Archives et marché de l’art 

La session du 5 avril 2017 de l’Observatoire du marché de l’art a permis d’aborder la question de la revendication des archives publiques via la publication, en octobre 2016 du Vademecum. La revendication des archives publiques élaboré sous l’égide du Comité interministériel des Archives de France (CIAF).

Lors de la séance du 22 mars 2017 de l’Observatoire du marché de l’art, le rapport d’information sur le marché de l’art français a été présenté par M. Stéphane Travert, rapporteur, et M. Michel Herbillon, président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation.

Cet observatoire, structure informelle rassemblant des représentants du ministère de la Culture, des opérateurs de vente et autres partenaires (institutions patrimoniales, Office central de répression du trafic d’œuvres d’art…), constitue avant tout une plate-forme d’information et d’échanges sur les questions d’actualité et les enjeux relatifs au marché de l’art, tous secteurs confondus (musées, archives, archéologie…).

La session du 22 mars 2017 a permis de découvrir à la fois le diagnostic et les recommandations faites par la commission ad hoc sur l’état du marché de l’art français et les pistes de développement envisageables : 28 propositions ont ainsi été émises, mixant leviers budgétaires et fiscaux, organisation et compétence professionnelle et coopération public-privé.

On peut souligner, entre autres mesures susceptibles d’être utiles pour le « marché des archives », quelques-unes de ces recommandations :

- étendre aux particuliers les dispositifs de réduction d’impôts dont bénéficient les entreprises qui effectuent des versements pour permettre l’acquisition de trésors nationaux, ou qui acquièrent elles-mêmes des trésors nationaux dont l’État ne souhaite pas lui-même se porter acquéreur ;

- encourager les institutions culturelles publiques à faire une place plus importante aux collectionneurs.

Autre proposition intéressante : formaliser l’existence de l’observatoire, sous forme d’une instance de dialogue réunissant [au sein du ministère de la Culture] tous les acteurs du marché de l’art en France [...]

Sans extrapoler sur la manière dont ce rapport pourra se traduire effectivement dans le mode de fonctionnement actuel du marché de l’art français, ni dans quel calendrier, on peut retenir cependant qu’une démarche « pro-active » en direction des mécènes demeure un point d’appui pertinent pour l’enrichissement des collections publiques, y compris voire surtout dans le domaine du patrimoine écrit et des archives.