Inventaire d'archives : REVOIL, Paul

Institution de conservation :

Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères - Direction des archives

Contenu :

C'est pourquoi ses papiers peuvent apporter une contribution non négligeable à l'étude des questions financières turques et aux relations de la Turquie avec la Russie.
On y trouvera également les lettres personnelles que Le Myre de Vilers lui écrivit en 1893 au moment de sa mission au Siam ainsi que celles qu'il reçut en 1906 en qualité de président de la délégation française à la conférence d'Algésiras, parmi lesquelles celles de Jules Cambon, ambassadeur à Madrid.

Identifiant de l'unité documentaire :

149PAAP

Identifiant de l'inventaire d'archives :

FRMAEE_

Publication :

Archives diplomatiques du MAEE
MAEE

Ressources complémentaires :

Inventaire analytique par Paulette Enjalran, conservateur, Paris, s.d., 6 p. 

Informations sur l'acquisition :

Ces papiers proviennent du domicile parisien de Paul Revoil et de sa propriété des Bouches-du-Rhône, le château de Servannes, commune de Mouriès où avaient été également apposés les scellés après son décès en 1914.

Références bibliographiques :

Informations sur le producteur :
États de service :
  • Chef du cabinet du ministre des Affaires étrangères (Jules Develle) pendant l'année 1893.
  • Sous-directeur des Affaires commerciales à la direction des Consulats, le 30 octobre 1893, en remplacement de Georges Louis.
  • Directeur du cabinet, le 12 janvier 1895.
  • Nommé ministre plénipotentiaire à Rio de Janeiro le 31 octobre 1895, Paul Revoil accepta quelques mois après, le 10 janvier 1896, les fonctions d'adjoint au résident général de Tunis.
  • Envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire à Tanger, il ne quitta ce poste qu'avec peine pour assumer au mois de juin 1901 les fonctions de gouverneur général de l'Algérie, en remplacement de Jonnart.
  • Justifiant son refus par des raisons de santé, mais aussi par la nécessité de régler au Maroc des affaires importantes dont dépendait, disait-il, l'avenir de la France dans ce pays, il céda enfin aux instances réunies de Delcassé, ministre des Affaires étrangères, Waldeck-Rousseau, ministre de l'Intérieur et président du Conseil, et Millerand avec qui il était lié d'amitié. Celui-ci lui envoya à cette occasion un télégramme personnel pressant. Revoil fut remplacé à Tanger par Saint-René-Taillandier.
  • On le chargea, le 6 juin 1903, d'une mission ayant pour objet l'étude des moyens propres à développer en Tunisie, sur le modèle des institutions existant en Algérie, les sociétés indigènes de prévoyance agricole.
  • Détaché par arrêté du 15 juin 1906 au cabinet du président du Conseil, ministre des Affaires étrangères (c'était alors Rouvier), il termina sa carrière par deux ambassades avant d'être mis à la retraite le 29 juillet 1910 : il avait été en effet nommé successivement ambassadeur à Berne et à Madrid par décrets du 28 novembre 1906 et du 28 janvier 1907.
  • Il consacra les dernières années de sa vie à ses fonctions de directeur de la banque ottomane à Paris.
Ce sont les années qu'il passa en Afrique du Nord qui semblent devoir compter comme les plus brillantes de sa carrière.
Son dossier laisse transparaître certains traits d'une personnalité originale : son insistance à refuser un poste de premier plan que les personnalités politiques les plus en vue s'associent pour lui offrir, une indication qu'il donne sur lui-même dans une feuille de note : instruction littéraire et scientifique "moyenne, pas de langues étrangères" contraste avec les jugements qui sont portés par ses supérieurs sur l'étendue de ses connaissances.
Paulette Enjalran.

Origine :

REVOIL, Paul

Description physique :

6

Organisme responsable de l'accès intellectuel :

Centre des archives diplomatiques de La Courneuve
  • REVOIL, Paul