Contenu éditorial simple : Déclaration des droits de l’Homme et abolition de l’esclavage

Une publication des Archives départementales de la Martinique, 1998, 107 pages

 

Dès l’adoption de la Déclaration, en 1789, certains auteurs interpellent : en France, le peuple qui, dans un esprit nouveau, a rédigé la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et du citoyen, se doit d’abolir l’esclavage. L’abolition interviendra cinq ans après : c’est la première abolition officielle, après celle effectivement prononcée par Léger-Félicité Sonthonax à Saint-Domingue, l’actuelle Haïti. Mais à l’égard de cette institution, se manifestent les défenseurs des droits de l’homme : tel l’abbé Grégoire sous la Révolution et tout le long de sa vie, tels des hommes de couleur avec qui d’ailleurs Grégoire est en relation, Bissette, Perrinon notamment.

C’est encore une fois le régime républicain qui abolira une seconde fois l’esclavage sous la Seconde République. Aux prises avec d’autres questions épineuses, c’est pourtant l’une des premières mesures qu’elle prendra. Ardent républicain, Victor Schœlcher s’illustrera en faveur de l’abolition. Entre temps, les esclaves impatients se révoltent : c’est le 22 mai 1848, à la Martinique. Et comme l’exprime Aimé Césaire : « La clairvoyance de Schœlcher avait donné le branle de la liberté, l’impétuosité nègre fit le reste ».

 

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