Inventaire d'archives : OPERATEUR du patrimoine et des projets immobiliers de la culture RESTAURATION ET RÉHABILITATION DE L'amphithéâtre de VERNIQUET

Institution de conservation :

Archives nationales

Contenu :

Le fonds Réhabilitation de l'amphithéâtre de Verniquet du Muséum d'histoire naturelle contient les documents produits et reçus par l'Établissement public de maîtrise d'ouvrage des travaux culturels durant toutes les étapes de la réhabilitation de ce bâtiment. Classé monument historique le 24 mars 1993 en même temps que le Jardin des plantes dont il fait partie, l'amphithéâtre fut construit entre 1787 et 1788 par l'architecte français Edme Verniquet. En effet, le premier amphithéâtre d'anatomie de l'intendant Fagon est au bord de la ruine, et l'acquisition en 1787 de l'hôtel de Magny et de ses dépendances permet alors de disposer de l'espace nécessaire. L'amphithéâtre est donc construit et il représente une mise en œuvre des principes conceptuels de l'architecture dite « révolutionnaire ».
A la Révolution, Verniquet doit se retirer, mais les travaux d'amélioration continuent. Entre 1794 et 1795, Molinos et Legrand remodèlent l'amphithéâtre. L'ensemble de l'espace intérieur est libéré, la voûte et les gradins sont allongés et trois absidioles sont construites, pour la chimie, la botanique et l'anatomie. Le Grand amphithéâtre est alors entièrement dédié à la chimie. Malgré ces améliorations, le bâtiment présente toujours des défauts, notamment au niveau de l'acoustique, que les architectes cherchent à résorber tout au long du XIXe siècle. En 1835, l'architecte Charles Rohault de Fleury conserve le principe des courtines acoustiques mises en œuvre à la périphérie de la coupole, réduit la scène et rapproche la chaire du centre de la composition. Vers 1850, il met en place un projet d'agrandissement qui entraîne la suppression des absidioles. A partir de 1893, Ferdinand Dutert réalise les projets de Jules-Louis André, son prédécesseur, qui consistent en la création d'une nouvelle coupole plus basse avec des poteries acoustiques, le développement des tentures et la transformation de la hotte.
C'est à un architecte du XXe siècle, Henri Delage, que l'on doit l'amphithéâtre d'aujourd'hui. En effet, entre 1945 et 1963, il fait passer le nombre de salles de douze à dix, remet l'ancienne coupole en valeur, en réalise la corniche et les détails de l'oculus, inscrit la litanie des professeurs et restitue l'arc triomphale en staff avec ses caissons. De plus, il fait installer un chauffage à air pulsé dans les absidioles. Cependant, toutes ces modifications entraînent une inadéquation entre le bâtiment et son usage puisque la demie-coupole en plâtre et le chauffage posent des problèmes pour l'acoustique, ce qui pousse les professeurs à renoncer à y faire cours. Le manque d'entretien et l'évolution des normes de sécurité entraînent alors la fermeture du bâtiment en 1993.
En 1999, une convention de mandat de maîtrise d'ouvrage est signée entre l'Établissement public de maîtrise d'ouvrage des travaux culturels et le Muséum d'histoire naturelle, et une opération de réhabilitation de l'amphithéâtre est menée entre 2000 et 2003. Celle-ci prend alors en compte la destination du bâtiment, à savoir en faire un lieu de cours universitaires, de conférences et colloques internationaux, de projections vidéo et de petites manifestations musicales et théâtrales. Plusieurs aménagements sont alors réalisés, tels qu'entre autres, un traitement acoustique qui n'altère pas l'architecture et qui permet la conservation des décors d'origine, la création d'un sous-sol pour les locaux techniques et les sanitaires publics, la mise en place d'aménagements pour personnes à mobilité réduite, la restauration des façades ainsi que l'installation d'équipements audiovisuels adaptés.
Les documents contenus dans le fonds sont ceux produits et reçus par la cellule projet de l'ÉMOC qui a mené à bien cette opération de réhabilitation, de la signature de la convention de mandat de maîtrise d'ouvrage aux opérations de levées de réserve, en passant par les marchés et le suivi des travaux.

Identifiant de l'unité documentaire :

20130464/1-20130464/93

Identifiant de l'inventaire d'archives :

FRAN_IR_050898

Publication :

Archives nationales
2013
Pierrefitte-sur-Seine

Informations sur le producteur :

Établissement public de maîtrise d'ouvrage des travaux culturels
Établissement public national à caractère administratif, l'ÉMOC, Établissement Public de Maîtrise d'Ouvrage des travaux Culturels, fut créé par décret le 19 mai 1998 et placé sous la tutelle du Ministère de la Culture et de la Communication. Sa création résultait alors de la fusion de l'EPGL, Établissement Public du Grand Louvre, et de la MIGT, Mission Interministérielle des Grands Travaux de l'État.
L'ÉMOC avait pour mission d'assurer, à la demande et pour le compte de l'État, tout ou partie de la maîtrise d'ouvrage des opérations de construction, d'aménagement, de réhabilitation, de restauration, ou de réutilisation d'immeubles appartenant à l'État, y compris d'immeubles remis en dotation à des établissements publics de l'État, et présentant un intérêt culturel, éducatif ou universitaire. L'État pouvait également lui confier la réalisation d'études préalables à ces opérations.
De plus, l'ÉMOC pouvait assurer les mêmes missions, à titre onéreux, pour le compte des collectivités territoriales ou de leurs établissements publics. À l'étranger, il pouvait exercer des missions de conseil dans les domaines ci-dessus mentionnés.
Par décret n°2010-818 du 14 juillet 2010, il a été regroupé avec le Service National des Travaux, sous le nom d'Opérateur du Patrimoine et des Projets Immobiliers de la Culture.

Informations sur l'acquisition :

Trois versements : le 6 février 2003, le 16 février 2007 et le 10 octobre 2012.
Historique de conservation :
Les documents ont d'abord été conservés dans les locaux de l'Établissement public de maîtrise d'ouvrage de travaux culturels, puis à partir de 2010 dans ceux de l'Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la culture. Enfin, depuis janvier 2013, le fonds est conservé avec l'ensemble des archives intermédiaires de l'OPPIC dans les locaux du prestataire Archiveco de Villeneuve-la-Garenne.

Description :

Évolutions :
Le fonds est clos.
Critères de sélection :
Au cours du classement, de nombreux brouillons, doubles et copies de documents dont les originaux sont présents dans le fonds ont été éliminés. De plus, des candidatures à des marchés non retenues datant de plus de cinq ans et ayant donc atteint leur durée d'utilité administrative ont également été éliminées. Enfin, on a aussi éliminé les documents liés à un avis d'appel public à la concurrence, déclaré sans suite en 2000, soit la liste des candidats, le procès-verbal d'ouverture des candidatures, l'analyse des candidatures par la maîtrise d'œuvre, et la correspondance attenante.

Conditions d'accès :

Les articles 20130464/21, 20130464/23, 20130464/24 et 20130464/30 à 20130464/44 sont soumis à un délai de communicabilité de 25 ans à la date du document le plus récent.

Conditions d'utilisation :

Reproduction selon le règlement de la salle de lecture.

Description physique :

Importance matérielle :
26 cartons de type Dimab soit 7,8 m.l.

Références bibliographiques :

Jeanne PRONTEAU, , Ville de Paris - Commission des travaux historiques, Paris, 1986, 652 p. Edme Verniquet (1727-1804), architecte et auteur du Grand plan de Paris
Jacques ROGER, , Fayard, Paris, 1989, 655 p. Buffon, un philosophe au Jardin du roi

Localisation physique :

Pierrefitte-sur-Seine

Organisme responsable de l'accès intellectuel :

Archives nationales