IV.Au cabinet de Valéry Giscard d'Estaing (1981-1988)

Institution :
Archives nationales (annuaire du service) [site web d'origine]
Contenu :
Après la défaite de 1981, Valéry Giscard d'Estaing installe son cabinet rue de Marignan avant qu'il ne soit ensuite transféré au 19, rue François Ier puis au 199, boulevard Saint-Germain. Aucun statut n'existait pour les anciens chefs de l'État avant la mise en place par Laurent Fabius, Premier ministre, d'un dispositif fixant la composition des cabinets des anciens Présidents. Jusqu'en 1984, le cabinet fonctionne sous la direction de Philippe Sauzay avec une dizaine de personnes occupées essentiellement à répondre au courrier et à organiser les contacts, notamment avec la presse. Parmi elles, le secrétariat particulier est tenu par la fidèle Marguerite Villetelle, assisté d'Anne-Marie Chain et de Jeannine Monin ; la trésorerie est gérée par Victor Chapot ; l'intendance par Michel Lhospice ; les relations avec la presse par Marie-Hélène Descamps et Anne Méaux ; le standard par Élisabeth Davrinche.
Des réunions hebdomadaires permettent de suivre l'évolution des grands dossiers politiques internationaux, administratifs, économiques et sociaux et d'en tenir informé l'ancien chef de l'État. S'inspirant du système des « notes pour les urgences » pratiqué depuis la période des Finances, Philippe Sauzay remet tous les jeudis soir des notes succinctes à Valéry Giscard d'Estaing.
À partir de 1984, se constitue un groupe de réflexion qui se transforme rapidement en Conseil pour l'Avenir de la France (CAF). La centaine de membres qui en font partie, réunis autour d'un noyau central composé de Raymond-François Le Bris et Serge Moyet, fournissent à l'ancien chef de l'État des propositions pour un projet de société libérale. Les dossiers d'organisation de ce conseil sont centralisés par le préfet Sauzay jusqu'en 1984 et reflètent l'importance de son action. Après cette date, le CAF prend la forme d'une association gérée par Raymond-François Le Bris.
En 1986, Philippe Sauzay est nommé au Conseil d'État. Le Président Giscard d'Estaing lui demande de rester à la tête de son cabinet ; mais en 1988, pris par ses travaux de conseiller, il est remplacé par le préfet Olivier Revol.
Identifiant de l'unité documentaire :
500AJ/243-500AJ/247,AG/5(3)/529-AG/5(3)/560,95AJ/1-95AJ/17,500AJ/318-500AJ/348,95AJ/AV/18 - 500AJ/318-500AJ/348,95AJ/AV/18
Inventaire d'archives :

Archives nationales