Contenu éditorial simple : Alfred Dreyfus en détention à l'Île de Ré. 18 janvier - 21 février 1895

Une publication des Archives départementales de la Charente-Maritime, 2017, 141 pages

 

« Vers les 11 heures, le condamné a eu un mauvais rêve ; Il parlait à haute voix et criait fort pendant 2 ou 3 secondes. Il s’est réveillé et, s’adressant par deux fois aux gardiens de garde, il leur a demandé "j’ai crié n’est-ce pas ?" ».

Alfred Dreyfus est condamné au bagne, pour haute trahison, le 22 décembre 1894. Avant son envoi à l’île du Diable, il est incarcéré à Saint-Martin-de-Ré, isolé dans un quartier spécialement aménagé, surveillé en permanence au travers d’un grillage. Chaque jour, le gardien-chef rapporte au directeur les moindres gestes du détenu, ce qu’il a mangé, ses humeurs...

Les documents conservés aux Archives départementales de la Charente-Maritime témoignent de l’obsession sécuritaire de l’administration face aux passions que l’« Affaire » déchaîne. Ils sont confrontés avec la presse de l’époque. La parole est aussi donnée à Alfred Dreyfus. Des extraits de Cinq années de ma vie, publié en 1901, donnent aux documents d’archives un éclairage émouvant.

Cet ouvrage est le catalogue de l'exposition « Regards sur l'Affaire Dreyfus : archives de sa détention à l'île de Ré », réalisée par les Archives départementales, qui présente les trente-six jours pendant lesquels Alfred Dreyfus a été incarcéré au dépôt des forçats de l'île de Ré. Cet épisode, quoique court, a entraîné la production de nombreux documents d'archives jusque-là peu étudiés.

 

Références complètes de l'ouvrage

Sur le même sujet, vous pouvez consulter Terres de bagne et Lettres du bagne