Article : La police des Lumières. Ordre et désordre dans les villes au XVIIIe siècle

Une publication des Archives nationales, 2020, 255 pages

 

Lorsque la Bastille tombe le 14 juillet 1789, c’en est fini du despotisme de la police. Lettres de cachet, mouches, espions sont devenus insupportables à un peuple en quête de liberté et d’égalité. Pourtant, l’histoire de la police de l’Ancien Régime ne peut se résumer à ce sombre portrait. Présentés pour la première fois, deux cents documents exceptionnels conservés aux Archives nationales nous plongent dans le quotidien du travail policier. On y voit Rousseau déclarer un vol de chemises, Sade protester contre son enfermement, Diderot et d’Alembert fichés, des prostituées sous contrôle. Mais l’on découvre aussi des lettres, des rapports, des projets qui dessinent une autre police, fille du siècle des Lumières. Prétendant vouloir « faire le bonheur des hommes en société », elle approvisionne les villes en blés, organise le travail ou veille à l’hygiène des populations. Cet ouvrage richement illustré offre un nouvel éclairage sur la naissance de la police moderne à la veille de la Révolution française.

 

Références complètes de l’ouvrage

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