Contenu éditorial simple : Jardins et paysages des Hauts-de-Seine de la Renaissance à l'art moderne

Une publication des Archives départementales des Hauts-de-Seine, 1982, 135 pages

 

La modification de l'environnement est l'une des caractéristiques des civilisations. Modeler la nature, la plier à ses besoins, façonner un cadre de travail ou de loisirs propre à satisfaire son caprice a toujours été, depuis la plus haute Antiquité, l'ambition l'homme vivant en société organisée.

Le développement de la région parisienne, à partir de l'installation des premiers Capétiens, n'échappe pas à cette règle. Née d'une nécessité absolue, celle de nourrir une population en constante augmentation, la modification du paysage rural d'Ile-de-France obéit, depuis la Renaissance, à un cycle de mutation révélateur des ambitions du propriétaire fortuné : abbaye, grand seigneur, bourgeois propriétaire, favori du roi ou simple manant.

Le paysage naturel est longtemps resté fonction des mutations agraires ; en revanche, le paysage artificiel a varié au gré des innovations techniques, des sophistications de la mode, du snobisme de cour ou de la vanité des fortunes récemment acquises.

A notre époque, il est bien difficile de retracer sur le terrain cette évolution que les besoins accélérés de l'urbanisation modifient profondément, mais dont les premiers signes de changement apparaissent dès le milieu du XVIIIe siècle.

Cette exposition des Archives départementales des Hauts-de-Seine, dont cet ouvrage constitue le catalogue, est donc un essai de reconstitution de ce paysage, en montrant que l'histoire peut fournir une contribution notable à la réflexion actuelle sur le cadre de vie de l'homme contemporain. Des dessins, cartes, plans, photographies, gravures, estampes, tableaux et documents écrits rassemblés à cette occasion retracent l'histoire des jardins et des paysages qui ont formé l'armature du passé rural et urbain des Hauts-de-Seine.

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, la conception d'ensemble avait été plutôt aristocratique et somptueuse ; ce type d'écologie, qui tentait de ramener l'homme à une conception souvent artificielle de la nature, paraît aujourd'hui bien dépassé. Il a imposé cependant son style à l'urbanisation de cités comme Saint-Cloud, Sceaux, Meudon et même la Garenne-Colombes (née d'une réserve de chasse) ; d'autres villes, d'autres régions du département des Hauts-de-Seine conservent également dans leur tracé de rues, leur toponymie ou leur cadastre, les traces d'une occupation du sol marquée par la dominance foncière et domaniale.

 

Références complètes de l'ouvrage

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