Document d'archives : Délibérations de la municipalité de Neufchâteau et lettre de Poullain-Grand-Prey, procureur général-syndic du département des...

Institution de conservation :

Archives nationales

Title:

Délibérations de la municipalité de Neufchâteau et lettre de Poullain-Grand-Prey, procureur général-syndic du département des Vosges (1), dénonçant une infraction du ci-devant évêque de Toul (2) à la constitution civile du clergé.

Contenu :

1. Poullain-Grandprey (Joseph-Clément), 1744-1826, avocat à la cour souveraine de Lorraine et Barrois, assesseur au bailliage de Mirecourt en 1770, prévôt de Bulgnéville de 1782 à 1790. Futur député des Vosges à la Convention, il appartint au parti girondin. Chargé de faire un rapport sur les papiers de l'armoire de Fer, il conclut de façon à encourir la méfiance du parti avancé. Dans le procès du roi, il vota finalement la mort avec sursis. Adversaire de Marat, il réclama sa mise en accusation. Il échappa aux proscriptions qui suivirent les 31 mai et 2 juin 1793, fut un thermidorien actif. Envoyé en mission dans le Rhône, l'Isère et l'Ain, il combattit les Jacobins. Député des Vosges, en l'an IV, au Conseil des Anciens, où il se tint à égale distance des montagnards et des royalistes, puis à celui des Cinq-Cents, en l'an V, il soutint d'abord, le Directoire jusqu'au 18 Fructidor, puis cessa de l'appuyer. Il désapprouva le 18 Brumaire et fut transporté, de ce fait, aux îles de la Charente-Inférieure [auj. Charente-Maritime]. Cette mesure fut vite rapportée et il fut nommé président du tribunal de Neufchâteau avant d'être transféré, comme président de chambre, à la cour impériale de Trèves de 1811 à 1814. Il représenta les Vosges à la chambre des Cent-Jours. Atteint par la loi contre les régicides, il se retira à Trèves puis bénéficia de l'amnistie partielle de 1818. Il rentra dans la vie privée et s'occupa exclusivement d'agriculture.
2. Champorcin (Étienne-François-Xavier des Michels de), écrit aussi "Michel de Champourcin", 1721-1807, docteur en théologie, évêque de Senez en 1771, puis de Toul en 1774. Il eut à s'occuper principalement du démembrement de son évêché, Louis XVI ayant finalement obtenu du pape, en 1775, la création de deux évêchés, l'un à Saint-Dié, avec comme titulaire M. de Chaumont de la Galaizière, l'autre à Nancy avec M. de Sabran, et, le 12 juillet 1790, l'Assemblée nationale supprima le diocèse de Toul. M. de Champorcin refusa le serment exigé par la Constitution et se retira près de Sarre-Union d'où il adressa à ses prêtres une lettre fixant leur attitude. En 1791, il partit pour Trèves puis pour Augsbourg. De 1796 à 1801, il habita successivement Constance, Soleure et Ellingen, en Bavière. Il ne démissionna pas en 1801, revint à Nancy le 6 janvier 1802, et une pension de retraite lui fut accordée le 22 septembre. Il se retira à Gagny (Seine-et-Oise, auj. Seine-Saint-Denis) chez sa soeur et y mourut. V. ci-dessous D/XXIXbis/21, dossier 224, p. 17 à 20.

Identifiant de l'unité documentaire :

Pièces n°30 et 31