Article : Tours, 1914-1918. Une ville de l’arrière et ses régiments au cœur de la Grande Guerre

Une publication réalisée avec la participation des Archives municipales de Tours, 2018, 166 pages

 

La contribution de la ville de Tours, de ses habitants et de ses régiments à l'effort de guerre s’est manifestée sans relâche de la mobilisation du 2 août 1914 au retour du 66e régiment d'infanterie, en septembre 1919, bien après la fin de la Première Guerre mondiale. Les régiments tourangeaux de la 18e division, les 32e et 66e régiments d’infanterie, au prix de terribles pertes, sont de ceux qui arrêtent l'offensive allemande lors de la première bataille de la Marne en septembre 1914. Ils sont de toutes les grandes batailles.

La municipalité est exemplaire quant à l’attention portée aux Tourangeaux pour le ravitaillement des habitants, le contrôle des prix, l’aide aux plus démunis et les pupilles de la nation. L’absence des hommes donne aux femmes l’occasion de montrer leur capacité dans de nombreux domaines. La ville devient un centre important de soins. En 1915, l’aviation militaire naissante prend son essor. Avec l’entrée en guerre des Américains en 1917, la ville change d’aspect lorsqu’elle devient capitale de la logistique américaine. Le 11 novembre 1918, à l’annonce de l’armistice, la ville pavoise. Le souvenir des morts tourangeaux ne doit pas s’éteindre. A Tours, comme dans toutes les communes de France, des monuments sont érigés, des plaques commémoratives sont apposées et une liste incomplète de 1836 morts pour la France gravée dans l’Hôtel de ville.

Tours ne fut pas une ville du front mais elle fut une cité au cœur de la Grande Guerre totalement impliquée dans celle-ci comme le révèle cet ouvrage.

 

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