Contenu éditorial simple : Voir la ville autrement. Boulogne-sur-Mer à travers 100 gravures

Une publication des Archives municipales de Boulogne-sur-Mer, 2015, 131 pages

 

Pour la première fois, les Archives municipales de Boulogne-sur-Mer vous proposent de Voir la Ville autrement. Voir la Ville autrement, c’est d’abord, au travers des 100 gravures présentées, la découvrir avant le milieu du XIXe siècle, avant l’invention de la photographie. Ces œuvres – les plus anciennes remontant au XVIe siècle – offrent l’opportunité d’admirer ce qu’était Boulogne sous l’Ancien Régime, et d’y voir des édifices et monuments disparus avant d’avoir pu être immortalisés par la photographie : la Tour d’Odre, la Cathédrale détruite à la Révolution, la sénéchaussée…

Voir la Ville autrement, c’est aussi la voir par le biais d’un autre medium : celui de la gravure sur métal et de l’eau-forte, de la lithographie et de la gravure sur bois. Démocratisant l’art puisque par nature vouées à être tirées en nombre plus ou moins important, elles offrent une vaste vision de la Ville, tant à travers les époques qu’à travers les quartiers, ce que n’aurait pu permettre la peinture.

Voir la Ville autrement, c’est enfin la lire au travers du regard de l’artiste qui la représente. De l’académisme des spécialistes de la représentation urbaine, tels Isidore-Laurent Deroy ou Jules Arnout, au trait plus naïf d’un Robert Aly, la vision donnée par l’auteur se révèle plus ou moins fidèle, et plus ou moins juste. Celui-ci, comme le faisait Deroy, s’est-il déplacé pour dessiner d’après nature, ou se contente-t-il de figurer ce qu’on lui a raconté, crayonné, photographié ? De la même façon, la représentation de faits historiques majeurs, comme les sièges de 1544 ou 1549, comme le camp de Boulogne, dessinés et gravés a posteriori, sont évidemment sujet à l’interprétation de l’artiste, que celui-ci y instille ou non une forme de glorification de l’événement évoqué. Enfin, des eaux-fortes de Donald McLaughlan aux gravures sur bois d’Henri Gros, on assiste à l’évolution de l’art du XXe siècle, à la simplification du trait qui, quoi que fasse l’artiste, n’atteindra jamais la précision de la photographie.

 

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