Contenu éditorial simple : Une ville industrielle. Fougères de 1850 à nos jours

Une publication du service du Patrimoine et des Archives municipales de Fougères, 2007, 31 pages

 

Il est courant de considérer que la Bretagne n’est pas une terre de tradition industrielle et, malgré les travaux de certains historiens sur le sujet, la région conserve encore une image éloignée de l’industrie. La ville de Fougères apparaît dans cette histoire régionale comme une exception et son histoire industrielle est d’autant plus intéressante qu’elle est dominée par une production, celle de la chaussure.

À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, cette fabrication voit le jour dans un contexte favorable et transforme radicalement Fougères qui, d’une petite cité artisanale et bourgeoise, s’agrandit de façon spectaculaire : la ville, qui jusqu’alors possédait un quar­tier médiéval dans le fond de la vallée, une zone commerçante et résidentielle située sur les hauteurs, voit se développer derrière la ligne de chemin de fer un nouveau quartier.

Cette extension hors les murs, dans le prolongement du faubourg Roger, permet à Fougères de sortir de ses limites historiques en étendant l’emprise de ses constructions sur une surface trois fois supérieure à celle qu’occupait la ville avant.

Un foyer industriel important fonctionnant essentiellement autour de la fabrication de la chaussure se constitue, accueillant une population ouvrière venue des campagnes alentours et qui devient rapidement très nombreuse. Cette mutation économique qui se fait sur un temps très court et qui va durer un peu plus d’un siècle, marque profondément l’image de la ville, ainsi que son expansion urbaine et son histoire humaine.

 

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