Article : Chroniques calaisiennes de la Grande Guerre

Une publication du Service des archives de la ville de Calais, 2019, 166 pages

 

Calais est une ville riche de son histoire, au carrefour de l’Europe et des grands événements à travers les siècles. À l’aube du XXe siècle, elle doit faire face au premier conflit mondial, particulièrement ravageur dans cette région.

Tous les Calaisiens valides sont appelés à faire leur devoir sur des fronts meurtriers. 2 382 soldats morts pour la France ne reviendront jamais. Pour les habitants qui restent, tout change aussi. L’arrivée massive des réfugiés belges puis des militaires alliés. Calais devient un immense hôpital, une base logistique très importante et un camp retranché. Premiers bombardements aériens de l’Histoire, premières victimes : 230 civils au total y laisseront la vie. Restrictions alimentaires, le charbon manque pour se chauffer, des hivers glacials, couvre-feu et censure, mais ce qui marque surtout durant ces quatre années de souffrances, c’est la solidarité des Calaisiens envers les réfugiés belges et du Nord de la France, envers les familles de ceux qui ont tout perdu dans les bombardements ou envers ceux qui sont au front.

Calais conserve précieusement les témoignages de cette période et c’est ce patrimoine qui a permis cet ouvrage, dont la volonté est de se souvenir de ces familles calaisiennes qui ont dû traverser toutes sortes d’épreuves mais qui ont fait preuve d’un courage exemplaire pendant la Grande Guerre. Pour preuve, après la fin de la Première Guerre mondiale, la ville de Calais, représentée par son maire emblématique, Charles Morieux, recevra symboliquement la reconnaissance de la Nation toute entière avec la remise officielle de la Croix de Guerre le 31 août 1919, sur le parvis du nouvel Hôtel de Ville.

 

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