Contenu éditorial simple : Strasbourg, 1918-1924. Le retour à la France

Une publication des Archives de la ville et de l’Euroméropole de Strasbourg, 2018, 126 pages

 

Le 22 novembre 1918, l’entrée des troupes françaises constitue une date charnière dans l’histoire de Strasbourg en consacrant le retour à la France de celle qui fut durant 48 ans la capitale du Reichsland Elsaß-Lothringen. Après les quatre années de la Première Guerre mondiale, de dictature militaire et au terme des journées troublées de la « révolution » de novembre, c’est une population strasbourgeoise en liesse qui accueille les français en libérateurs.

Les années qui suivent le retour à la mère patrie sont marquées par une épuration de la composante allemande et germanophile de la société strasbourgeoise et une politique de francisation active de la ville. Face à une République centralisatrice et nationaliste, l’incompréhension monte au sein de la population qui avait fini par assimiler l’héritage d’un demi-siècle de présence allemande. Loin de parvenir à rétablir un dialogue, les antagonismes entre la « petite patrie » et l’État débouchent sur une crise en 1924 qui alimente l’autonomisme des années 1920 et 1930.

Ce beau livre-catalogue, riche de contributions de spécialistes et d’une iconographie exceptionnelle, revient sur cette période charnière et troublée pour Strasbourg après la Grande Guerre, dont naît le « malaise alsacien ».

 

Table des matières :

Strasbourg 1918-1924 illustré [par Thérèse WILLER]

Les cartes de rationnement à Strasbourg et ses environs au sortir de la Grande Guerre (1918-1921) [par David DISCHLER]

Du feldgrau au bleu horizon, le retour de l'armée française à Strasbourg en 1918 [par Franck BURCKEL]

Histoire de la « délivrance » de Strasbourg [par Roland BIGUENET]

« Les outils de la mémoire » ou « comment raviver la mémoire des Strasbourgeois ? » [par Monique FUCHS]

La statuaire publique à Strasbourg entre 1918 et 1924 [par Candice RUNDERKAMP]

Les débuts de la municipalité Peirotes [par Laurence PERRY]

Religions, bilinguisme, nationalité [par Benoît JORDAN]

 

Références complètes de l’ouvrage