Inventaire d'archives : Fonds Madeleine Rebérioux

Institution de conservation :

Archives nationales

Contenu :

Dates extrêmes :1885-2004.
Importance matérielle :109 cartons (642 AP 1-109), 12 mètres linéaires.
Modalités d'entrée :don des héritiers Rebérioux, 2005.
Condition d'accès :sur autorisation.
Instrument de recherche :répertoire numérique dact., par Pascal David avec la collaboration de Françoise Aujogue et de Pierre Jugie, 2007, 41 p.
Notice biographique :
Madeleine Amoudruz est née à Chambéry (Savoie) le 8 septembre 1920 ; d'éducation laïque par sa famille, elle épouse, en 1946, le résistant communiste Jean Rebérioux (1903-1992), l'un des fondateurs, en 1949, du Mouvement contre le racisme, pour l'amitié et la paix (M.R.A.P.). C'est sous le nom de son mari que Madeleine sera désormais connue. Lauréate du concours général d'histoire en juillet 1937, puis sévrienne sous l'Occupation, elle obtient l'agrégation d'histoire en 1945. Docteur en sciences sociales avec sa thèse surJaurès, la SFIO et la société française au tournant du siècle, elle enseigne quinze ans dans le secondaire avant de professer à l'université expérimentale de Paris VIII Vincennes, devenue l'université de Saint-Denis, et, à partir de 1978, à l'École des hautes études en sciences sociales (E.H.E.S.S.).
Grande militante, elle adhère aux principales luttes politiques et sociales de la gauche républicaine de l'après guerre. Conseillère municipale de Mulhouse (Haut-Rhin) de 1948 à 1950, membre du parti communiste français jusqu'à son exclusion en 1969, elle soutient l'indépendance de l'Algérie et rejoint le comité Maurice Audin, en 1958, afin de dénoncer l'usage de la torture. Elle dirige aussi le collectif universitaire intersyndical contre la guerre du Vietnam de 1965 à 1969, puis le Front Solidarité Indochine de 1971 à 1975. Elle est à la tête de la revueLe mouvement social, de 1971 à 1982. Signe de son engagement humaniste, elle entre à la Ligue des Droits de l'Homme (L.D.H.) en 1964, qu'elle préside de 1991 à 1995 ; elle assure la préparation du centenaire de la Ligue en 1998. La direction de la L.D.H. lui permet de mettre en avant des causes qui lui sont chères, notamment la « citoyenneté sociale », le féminisme, l'insertion des étrangers, le souvenir de l'affaire Dreyfus.
Madeleine Rebérioux est surtout connue comme universitaire et historienne spécialisée en histoire sociale ; elle contribue à la connaissance de l'œuvre de Jean Jaurès à travers la Société d'étude jaurésienne (S.E.J.) qu'elle préside de 1981 à 2004, et, par la publication, avec Gilles Candar, des œuvres de Jean Jaurès en dix-huit volumes. Parallèlement, elle assume de 1993 à 2000 la présidence du Centre international George Sand et le Romantisme, à La Châtre (Indre). Elle est également : vice-présidente du musée d'Orsay, à Paris, de 1981 à 1987 ; vice-présidente du Cercle Condorcet de Paris ; présidente de l'Association française pour les célébrations nationales, dont le siège se trouve aux Archives nationales, de 1982 à 1986 ; collaboratrice duDictionnaire biographique du mouvement ouvrier françaisde Jean Maitron ; présidente du comité scientifique du Centre de la mémoire d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne). Elle est l'auteur de nombreux ouvrages, dont :La République radicale ? : 1898-1914(1975),Les ouvriers du livre et leur fédération(1981),Jaurès : la parole et l'acte(1994).
Madeleine Rebérioux était officier de la Légion d'honneur. Elle est décèdée à Paris le 7 février 2005.

Identifiant de l'unité documentaire :

647AP/1-647AP/109

Identifiant de l'inventaire d'archives :

FRAN_IR_025021

Publication :

Archives Nationales
2007

Informations sur le producteur :

Rebérioux, Madeleine (1920-2005)

Ressources complémentaires :

Sources complémentaires :
Le Centre historique des Archives nationales (C.H.A.N.) conserve
- le fonds Jean Jaurès (437 AP) ;
- le fonds Lebas-Guyot (435 AP) ;
- sur la Ligue des Droits de l'Homme, plusieurs articles ou dossiers des fonds Jean Locquin (310 AP 51) et Joseph Paul-Boncour (424 AP 45 dossier 4 et 424 AP 49 dossier 2).
- sous la cote F60 3165, le dossier « Maurice Audin » de la Commission de sauvegarde des droits et libertés individuels, créée par décret du 7 mai 1957.
Voir aussi : Banat-Berger (Françoise) et Noulet (Christèle), "Les sources de la guerre d'Algérie aux Archives nationales",Revue française d'histoire d'outre mer, 328-329, 2ème semestre 2000.
Le Centre des Archives contemporaines (C.A.C.) conserve les archives du Collectif intersyndical universitaire d'action Vietnam Laos Cambodge (versements 20000529-20000530, 20010173 et 20010244).
La Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (B.D.I.C.), Nanterre (Hauts-de-Seine) conserve les archives de la Ligue des Droits de l'Homme.
Le musée de l'Histoire Vivante (31, boulevard Théophile Sueur, 93100 Montreuil) conserve des archives de Madeleine Rebérioux relatifs à ses travaux sur Jean Jaurès, à la Société d'études jaurésiennes, à la revueLe Mouvement socialet à la Ligue des droits de l'homme, ainsi qu'une partie de sa bibliothèque.

Références bibliographiques :

Bibliographie :
AGULHON (Maurice), BECKER (Jean-Jacques), CANDAR (Gilles) et DUCLERT (Vincent), « Hommage à Madeleine Rebérioux »,Cahiers Jaurès,n° 174, octobre-décembre 2004 [2005], p. 3-23.
AUTIÉ (Dominique), « Madeleine Rebérioux, historienne, présidente d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme »,Transition, octobre 1995, n° 4, p. 7-9.
MONCHABLON (Alain), « Rebérioux (Madeleine) »,Dictionnaire des intellectuels français, sous la direction de Jacques Julliard et Michel Winock, Paris : Seuil, 1996, p. 946-947.
PENNETIER (Claude), « Rebérioux Jean »,Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, sous la direction de Jean Maitron, Paris : les Éditions ouvrières, t. XL, 4ème partie, 1991, p. 9-10.

Localisation physique :

Pierrefitte

Mises à jour :

  • Converted_apeEAD_version_2015-06-SNAPSHOT