Article : La vie des Angevins pendant l'occupation : les jours avec et les jours sans

Un dossier pédagogique réalisé par le Service éducatif des Archives départementales de Maine-et-Loire, 2012, 8 pages

 

Au moment où les troupes allemandes s'installent dans le Maine-et-Loire, le 21 juin 1940, les Angevins doivent surmonter une situation économique totalement bloquée : tous les ponts routiers et ferroviaires traversant la Loire ont été bombardés ; la poste, le téléphone mais aussi parfois l'eau, l'électricité et le gaz ont été coupés ; les réserves d'essence sont épuisées. Les écoles, les commerces, les cinémas sont fermés... Les habitant découvrent brutalement une situation de pénurie à laquelle ils vont devoir s'adapter.

Cette situation va être alourdie par toute une série d'interdictions et d'obligations imposées par les autorités allemandes : elles opèrent des réquisitions de logements, d'automobiles, de main d'oeuvre, prélèvent les productions agricoles et industrielles et installent à Angers leurs administrations.

Néanmoins, la vie s'organise ; la Préfecture, par l'intermédiaire de son service économique, règlemente les restrictions et le rationnement de toutes les matières premières et denrées alimentaires. Au prix de files d'attentes et de pénuries croissantes les Angevins apprennent à vivre les jours avec et les jours sans. Les jours sans sont ceux des grandes difficultés à se nourrir, à se déplacer et à se chauffer. Les jours avec ceux des moments de loisirs trouvés dans le sport, le cinéma, la lecture, rares activités qui n'étaient pas limitées.

 

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