Inventaire d'archives : Sous-préfecture de Bougie (1866-1962)

Institution de conservation :

Archives nationales d'outre-mer

Contenu :

Histoire du bureau producteur et présentation du contenu
Les documents faisant l'objet de ce répertoire représentent la totalité rapatriée du fonds produit par la sous-préfecture de Bougie, placée sous la dépendance de la préfecture de Constantine jusqu'en 1956, distraite ensuite de ce département pour rejoindre, celui nouvellement créé, de Sétif à partir de cette date. Si administrativement deux sous-préfectures se sont donc succédé, avec des compétences et un territoire différents, cette scission ne s'est pas marquée dans les sources produites qui elles, présentent une continuité par le suivi des dossiers. Pour cette raison, il a été choisi de réaliser un seul instrument de recherche sans introduire de coupure avant et après 1956. La période couverte est donc assez vaste et s'étend sur presqu'un siècle, de 1866 à 1962.
L'arrêté du 9 décembre 1848 portant sur l'organisation générale de l'Algérie érige en départements les territoires des trois provinces d'Alger, d'Oran et de Constantine. Des trois arrondissements originels (Constantine, Bône et Philippeville), le département de Constantine passe à sept arrondissements. Celui de Bougie est créé par décret du 27 juillet 1875. Diminué par un second décret du 19 février 1902 (portant distraction de la commune mixte de Takitount, rattachée dès lors à l'arrondissement de Sétif), cet arrondissement ne connaît aucune autre modification jusqu'aux prémices de la guerre d'Agérie.
Constitutif de cette " Petite Kabylie " aux sociétés berbères dotées d'une organisation politique et de règles juridiques propres, l'arrondissement de Bougie est limité au Nord par la mer Méditerranée, à l'Est par le département d'Alger (arrondissement de Tizi-Ouzou) suivant une ligne d'orientation générale nord-sud d'une centaine de kilomètres, au Sud par l'arrondissement de Sétif et à l'Ouest par celui de Constantine. À l'exception de la zone littorale, passant par Djidjelli et large d'une dizaine de kilomètres, tout le territoire de l'arrondissement de Bougie est d'un relief tourmenté, pays de pénétration très difficile à l'exception des vallées (Oued-Agrioum, gorges du Chabet El Akra). Certains sommets comme ceux du Tababort atteignent les 2000 mètres. Bordé d'une côte inhospitalière, falaises tombant à pic dans la mer, son littoral se compose d'Ouest en Est de ports peu nombreux, le principal étant bien sûr celui de Bougie, vaste, bien aménagé, abrité des vents dominants du Nord-Ouest, dont le trafic porte en particulier sur les minerais, vins et lièges ; viennent ensuite les petits ports de pêche de Mansouriah et de Cavallo, sans installation portuaire dans les années 1950 et ne présentant qu'un abri très médiocre pour quelques barques ; et enfin celui de Djidjelli, peu profond, mal abrité, mais possédant quelques installations pour son important commerce de liège. De nombreux oueds venant des montagnes creusent des vallées qui portent le même nom avant de se jeter directement à la mer, le plus important étant à l'Ouest l'oued Soummam, principale voie de pénétration à travers une vallée peuplée et cultivée, et qui fait la jonction avec la Grande Kabylie voisine ; l'oued Nil et l'oued Djendjen arrosent la région de Djidjelli-Taher, et l'oued El Kébir forme sa limite orientale avec l'arrondissement de Constantine. La superficie totale de l'arrondissement approche les 550 000 hectares (l'équivalent d'un grand département métropolitain), pour une population estimée en 1947 à 582 000 habitants (12000 Européens et 570 000 musulmans).
Avec Guelma, Bougie est le seul arrondissement originel du département de Constantine à ne pas être érigé en département lors des réorganisations territoriales de 1956 : la création du département de Sétif et celle, consécutive, de nouveaux arrondissements qui le composent, sont décidés par les décrets des 28 juin 1956 et 20 mai 1957. La sous-préfecture de Bougie, existant déjà, est désormais distraite du département de Constantine ; faisant partie du nouveau département de Sétif, Bougie voit en 1956 son arrondissement amputé de moitié par la création du nouvel arrondissement de Djidjelli, dont le ressort, s'étendant sur la partie orientale de l'ancien arrondissement de Bougie, correspond aux territoires recouverts par les anciennes communes mixtes de Djidjelli et de Taher. En 1957, le nouveau territoire de Bougie est à nouveau diminué des deux tiers, avec la création des arrondissements d'Akbou (s'étendant sur l'ancienne commune mixte du même nom), de Sidi-Aïch et de Lafayette (correspondant respectivement aux anciennes communes mixtes de La Soummam et du Guergour). L'arrondissement de Bougie comprend dès lors 26 communes, créées en remplacement des anciennes unités administratives - centres de colonisation, douars et communes mixtes - et dotées des mêmes attributions qu'en métropole.

Identifiant de l'unité documentaire :

FR ANOM 934/1-188

Identifiant de l'inventaire d'archives :

FRANOM_01542

Publication :

Archives nationales d'outre-mer
2014-2015
29, chemin du moulin de Testa
13090 Aix-en-Provence

Conditions d'accès des documents :

Conditions d'accès et utilisation
Les documents sont librement communicables dans leur totalité, à l'exception de quelques cartons soumis au délai de 75 ans, concernant les affaires portées devant les juridictions.

Ressources complémentaires :

Sources complémentaires aux Archives nationales d'outre-mer
Préfecture de Constantine
Sous-préfectures du département de Sétif classées

Description physique :

23 mètres linéaires

Langues :

français

Organisme responsable de l'accès intellectuel :

Archives nationales d'outre-mer
29, chemin du moulin de Testa
13090 AIX-EN-PROVENCE
FRANCE