Inventaire d'archives : VICE-CHANCELIERS DES UNIVERSITES DE PARIS EN POSTE DE 1976 à 1989 (1935-1989)

Institution de conservation :

Archives nationales

Contenu :

Ce versement rassemble des archives produites par les vice-chanceliers qui se sont succédés entre 1976 et 1989. Il faut toutefois noter que le volume et la diversité de leurs dossiers sont très variables. Ainsi, on trouve dans les papiers de Jean-Louis Sourioux uniquement des dossiers d'interventions et des notes ayant trait à la gestion du rectorat.
Si nous reprenons ici le plan de classement adopté nous pouvons signaler des typologies récurrentes.
Sous le titre de « secrétariat du vice-chancelier » sont renfermés les chronos de correspondance des vice-chanceliers ainsi que leurs dossiers d'interventions en réponse aux sollicitations qui leurs sont faites.
Les dossiers de « gestion du rectorat et de la chancellerie » sont, pour leurs parts, principalement composés de notes et comptes rendus de réunions avec les chefs de services et au sein de la chancellerie.
La rubrique « assistance et œuvres », la plus restreinte en volume s'applique au suivi, par les vice-chanceliers, des activités des assistantes sociales de l'académie et du comité académique des œuvres sociales (CAOS).
Les archives rassemblées sous l'appellation « ressources humaines de l'académie » concernent le fonctionnement des organismes paritaires et l'établissement des règles de recrutement et de carrière au sein de l'enseignement supérieur principalement pour le personnel enseignant. On y trouve également des dossiers ayant trait au programme de travaux d'utilité collective (TUC) proposés aux jeunes de moins de 21 ans.
Ce sont presque exclusivement des dossiers d'audiences composés de correspondance et de comptes rendus d'audiences accordées par le vice-chancelier qui se retrouvent sous la dénomination « associations et syndicats » qui concerne à la fois des organisations d'étudiants et de personnels.
La catégorie suivante de documents désignée « patrimoine notamment immobilier » traite principalement de programmes de construction et d'équipement de bâtiments de l'enseignement supérieur et du second degré, ainsi que d'opérations plus ponctuelles.
Les « questions d'enseignement » sont rassemblées dans des dossiers sur les réformes des formations et diplômes de l'enseignement supérieur, les habilitations des établissements et, d'une manière assez conséquente, le développement de la formation continue.
La dernière catégorie d'archives dite d' « établissements d'enseignement supérieur » réunit les dossiers généraux des vice-chanceliers ayant trait  aux affaires communes des établissements (inscriptions des étudiants étrangers, rentrées universitaire, application de la loi Sauvage, médecine inter-universitaire, élections, évolution des UER, situation financière…) et des dossiers plus spécialisés par établissements dans lesquels sont conservés des documents sur des sujets variés.
Table des sigles :
AJF : accueil des jeunes de France
APLV : association des professeurs de langues vivantes
ATOS : administratifs techniques sociaux et de santé (personnels)
AUPEL : association universitaire pour l'entente et la liberté
BAPU : bureau d'aide psychologique universitaire
BUCEM : bibliothèque universitaire centrale des étudiants malades
CAFOC : conseil académique consultatif de la formation continue
CAOS : comité académique des œuvres sociales
CAPES : certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré
CAPET : certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement technique
CASU : conseiller d'administration scolaire et universitaire
CCM : centre de documentation d'éducation et d'action contre les manipulations mentales
CELSA : centre d'études littéraires et scientifiques appliquées
CFDT : confédération française démocratique du travail
CGT : confédération générale du travail
CHU : centre hospitalo-universitaire
CIAT : comité interministériel d'aménagement du territoire
CNAM : conservatoire national des arts et métiers
CNRS : centre national de la recherche scientifique
CNU : conseil national des universités
CROUS : centre régional des œuvres universitaires et scolaires
CSU : conseil supérieur des universités
DAFCO : délégation académique à la formation continue
DEUG : diplôme d'études universitaires générales
DIFSUP : division financière du supérieur
ETMI : étudiants migrants
FEN : fédération de l'éducation nationale
GIHP : groupement pour l'insertion des handicapés physiques
GRETA : groupement d'établissement d'académie
IEDES : institut d'études du développement économique et social
IFP : institut français de presse
IHEDREA : institut des hautes études de droit rural et d'économie agricole
INES : institut national d'études slaves
IREM : institut de recherche sur l'enseignement des mathématiques
MOISE : méthode d'organisation et d'informatisation des services
PEGC : professeurs d'enseignement général et de collèges
RPR : rassemblement pour la République
SEBU : service d'études budgétaires
SGPEN : syndicat général du personnel non enseignant de l'Éducation nationale
SNAU : syndicat national de l'administration universitaire
SNESUP : syndicat national de l'enseignement supérieur
SNPTES : syndicat national du personnel technique de l'enseignement supérieur
TUC : travaux d'utilité collective
UER : unité d'enseignement et de recherche
UFT : union française du travail
UNEF : union nationale des étudiants de France
UNEF-ID : union nationale des étudiants de France indépendante et démocratique
UNI : union nationale inter-universitaire

Identifiant de l'unité documentaire :

20144764/1-20144764/79

Identifiant de l'inventaire d'archives :

FRAN_IR_053778

Publication :

Archives nationales
2015
Pierrefitte-sur-Seine

Informations sur le producteur :

Rectorat de Paris, secrétariat du vice-chancelier
Le poste de vice-chancelier des universités est une spécificité de l'académie de Paris. Cette fonction tire son origine de celle de recteur d'académie adjoint au recteur de l'académie de Paris créée par le décret n°66-469 du 1er juillet 1966 afin d'apporter un soutien au recteur en fonction. Ceci notamment pour faire face à la massification des effectifs étudiants dans l'université et, par la suite, à l'application de la loi Faure de 1968. Selon l'article 1, «  Le recteur de l'académie de Paris est assisté d'un adjoint, recteur d'académie. Il peut lui déléguer sa signature dans toutes les matières relevant de sa compétence ; en cas d'absence ou d'empêchement, il est suppléé par lui dans ses fonctions à l'exception de la présidence des séances du conseil de l'université de Paris. Le recteur adjoint est membre de droit dudit conseil ».
 
De 1966 à 1976, six personnes, nommées par décret ont occupé cette fonction. Il s'agit de :
- Henri Gauthier (décret du 1er juillet 1966, en poste jusqu'au mois de janvier 1967) ;
- Claude Chalin (décret du 1er février 1967, en poste jusqu'au mois de mai 1969) ;
- Jacques Bompaire (décret du 30 mai 1969, en poste jusqu'au mois de juin 1970) ;
- Jacques Dehaussy (décret du 9 juin 1969, en poste jusqu'au 9 mars 1971 comme professeur chargé des fonctions de recteur d'académie adjoint et du 9 mars 1971 au 23 juillet 1976 comme recteur d'académie adjoint au recteur de l'académie de Paris).
- Raymond Weil (décret du 23 juin 1970, en poste jusqu'au mois d'avril 1971).
- Jean-Louis Brüch (décret du 9 avril 1971, en poste jusqu'au mois d'avril 1972).
 
Le décret n°71-1023 du 22 décembre 1971 ayant trait à la modification de la circonscription académique de Paris liée à la création de celles de Créteil et de Versailles confirme dans son article 6 l'existence de ce poste de recteur adjoint : «  Art. 6. Le recteur de l'académie de Paris, est assisté d'un adjoint recteur d'académie, qui le supplée en cas d'absence ou d'empêchement et auquel il peut déléguer sa signature. »
Il est d'ailleurs à noter que de manière concomitante se déroulent l'achèvement du processus de partition de l'académie de Paris notamment par la création des CROUS de Versailles et Créteil (décret du 17 décembre 1974), et la disparition du poste de recteur adjoint, effective en juillet 1976. Jean-Louis Brüch et Jacques Dehaussy deviendront ainsi tous deux recteurs de l'académie de Créteil.
 
À la rentrée 1976, le décret n°76-876 du 17 septembre relatif aux services académiques de Paris définit, dans ses deux premiers articles, les rôles de l'inspecteur d'académie de Paris directeur des services académiques d'éducation et du vice-chancelier des universités de Paris qui remplace le recteur adjoint.
«  Art.1 - L'article 4 du décret susvisé n°71-938 du 24 novembre 1971 est abrogé et remplacé par les dispositions suivantes :
« L'inspecteur d'académie de Paris, directeur des services académiques d'éducation est l'adjoint du recteur de l'académie de Paris pour toutes les questions relatives aux écoles, aux collèges et aux lycées.
Il est choisi parmi les inspecteurs généraux de l'instruction publique et nommé par décret du Président de la République.
Il est assisté par un secrétaire général. Le recteur peut déléguer sa signature à celui-ci en cas d'absence ou d'empêchement de l'inspecteur d'académie de Paris, directeur des services académiques d'éducation.
Art. 2 - L'article 6 du décret susvisé n°71-1023 du 22 décembre 1971 est remplacé par les dispositions ci-après :
« Pour les questions relatives aux enseignements supérieurs et pour les questions communes aux enseignements secondaires et supérieurs, le recteur de l'académie de Paris est assisté par un adjoint qui prend le titre de vice-chancelier des universités de Paris, nommé par décret du Président de la République et auquel il peut déléguer sa signature.
Le vice-chancelier est lui-même assisté par un secrétaire général ; le recteur peut déléguer sa signatur e à ce dernier en cas d'absence ou d'empêchement du vice-chancelier ».
Sous la responsabilité du vice-chancelier et du secrétaire général qui l'assiste ont été placés un certain nombre de divisions et services, notamment :
- la division des établissements et de la vie universitaire (DEVU) ;
- la division des personnels du supérieur (DPSUP) ;
- la mission des Archives Nationales auprès du rectorat (devenue par la suite le service des archives) ;
- le service des vigiles universitaires devenu division de la sécurité générale (DSG) ;
- le service d'administration et de gestion de la chancellerie (SAGC) qui a pris par la suite le nom de division de l'administration de la chancellerie (DAC) ;
- le service constructeur de l'académie de Paris (SCAP) qui a disparu avec la création de la division du patrimoine et des constructions universitaires (DPCU) ;
- le service de l'intendance du rectorat (SIR) devenu par la suite une division transversale commune à la chancellerie et à la direction de l'académie sous le nom de division de l'intendance et de la logistique (DIL).
 
Les différents bureaux occupés par les vice-chanceliers successifs ont été installés en Sorbonne ainsi que le logement de fonction qui y était rattaché.
 
Depuis l'origine, quatorze vice-chanceliers se sont succédés entre 1976 et 2014 :
- Jean-Louis Sourioux (nommé par décret du 19 octobre 1976)
- Daniel Laurent (nommé par décret de 1978) ;
- Danièle Blondel (nommée par décret du 5 août 1981) ;
- Jacques Georgel (nommé par décret du 2 mars 1982) ;
- Christian Gras (nommé par décret du 10 octobre 1984) ;
- Francis Balle (nommé par décret du 29 juillet 1986) ;
- Marc Javoy (nommé par décret du 31 mai 1989) ;
- Maurice Garden (nommé par décret du 26 février 1993) ;
- Daniel Vitry (nommé par décret du 11 octobre 1993) ;
- Alain Dubrulle (nommé par décret du 11 février 1999) ;
- Jean-Dominique Lafay (nommé par décret du 31 décembre 2002);
- Pierre Grégory (nommé par décret du 23 mai 2005) ;
- Édouard Husson (nommé par décret du 2 août 2010) ;
- Marie-Laure Coquelet (nommée par décret du 4 décembre 2012).
Les six premiers qui ont occupé ce poste, de 1976 à 1989, et dont les archives sont présentées dans ce répertoire, peuvent être ainsi présentés :
Jean-Louis Sourioux (1976-1978)
Professeur émérite de l'université Panthéon-Assas rattaché à la structure EA 3384 - Laboratoire de droit civil, spécialisé en droit privé. Ses thèmes de recherche ont notamment porté sur le langage du droit et la langue juridique, la  théorie générale du droit, l'histoire et la sociologie du droit. Il est également membre de la commission de terminologie juridique au ministère de la justice.
Il a notamment publié :
- "Y a-t-il lieu de distinguer le langage du droit et le langage juridique", mélanges Philippe Malinvaud, Litec, 2007, pp. 577-585 ;
- "La vie du mot commerce", Le code de commerce, Livre du Bicentenaire, Dalloz, 2007, p 53-60 ;
- "Un qualificatif peut en cacher un autre", Revue des contacts, 2007 2, LGDJ, p. 583-587 ; - "A la recherche de la notion de droit fondamental" dans Les droits fondamentaux, Bruylant, 2005, p. 451-455 ;
- "Notule sur le droit comparé dans les travaux préparatoires du code civil de français", Mélanges Blanc-Jouvan, 2005, société de législation comparée, p. 159-163.
Source : site internet de l'université Paris-II ( www.u-paris2.fr).
 
Daniel Laurent (1978-1981) 
Né le 11 novembre 1942 à Marseille, fils de François Laurent officier de police et de Marie Platon, il se maria le 31 juillet 1965 avec Mlle Francine Icart. Ils eurent deux enfants.
Daniel Laurent fit ses études au pensionnat de l'Immaculée Conception à Béziers puis dans les facultés des sciences de Montpellier et de Paris et obtint un doctorat d'État ès-sciences dans le domaine de la théorie des graphes appliquée à la chimie.
De 1965 à 1968, il fut ingénieur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), puis ingénieur chef de projet à l'Association française de cybernétique économique et technique (1968-1971), chargé de cours (1971), maître de conférences (1973), professeur titulaire spécialiste de l'informatique (à partir de 1978) à l'université Paris-VII.
Au sein des ministères il fut expert scientifique au ministère de la Défense nationale (1971-1978), conseiller technique puis chargé de mission (1978) au cabinet d'Alice Saunier-Seité (ministre des universités).
Vice-chancelier des universités de 1978 au 5 août 1981, chargé de mission auprès du président du Groupe Axa (à partir de 1986) puis conseiller scientifique du président du conseil de surveillance d'AXA, Claude Bébéar, chargé de la création de l'université de Marne-la-Vallée de 1989 à 1996, il présida cet établissement (1992-1996).
Il fut élu conseiller général de l'Ariège (1979-1985) et conseiller municipal de Saint-Girons (1983-1989).
Il présida la fondation d'Euromed à partir de mai 2010 et fut, plus récemment, membre de la commission "Université-Emploi", et co-président du Comité de suivi de stages et de professionnalisation des cursus universitaires installé par Valérie Pécresse et Xavier Bertrand et fit partie du comité d'orientation de la nouvelle licence, installé le 7 février 2011.
Daniel Laurent, membre de l'Institut Montaigne, fut également l'initiateur du classement de cet établissement dédié aux laboratoires et départements universitaires. Il a été décoré chevalier de la Légion d'honneur et officier de l'ordre national du Mérite.
Ses œuvres comprennent de nombreuses publications scientifiques dans le domaine des applications de l'informatique à la chimie et de l'infographie (système DARC) utilisée en France et à l'étranger.
 
Sources : site internet www.educpros.fr bio graphie mise à jour en février 2011 ; et Who's Who in France, 1995-1996.
 
Danièle Blondel (1981-1982)
  
Née le 6 mars 1935 à Issy-les-Moulineaux dans les Hauts-de-Seine, Danièle Blondel a fait ses études secondaires au lycée Duruy à Paris et a obtenu son baccalauréat mathématiques élémentaires en 1952, avant d'intégrer une classe préparatoire de lettres supérieures au lycée Fénelon.
Formée à la faculté de droit et à l'Institut d'études politiques de Paris, elle obtint sa licence de droit et son diplôme de l'IEP en 1956. Elle prépara ensuite un DES d'économie politique et un DES de sciences économiques. Après son mariage en 1959 avec Claude Blondel, elle s'installa à Strasbourg, obtint un DES de droit public et devint en criminologie assistante à la faculté de Strasbourg.
De retour à Paris, elle fut assistante en sciences économiques à la faculté de droit où elle soutint en 1964 une thèse sur la coordination de l'énergie dans l'Europe des six.
Chargée de cours d'économie à Poitiers, elle réussit le concours d'agrégation de sciences économiques en 1968. De 1968 à 1975, professeur à Orléans, elle assura également un enseignement à l'université Paris Dauphine (Paris-IX) où elle fut nommée professeur de sciences économiques en 1976.
D'août 1981 à mars 1982, elle exerça la fonction  de vice-chancelier des universités de Paris, avant d'être ensuite nommée directeur des Enseignements supérieurs puis, de juillet 1985 à décembre 1987, directeur du Centre d'études et de recherches sur les qualifications (CEREQ). Membre du Comité national d'évaluation de la recherche de novembre 1989 à novembre 1992, elle fut conseiller spécial du président de la Commission de l'UNESCO "Education pour le XXIe siècle" de 1992 à 1995 et elle fut choisie comme membre associé au conseil des applications de l'Académie des sciences (CADAS) en 1993, puis comme membre en 1994.
Professeur émérite de l'université Paris-Dauphine (Paris-IX) et membre fondateur de l'Académie des technologies, son enseignement et ses recherches ont porté essentiellement sur la monnaie, le travail, l'éducation et l'innovation.
Publications :
-  « L'énergie dans l'Europe des six : fondements d'une politique énergétique commune », Thèse, Cujas, 1966.
-  « Cadres de gestion : les qualifications pour demain », Revue française de gestion,  novembre-décembre 1987.
- « A new type of Teacher training in France : the Instituts universitaires de formation des maîtres », European Journal of Education, Vol. 26 n° 3 ,1991.
- « L'ajustement de l'offre et de la demande de qualifications : le rôle du système éducatif », Communication au colloque annuel de l'Association française de Sciences économiques, septembre 1991, la Revue Economique - juillet 1992.
Elle est aussi l'auteur de nombreux autres articles de sciences économiques.
Source : site internet de l'INRP (www.inrp.fr.).
 
Jacques Georgel (1982-1984)
 
Né en 1932 à Rennes, Jacques Georgel, fils de Louis Georgel avocat et de Mathilde Rochon, se maria le 28 décembre 1956 avec Mlle Monique Botrel et eut deux enfants.
Étudiant au lycée de Rennes puis à la faculté de droit de Rennes, il  prépara une licence de lettres puis un doctorat d'État en Science politique qu'il soutint en 1958. Agrégé en droit en 1962, il fut nommé à un poste de professeur à la faculté de droit de l'université de Rennes (1963-1976), puis à l'Institut universitaire européen de Florence (1976-1980). Il dirigea le département des sciences politiques et sociales de cet institut (1979-1980).
Il fut nommé vice-chancelier le 2 mars 1982 avant de devenir le premier recteur de l'académie de la Réunion (décembre 1984-avril 1987). Il redevint professeur à l'université de Rennes de 1987 à 1997. Il présida le jury du concours d'agrégation de droit public (1989-1990),  fut directeur de collection aux éditions Érasme et devint membre de l'association des amis d'Alain. Il a été décoré chevalier de la Légion d'honneur et des Palmes académiques.
Il décéda le jeudi 13 décembre 2012 à Paris.
 
Parmi ses publications :
- « Dictionnaire des affaires - Argent et politique (Apogée, 2000) », écrit avec Anne-Marie Thorel.
- « Sexe et politique » (Apogée, 1999)
- «   L'Italie au XX e siècle - 1919-1999 » (La documentation française, 1999)
- « Les eurodictatures » (Apogée, 1999) : étude comparative, Allemagne, Espagne, Italie, Portugal. - « Marianne et ses amants (1958-1998) - De Charles le singulier a Jacques le dissolvant (Apogée, 2000) : comment chaque président a usé d'une république aujourd'hui à bout de souffle ». -« La République portugaise 1974-1995 » (Apogée, 1998)
- « Le Brûlot judiciaire - La justice sous la Ve République » (Apogée, 1999), écrit avec Anne-Marie Thorel.
- « Répertoire de l'Occident » (Ellipses, 1998)
- « Répertoire des institutions européennes » (Ellipses, 1998)
- « Les libertés de communication » (Dalloz-Sirey, 1996)
- « Gens sans terres » (traduction, 1995)
- « Répertoire de l'Occident » (1995)
- « Édouard m'a tuer » (roman, 1995)
- « L'enseignement privé en France du VIIIe au XXe siècle » (Dalloz-Sirey, 1995), écrit avec Anne Marie Thorel.
- « Mon royaume pour un mouchoir » (traduction, 1993)
- « Vent du Sud » (traduction, 1993)
- « Mendès France inconnu » (Éditions de l'Espace Européen, 1992)
- « Député, député chéri » (sous le pseudonyme de Marianne, 1991)
- « La Cinquième République : une démonarchie » (1990)
- « Anti-manuel de droit public » (1989)
- « Mémoires d'un esthète » (traduction 1989)
- « Sur la piste des cultures du monde » (1986)
- « Les Bourbons de Naples » (traduction, 1986)
- «  La femme de l'Arno » (roman, 1985)
- « Les derniers Médicis » (traduction 1984)
- « Le Salazarisme, histoire et bilan » (1981)
- « Les régimes électoraux dans la communauté européenne » (Cujas, 1979)
- « Le Franquisme, histoire et bilan » (1970)
- « Le Sénat dans l'adversité » (Cujas, 1968) : analyse des années 1962-1966.
- « Politique de Chateaubriand » (1966)
- « Éléments de sociologie politique » (1966)
- « Critiques et reforme des Constitutions de la République » (1959).
Sources : sites internet ( www.manuscrit.com ; www.bibliomonde.com.) et Who's Who in France, 1995-1996.
Christian Gras (1984-1989)
Né le 2 avril 1935 à Oran (Algérie) de Christian Gras, négociant et d'Éva Arnaud, il se maria le 20 septembre 1957 avec Mlle Solange Georges et eut, avec elle, deux enfants. 
Christian Gras étudia au lycée Lamoricière à Oran puis au lycée français de Londres et en Sorbonne. Agrégé d'histoire et docteur ès lettres (histoire), il fut professeur au lycée Grandmont de Tours (1959-1964), attaché de recherche au CNRS (1964-1968), assistant (1968-1969), maître-assistant (1969-1970), chargé d'enseignement (1970-1971), maître de conférences (1971-1972), professeur sans chaire (1972-1975), professeur d'histoire contemporaine (1975-1981) à l'université de Strasbourg-II et chargé de mission auprès du Premier ministre (1981) avant d'être nommé recteur de l'académie d'Amiens par décret du 5 août 1981.
Le 10 octobre 1984, il devint vice-chancelier des universités de Paris, fonction qu'il occupa jusqu'au 29 juillet 1986. Professeur à l'université Panthéon-Sorbonne (Paris-I) à partir de 1989, il fut recteur de l'académie de Rouen, chancelier des universités de Rouen et du Havre (1991-1993). Il a été décoré chevalier de la Légion d'honneur.
 
Parmi ses publications :
- « Histoire de la première République mittérandienne » (1991)
- « La Révolte des régions d'Europe occidentale de 1916 à nos jours » (1982)
- «  Les États marxistes-léninistes depuis 1916 » (1979)
- « Régions et régionalisme en France de la fin du XVIIIe siècle à nos jours » (1977)
- « Alfred Rosmer et le mouvement révolutionnaire international » (1971)
 
Source :   Who's Who in France, 1995-1996.
Francis Balle (nommé pardécret du 29juillet 1986)
 Francis Balle est né le 15 juin 1939 à Fourmies, fils de Marcel Balle et de Madeleine Leprohon, tous deux professeurs, il se maria le 26 juin 1972 à Mlle Marie Derieux et eut avec elle trois enfants.
Il étudia au lycée de Dunkerque et à la faculté des lettres de Paris. Docteur d'État ès lettres et diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'Institut français de presse, il commença sa carrière dans l'éducation comme professeur de philosophie au lycée français d'Oran (1963-1964), puis à l'École normale d'Oran (1964-1965) puis devint assistant à la faculté des lettres et directeur des études à l'école de Journalisme d'Alger (1965-1967). En 1967, il devint l'assistant de Raymond Aron à la Sorbonne, puis maître‑assistant la même année et maître de Conférences en 1972, dispensant le premier cours en France de licence sur les médias à l'université Panthéon-Assas. Il fut nommé directeur de l'Institut français de presse (IFP) (1976-1986) puis, en 1978 professeur à l'université de droit, d'économie et de sciences sociales de Paris. Aux États-Unis, il fut visiting professor à l'université de Stantford en Californie (1981 et 1983). Membre du Haut-conseil de l'Audiovisuel (1977-1980), membre du comité consultatif des universités (1979-1981), il devint directeur de l'Institut de recherche et d'études sur la communication (IREC) à partir de 1986  et vice-chancelier des universités de Paris du 29 juillet 1986 au 31 mai 1989.
Au ministère de l'Éducation nationale, il fut directeur de l'Information et des technologies nouvelles (1993-1995) et directeur de l'Information scientifique et technique et des bibliothèques. Il fut aussi secrétaire général du Conseil français des études et recherches sur l'informatique et la communication, membre de l'association internationale de communication, de la section française de l'Institut international des communications et de l'association internationale de sciences politiques.
Membre du Comité éditorial de  « La Gazette » et du « Mass Communication Review Yearbook », ancien cofondateur et codirecteur des « Cahiers de la communication », il devint, de 1989 à 1993, membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), en charge des nouvelles normes et technologies.
Il fut nommé en août 2004 membre du Conseil d'administration de la société Radio-France.
 Au cours de sa carrière, il créa tout d'abord le Master de recherche Médias, sociétés et mondialisation (ex. DEA Médias et Multimédias) en 1985, et, en 1999, le Master professionnel Communication et Multimédia (ex. DESS Communication et Multimédia). Chevalier des Palmes académiques et officier de l'Ordre national du Mérite, il fut promu, en avril 2007, commandeur de la Légion d'honneur.
 
Parmi ses publications :
- « Lexique Information-Communication » (Dalloz, 2006), sous sa direction.
- « Médias et Sociétés - Edition-Presse-Cinéma-Radio-Télévision-Internet - Montchrestien » - (15e éd. - 2011)
- « Les médias » (PUF, Que sais-je ?, 5e éd. 2010)
- « Dictionnaire du web avec Laurent-Cohen-Tanugi » (Dalloz, 2001)
- « Convergence de l'audiovisuel, de l'informatique et des télécommunications : mythes et réalités » (Clés pour le siècle, Dalloz, 2000)
- « Les médias » (Coll. Dominos Flammarion, 2000)
- « Dictionnaire des médias » (Larousse, 1998)
- « La politique audiovisuelle extérieure de la France, Rapport officiel pour le Ministère des Affaires Étrangères » (1996)
- « Les nouveaux médias » (PUF, Que sais-je ?, 1996)
- « Le Mandarin et le marchand : le juste pouvoir des médias » (Flammarion)
- « La Télévision » (1987)
- « Et si la presse n'existait pas » (Lattes, 1987)
- « The media Revolution in America and western Europe » (1985)
- « Les nouveau médias » (1983)
- « Médias et sociétés » (1980, 7e édition en 1994, couronné par l'Académie des sciences morales et politiques)
- « Encyclopédie de la sociologie «  (1975)
- « Sociologie de l'information » (1973)
- « Institutions et publics des moyens d'information » (1973)
- « Pour comprendre les médias, Mc Luhan » (1972)
- « Guide de l'étudiant en sociologie » (1971)
 
Depuis 2007, la Revue européenne des médias est conçue et réalisée par l'Institut de recherche et d'études sur la communication (IREC), dirigé par Francis Balle, professeur à l'université Paris 2.
 
Source : site internet (www.wikipédia.org) et Who's Who in France, 1995-1996.
Durant cette période, de 1976 à 1989, quatre recteurs de l'académie de Paris se sont également succédés. Il s'agit de Robert Mallet (1969-1980), Pierre Tabatoni (1980-1982), Hélène Ahrweiler (1982-1989) et Michèle Gendreau-Massaloux (1989-1998).

Informations sur l'acquisition :

Versements de 2015
Historique de conservation :
Ces archives ont fait l'objet de plusieurs versements successifs de la part du secrétariat du vice-chancelier au service des archives installé en Sorbonne. Les versements d'archives réalisés entre  1980 et 1991 ont été fondus, reclassés et reconditionnés par intermittence entre 2012 et 2014.

Description :

Critères de sélection :
Évaluations, tri et éliminations
Le poste de vice-chancelier correspond à une spécificité de l'académie de Paris et ce versement d'archives est le premier concernant cette fonction ; c'est pourquoi les éliminations de documents ont été limitées aux doubles repérés au cours des travaux de classement.
Mise en forme :
Le plan de classement de ces archives reprend celui adopté lors du versement, par Stéphanie Méchine et Carole Pena, des archives du cabinet et du secrétariat particulier des recteurs Mallet, Tabatoni et Ahrweiller (versement coté en 3653W aux Archives de Paris, anciennement coté 20050302 aux Archives nationales) dont la période d'exercice (1969-1989) recouvre les bornes chronologiques adoptées pour le présent versement. Ceci dans un souci de cohérence.
Les dossiers d'archives relevant d'un même vice-chancelier ont donc été réunis et un même plan de classement a été adopté, dans la mesure du possible pour le traitement des archives de chacun d'eux. Ce choix a été fait afin de permettre au chercheur d'appréhender rapidement la production de chaque vice-chancelier et de repérer la continuité des dossiers thématiques existante d'un vice-chancelier à l'autre.
 
Ce classement interne, est le suivant :
- Secrétariat du vice-chancelier
- Gestion du rectorat et de la chancellerie
- Assistance et œuvres
- Ressources humaines
- Associations et syndicats
- Patrimoine (notamment immobilier)
- Questions d'enseignement
- Établissements d'enseignement supérieur

Conditions d'accès :

Ce versement est librement communicable sous réserve des restrictions apportées par l'état matériel des documents et les dispositions du Code du Patrimoine.

Conditions d'utilisation :

Les conditions d'utilisation sont soumises au règlement de la salle de lecture des Archives nationales

Description physique :

Importance matérielle :
4 ml répartis en 12 cartons de type dimab (79 articles).

Ressources complémentaires :

Archives nationales (site de Pierrefitte-sur-Seine) :
Versements du rectorat de Paris concernant l'enseignement supérieur sur la période 1976-1989 :
199940004/1-30 - Tutelle et contrôle des opérations de gestion des universités et des bibliothèques inter-universitaires (1955-1980).
19940687 /1-32 - Organisation et gestion de la réunion des bibliothèques universitaires de Paris (1937-1979).
20000387/1-47 - Archives relatives à l'enseignement supérieur : cabinet du recteur et secrétariat général (1904-1974).
20010243/1-20 - Contrôle des moyens de la chancellerie en faveur des universités de Paris (1921-1994).
20010498/1-202 - Affaires des facultés et des instituts (1878-1977).
20050098/1-14 - Fonds relatif à l'enseignement supérieur : reliquat (1894-1978)
2006012/1-14 - Opérations immobilières (1967-1988).
20130083/1-2 - Associations du personnel du rectorat de Paris (1970-2000)
20130084/1-7 - Association Télé-Sorbonne et Radio-Sorbonne (1901 ; 1965 ; 1978-2005)
Les versements effectués par les universités parisiennes auprès des Archives nationales et ceux des ministères de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur (sous-série F/17 et versements complémentaires pourront également être examinés avec profit.
Archives de Paris (18 boulevard Sérurier 75019 Paris):
Versements du rectorat de Paris concernant l'enseignement supérieur sur la période 1976-1989 :
36227W/1-93 - Contrôle de gestion administrative, matérielle et financière des établissements secondaires et supérieurs privés (1928-1993).
3632W1-100  - Contrôle des opérations de gestion des universités et des grands établissements supérieurs d'enseignement et de recherche (1971-1991).
3643W1-11 - tutelle des établissements techniques, secondaires et supérieurs privés (1906-1992).
3645W1-32 - Contrôle des opérations de gestion des universités et des grands établissements supérieurs d'enseignement et de recherche (1968-1996).
3649W1-28 - Cabinet du recteur, secrétariat particulier (1960-1983).
3653W1-19 - Cabinet du recteur, secrétariat particulier (1961-1989).
3664W1-8 - Enseignement technique privé du second degré et du supérieur (établissement fermés entre 1983 et 1994).
3667W1-19 - Contrôle de l'organisation des examens dans l'enseignement supérieur libre (1972-1983).
le Service de l'histoire de l'Éducation (SHE) au sein de l'Institut français de l'éducation (IFÉ) a recueilli en 1998-1999 le témoignage oral de Danièle Blondel (témoin n°101) sur sa carrière au sein de l'Éducation nationale. Cet entretien est classé orange en raison des clauses de restrictions liées à son utilisation.

Références bibliographiques :

Bibliographie
-Jean-Michel CHAPOULIE, Patrick FRIDENSON et Antoine PROST (dir.), Mutations de la science et des universités en France depuis 1945, Le Mouvement social,n° spécial, n°233, 2010-4, 224 p.
-Christophe CHARLE, « les femmes et l'enseignement supérieur (1946-1992) : limites et frein d'une présence », dans COLLECTIF, Avenir et avant-gardes. Mélanges en l'honneur de Madeleine Reberioux,Paris, La Découverte, 1999, pp. 84-105.
Jean-Noël LUC, Stéphanie MECHINE, Emmanuelle PICARD (dir.), Les archives universitaires, de nouvelles sources pour l'histoire de l'enseignement et de la cherche,Centre d'histoire du XIXe siècle, Paris, 2014, 211 p. (accessible en ligne sur http://www.univ-paris1.fr/centres-de-recherche/crhxix/bibliotheque-virtuelle/)
-Christine MUSSELIN, La longue marche des universités françaises,Paris, PUF, 2001, 218 p.
-Christine MUSSELIN, Les universitaires, Paris, La Découverte, 2008, 128 p.
-Jacques VERGER (dir.), Histoire des universités en France,Toulouse, Privat, 1986, 432 p.
-Jacques VERGER et Christophe CHARLE, Histoire des universités,Paris, PUF, 2007, 126 p.

Localisation physique :

Pierrefitte-sur-Seine

Organisme responsable de l'accès intellectuel :

Archives nationales

Mises à jour :

  • Converted_apeEAD_version_2015-06-SNAPSHOT