Contenu éditorial simple : Les corporations à Strasbourg. Bourgeois et artisans avant la Révolution

Une publication des Archives et la ville et de la communauté urbaine de Strasbourg, 2009, 48 pages

 

Les corporations de métiers, les Zünfte, occupaient une place centrale à Strasbourg sous l’Ancien Régime. Nul artisan ne pouvait travailler, nul bourgeois ne pouvait participer aux affaires publiques sans être membre de l’une d’entre elles.

Après avoir fluctué au cours du Moyen Âge, le nombre des corporations se stabilise à la fin du XVe siècle. Certaines d’en­tre elles regroupent des métiers tournant autour d’un même secteur d’activités (boulangers, bateliers, charpentiers, cor­donniers…). D’autres en revanche, accueillent des métiers très divers, comme la corporation du Miroir qui regroupe aussi bien les fabricants d’aiguilles que les apothicaires et les banquiers…

Chaque corporation possède un immeuble, le poêle (Stube), à la fois siège institutionnel et lieu de convivialité. C’est de là que le conseil des échevins présidé par le Maître de cor­poration (Zunftmeister) réglemente tous les aspects liés à l’exercice d’une profession, de la formation des apprentis à la tarification des denrées en passant par le règlement des conflits. Ces règles sont énoncées dans leurs Statuten, ou­vrages parfois richement illustrés. Les corporations jouent également un rôle po­litique de premier plan en élisant l’Ammeister, principal magistrat de la ville. Ce dernier fait appel à elles pour assurer l’ordre public ou pour constituer l’armée de la ville. De plus, les corporations assurent la lutte contre l’incendie ou la garde des portes de la ville. Cet ordre économique et politique se sclérose aux XVIIe et XVIIIe siècles. Se heurtant aux idées libérales des Lumières, les corporations sont supprimées dès le début de la Révolution.

À travers une sélection de documents emblématiques, l’ex­position Les corporations à Strasbourg, bourgeois et arti­sans avant la Révolution et son catalogue vous invitent à découvrir ces vingt corporations qui ont forgé durant plusieurs siècles la société strasbourgeoise.

 

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