Contenu éditorial simple : Les chemins photographiques d’un horloger. Louis Clergeau, 1902-1936

Une publication des Archives départementales du Loir-et-Cher, 2008, 26 pages

 

Pendant trente ans, Louis Clergeau (1877-1964) fixe sur plaques de verre les joies et les peines de Pontlevoy et des villages voisins, les mariages et les communions, les conscrits de l’année, les cavalcades de Mardi-Gras et l’activité de l’aérodrome, les battages, les vendanges, les artisans en plein travail et les façades des boutiques.

Il est sollicité pour des photos de famille, des reportages lors des fêtes, saisit l’activité des rues de son village. La Grande Guerre met fin à l’insouciance de cette Belle Époque. Rien n’indique que Louis Clergeau ait emporté son appareil photographique sur le front et il ne reprend son activité à Pontlevoy qu’en 1919. Les photos d’identité apparaissent, nécessaires notamment à l’obtention de cartes d’ancien combattant, tandis que reprennent les reportages dans les événements locaux et familiaux. Louis Clergeau prend sa retraite en 1936.

Ces photographies représentent un témoignage irremplaçable sur Pontlevoy, et plus largement sur la vie dans un village rural au cœur du Val-de-Loire, de la Belle Époque à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Mais ces images montrent également le réel talent et l’humour de leur auteur qui aime, lorsqu’il travaille en extérieur en dehors des reportages, positionner ses sujets dans le décor à la manière d’un tableau, où chaque personne et chaque objet a sa place. Le fonds Clergeau, déposé aujourd’hui aux archives départementales de Loir-et-Cher par la Société des amis du musée et du patrimoine de Pontlevoy, compte 10 000 clichés, pour la plupart identifiés grâce aux listes que Louis Clergeau tenait sur des cahiers d’écolier.