Document d'archives : Adresse des membres du comité de Pessac (Gironde) marquant à l'Assemblée nationale leur admiration pour son oeuvre et lui...

Institution de conservation :

Archives nationales

Title:

Adresse des membres du comité de Pessac (Gironde) marquant à l'Assemblée nationale leur admiration pour son oeuvre et lui envoyant un nouvel exemplaire [en déficit] des règlements établis par eux pour la sénéchaussées de Guyenne, en plus de ceux qu'ils ont déjà fait parvenir aux députés du lieu, pour être soumis à l'Assemblée, et au ministre de la province qui a répondu que le roi les avait approuvés et les exhortait à continuer leur zèle pour le maintien du bon ordre. Prière instante est faite d'assurer l'exécution de textes, grâce auxquels le calme a été rétabli dans cette province importante qui a été préservée des scènes horribles qui ont affligé la meilleure partie de la France, car, depuis quelques jours, on voit "des personnes malintentionnées, des ennemis de l'État... les juges des seigneurs, surtout, et les seigneurs eux-mêmes [s'opposer] à l'exercice de cette police si nécessaire exercée par les municipalités... les seuls pouvoirs dans ce moment qui paroissent les plus propres à faire exécuter avec une prompte exactitude vos décrets et extirper le mal dans sa source et à maintenir l'ordre et la tranquillité publique...
Les boulangers, les bouchers et les personnes journellement sujettes à la police ne connoissent plus de frein, il n'est plus de bornes pour leur avidité condamnable, ils exercent toute espèce de fraudes, empoisonnent impunément la société par des aliments corrompus ; les communautés se plaignent amèrement, elles menacent à hauts cris d'un soulèvement général".
Envoi, en même temps, d'un procès-verbal du conseil municipal de Ludon, en Médoc, et d'un spécimen du pain servant à l'alimentation des habitants : "à sa vue, vos coeurs vont frémir, surtout en vous exposant que ce pain est de la seconde qualité". Les auteurs de l'adresse déclarent, en terminant, que c'est seulement "en mettant une juste balance entre le produit du travail et les premiers objets de subsistance, entre les prix du pain, de la viande et celui des grains et des bestiaux, qu'on peut maintenir dans les bornes d'une certaine subordination cette classe la plus nombreuse et la plus indigente ; en un mot ce n'est que par ce moyen qu'on peut se promettre de rétablir l'équilibre de l'ordre social". Signé : Dufourc, président du comité de Pessac, Cauderier et Bidon secrétaires. Sans date.

Identifiant de l'unité documentaire :

Pièce n°17