dessoubz, Jehan (?) et les héritiers feu Léonard Bertholin, marchans florentins ; "(folio 4 verso) - maître Bermond, écrivain ; (folio 6) - Hiéronime Bourbonse et Augustin de Monalia, marchands gênois ; (folio 8 verso) - les hoirs de feu messire Antoine Piochet ont " une maison sus le pont de Saonne, du cousté du Royaulme et de vent, par indivis avec Françoise Piochète, relaissée de feu Jehan Barondeau, bastie à neuf, contenant : cave, deux arcs de botique et l'entrée ; trois chambres l'une sus l'autre (ce qui équivaut à la maison haute, moyenne et basse), le grenier. Et la tiennent à louage Guillaume et Ennemond Juge, merciers, dont la dicte Piochète n'a que le trois quartz ; et se loue toute (c'est-à-dire en totalité) la somme de 500 livres " etc. ; (folio 14) - Charles Maroncelli et Antoine Beton, florentins ; (folio 15 verso) - Jacques Rasal et Simon Bonseigneur, bolonais ; (folio 15 verso) - Julien Nerini, florentin, occupe entièrement la maison des hoirs Maurice Sève ; (folio 16 verso) - Jean Camus, possède, en la ruelle du Garillan, deux corps de bâtiment joints ensemble et ayant appartenu à feu Rolin Chausson ; " lesquelz deux corps contiennent : cave, trois botiques et l'entrée ; trois chambres doubles, l'une sus l'autre, et le grenier. " Camus a pour locataires : Silvestre Achiolli, florentin, " lequel tient toute la maison, tenant hostes ; " Jacques Aigrebouche, orfèvre, etc. ; ( 16 recto) - Guillaume Burion ou Burrion, mari de Marguerite Jarée ou Jarez, femme de feu monsieur de Miramont, possède, en la même ruelle (qui s'étend sur le côteau de Fourvières), une maison habitée par Jean Acot et Thenaille, marchands florentins, et par Antoine de Lavis, maître tambourineur ; (16 bis, 16 verso) - maître Fernin, " engraveur " (graveur), est logé dans la même rue ou ruelle, chez Antoine de La Gulhe, orfévre ; (folio 17) - Antoine Mellin, florentin, occupe un membre de la maison de Gabriel Chardon, tambourineur ; (folio 17) - Ranco ...(l'autre nom est en blanc), courtier florentin, possède une petite maison dans la même rue, etc. ; (folio 17 verso) - Nicolas de Pierrevive tient " une grant maison contenant : deux corps ; plusieurs entrées, caves, chambres basses ; deux cours et plusieurs autres membres, avec ung jardin ayant sa sortie en la rue tirant à Forvière, que fust de André de Pierrevive. En la quelle fait sa demorance Anthoine Gondy, florentin. " Cet hôtel, dont la partie supérieure venait d'être rebâtie à neuf, est estimé 300 livres par an ; (On connaît la parenté, par alliance, des Gondi avec les Pierrevive.)(folio 17 bis) - Benedetto de Poge, lucquois, et la banque de Panchati occupent, en la ruelle du Garillan, la maison de maître Fontbonne, procureur ;(17 recto) - Michel ....(en blanc), " le graveur, " occupe une petite boutique, dépendante de la maison que Simon Tignat, orfévre, possède en la même ruelle ;(17 recto et verso) - Zanobis Genory et Stephano Delbenin (dal Bene?), florentins ; (folio 18) -" la Cibille (Sibylle) Cadière (il n'est pas indifférent de consigner ici tout ce qui peut concerner cette dame, qui fut une des célébrités lyonnaises de son temps) tient une grant maison faisant le coing (de la rue ou ruelle du Garillan?) contenant deux botiques sus la grant rue et deux botiques soubz les eschalliers (escaliers), et magasins, avec plusieurs autres membres et jardin dernier, ayant sortie à la ruelle du Puys-de-Porcherie et à la ruelle tirant à Forvière, où il y a ung autre corps de maison. " Sibylle " tient toute icelle maison, hormis qu'elle loue " quelques boutiques à diverses personnes, et plusieurs pièces à Bernard Mortar, génois ;(folio 18 verso) - Raphaël Pérnize ou Péruize ( ?) possède, du chef de sa femme, " une maison faisant le coing, qui fust de messire Benoist Berjon, contenant caves, quatre arcs de botique, où à présent les marchans font leur Loge. " Et dessus sont deux chambres l'une sus l'autre et le grenier. En laquelle il fait sa demorance, hormis la Loge des marchans que tiennent messieurs les Florentins ; " le tout est estimé 400 livres. Péruiz a de plus, toujours du chef de sa femme, " une autre maison joignant icelle, du cousté du Puys-de-Porcherie, contenant deux arcs (arceaux) de botique, de nouveau édiffiée, cave dessoubz, deux chambres par dessus, l'une sus l'autre, et le grenier. Laquelle il loue (à) : Barthélemy Narys (ou Naris), piémontois (qui, peu d'années après, en 1536, devait, conjointement avec Etienne Turquet, son compatriote, réorganiser complètement la fabrique d'étoffes d'or, d'argent et de soie que le roi Louis XI avait créée dans la ville), deux chambres ; François Louat, Mantoan (Mantouan) ; Bernard Pichin, Millanoys, " etc. ; (folio 19) - Gaspard Sac, autre Milanais, occupe une des boutiques de la maison de Jean Dublet, même ruelle ; (folio 19) - Sibylle Cadière possède encore, dans cette ruelle de Garillan, deux maisons qu'elle loue, la première à Jean Bernardin, lucquois, au prix de 100 livres, l'autre à Gallo, courtier florentin, pour 37 écus soleil ; (folio 19 verso) - Geoffroi Baronnat loue la boutique de sa maison d'habitation à Gabriel de Mesin, milanais ; (folio 20) - Jacques Fenoyl ou Fenouil loue des boutiques ou d'autres pièces de sa maison à : Barthélemi Louat, de Mantoue ; Baptiste Sarron, de Milan ; Benedetto de Poge ou de Pogges (Poggi ?), de Lucques ; Pierre Huguy, de Florence ; (folio 20) - François Saminiati, lucquois, et André Bonino, florentin, habitent la ruelle du Puits-de-Porcherie ; (folio 21) - messire Antoine Porte, seigneur de La Pradelle, docteur ès lois, tient " une maison par indivis, assavoir : par la moytié ; les hoirs du conseiller Porte, de Paris, pour ung quart, et les hoirs feu Pierre Laurencin pour l'autre quart ; faisant (la maison) le coing des Changes, et jouxte la maison des hoirs Pierre Palmier. Contenant : unze arcs de botiques ; deux entrées ayant, l'une sa sortie par la ruelle, vis-à-vis la maison du lieutenant Du Peyrat, plusieurs chambres l'une sus l'autre (cela veut dire plusieurs étages),et greniers. " Claude Trie est le principal locataire de ce vaste bâtiment, qu'il sous-loue partiellement à : " Philippe Bonte, florentin, la moytié d'ung arc (ou arceau) ; Pierre Crèvecuer (Crèvecoeur), geollier (joaillier) de Paris, l'autre moytié ; Germain Parant, orfévre, la moitié d'ung arc ; Antoine Violet, marchand de linge, ung arc ; Ortomal, allemant, ung arc, en foyre ; Angelin Ragasses, millanoys, ung arc ; Alexandre Bourgoignon, bollonoys, une chambre, " etc.(folio 21 verso) - monsieur Bonaventure Saint-Barthélemi, conseiller de la Court (?), et monsieur de Montmartin, son frère, tiennent une maison faisant l'autre coing, vis-à-vis la maison dudit Porte, en montant sus le pont (de la Saône) ; contenant icelle maison neuf arcs de botique et trois entrées ; plusieurs chambres, monstres (sic) et greniers, " etc. ; (folio 22) - Ennemond de Rozier, " faiseur de chasubles, " est logé dans la maison des hoirs Geoffroi Buatier, pareillement construite sur le pont de la Saône et jointe à la précédente ; (folio 23) - Mathieu Baronnat loue à Gabriel Basquino, mercier florentin, une porte de boutique de sa maison du tenement de la Maison-Ronde, sise au milieu des Changes ; (folio 24) - Jacques Bacho, " canabassier " (marchand ou fabricant de toile ou de fil), occupe un arc de boutique dans une maison du même ténement, appartenant à Jean Brotel, marchand épicier, etc.(folio 24 verso).

Cote :

CC/37

Inventaire d'archives :

Langues :

Français

Où consulter le document :

Commune de Lyon - Archives municipales

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