Document d'archives : Ordonnance de M. de Bonal, évêque de Clermont-Ferrand, au sujet de l'élection du sieur Jean-François Périer (1), prêtre de...

Institution de conservation :

Archives nationales

Title:

Ordonnance de M. de Bonal, évêque de Clermont-Ferrand, au sujet de l'élection du sieur Jean-François Périer (1), prêtre de l'Oratoire et supérieur du collège d'Effiat, comme évêque du département du Puy-de-Dôme.

Contenu :

1. Périer, écrit aussi "Perrier" (Jean-François), 1740-1824, élève chez les jésuites, il entra chez les oratoriens. Il fut professeur à Angers puis, après son ordination 1766 au Mans, à Lyon (1768), de nouveau au Mans (1769), à Chalon-sur-Saône (1774), à Toulouse (1776), à Paris (1777), à Dijon (1778) et à Condom (1779), supérieur à Montpellier (1780) et à Niort (1782). Il fut mis à la tête de l'école militaire d'Effiat en 1788. Estimé pour sa valeur pédagogique et administrative et ses moeurs irréprochables, mais profondément gallican, il se déclara ouvertement partisan de la constitution civile du clergé dans une lettre destinée à la publicité. Il fut élu évêque du Puy-de Dôme, le 14 février 1791, et entra, le 10 avril, dans sa ville épiscopale après avoir publié un mandement qui parut en même temps que la lettre de protestation de M. de Bonal. Il eut à lutter, à la fois, contre un parti hostile fortement organisé et contre la politique antireligieuse des conventionnels Couthon et Maignet qui organisèrent le culte de la raison à Clermont, provoquant l'apostasie d'un grand nombre de prêtres. Il dut quitter la ville en décembre 1793 pour se rendre à Grenoble d'où il était originaire et s'y cacher jusqu'à la fin de la Terreur. Il retourna à Clermont en novembre 1795, restant un homme de devoir, assista aux conciles de 1797 et 1801. Il fut nommé évêque concordataire d'Avignon. Il démissionna en 1817. Devenu chanoine de Saint-Denis, il continua à résider, jusqu'à sa mort, à Avignon. V. ci-dessus D/XXIXbis/21, dossier 226, p. 38 à 41.

Identifiant de l'unité documentaire :

Pièce n°5