Contenu éditorial simple : L'oeil et la main. Dix ans d'acquisitions et et de restaurations

Une publication des Archives départementales de l'Orne, 2002, 61 pages

 

Depuis sa création en 1964 et son ouverture au public dans ses locaux actuels en 1972, le Musée départemental d'art religieux a largement contribué à la sauvegarde et à la mise en valeur du patrimoine religieux ornais, conformément à sa vocation d'origine. Véritables oeuvres d'art ou modestes témoignages d'artisans locaux, un grand nombre d'oeuvres de foi ou d'objets de la pratique religieuse, menacés dans leurs lieux d'origine, ont trouvé asile au musée. Les oeuvres ont fait l'objet d'interventions de conservation préventive, de stabilisation et pour certaines d'une restauration importante. Ce travail discret, dont le résultat est néanmoins souvent spectaculaire, constitue l'une des activités fondamentales du musée ; il n'avait pas, à ce jour, fait l'objet d'une présentation au public.

Pour marquer les dix ans d'existence du fonds d'acquisition du musée, les Archives départementales de l'Orne ont organisé une exposition. Ce fonds est utilisé à la fois pour éviter que le patrimoine religieux ornais ne quitte le département et pour enrichir le propos pédagogique du musée. Après dix ans, il a semblé opportun de jeter un regard rétrospectif sur l'enrichissement des collections et de présenter au public les acquisitions récentes dont certaines ont fait l'objet d'une restauration.

L'exposition L'oeil et la main et son catalogue constituent ainsi un bilan en images de l'activité du musée au cours de la dernière décennie, à l'heure où le Département engage la rédaction d'un projet scientifique et culturel dont les objectifs sont d'une part de redéfinir la mission originelle de dépôt, d'autre part de doter le musée d'un véritable projet muséographique autonome.

La plupart des oeuvres présentées dans ce catalogue sont inédites. Entrées récemment dans les collections, hier encore illisibles sous la poussière et révélées par la restauration, ou conservées en réserve, elles sont offertes au regard des visiteurs pour la première fois. Leur qualité esthétique et leur intérêt historique sont un encouragement à poursuivre l'effort de protection et de mise en valeur du patrimoine religieux mobilier ornais.