Contenu éditorial simple : Association Archivistes Sans Frontières

 « L'homme garde ses archives par nécessité, par dignité aussi » (Jean Favier, directeur général des archives de France, 1976-1994)

 

1998 : création d'Archivistes Sans Frontières-international par des archivistes catalans

Faire reconnaître l'importance des archives pour la reconnaissance des droits collectifs et individuels, garantir les droits de l'homme partout dans le monde, faire prendre conscience de l'intérêt de la conservation et de l'utilisation des archives pour garantir les droits de l'homme sont le principales raisons de la création d'ASF-international. Ce sont des valeurs essentielles pour ASF-section France. Partout où ils vont, les archivistes membres d'ASF-section France le rappellent.

 

2005 : création de la section française

La création de la section française a voulu répondre aux besoins d'interventions qui se sont fait jour en matière d'archives dans les pays francophones et singulièrement en Afrique.

Association type loi de 1901, association modeste, ASF-section France est hébergée dans les locaux de l'Association des archivistes français (AAF). Elle aide à la conservation des archives en danger de disparition ou de dommages irréversibles par l'envoi sur le terrain d'archivistes chevronnés pour aider à la mise en place d'un vrai programme d'archivage, après un état des lieux et un récolement du patrimoine documentaire à préserver.

Elle veut faire prendre conscience à la société de l'intérêt de la conservation et de l'utilisation des archives pour garantir le respect de ses droits ; elle regroupe une soixantaine d'archivistes français qui acceptent tous de partir partout dans le monde, là où des archives en français sont en péril. L'association travaille en étroite collaboration avec le service interministériel des archives de France, l'ICA et l'AAF ainsi, bien sûr qu'avec ASF-international.

  

Aider à la reconnaissance d'un patrimoine documentaire en péril

Un exemple : Les archives de l'ancienne compagnie du chemin de fer franco-éthiopien reliant depuis 1917 Djibouti à Addis Abeba.

Depuis 1981, la compagnie est nationalisée et est devenue la compagnie du chemin de fer djibouto-éthiopien. Les archives, pour l'essentiel en français, sont restées sur place. Il existe trois centres de rassemblement des documents : Addis Abeba, Dire Dawa et Djibouti. Les locaux ne sont pas aménagés, les documents sont entassés et stockés de façon calamiteuse.

De 2006 à 2010, ASF-section France a envoyé 4 missions à Addis Abeba. Les archives engrangées dans divers locaux appartenant à la compagnie du chemin de fer sont, depuis avril dernier, reconnues. Elles devraient prochainement être accueillies aux Archives nationales d'Éthiopie. Des actions similaires sont prévues à Dire Dawa et Djibouti. Une première mission doit se rendre à Djibouti en fin d'année. ASF-section France souhaite faire reconnaître à l'échelon international l'exceptionnel intérêt de ce fonds documentaire et son unicité.

 

Aider d'autres associations dans leurs actions

Un exemple : L'opération « un bon archivage pour une bonne gouvernance » au Burkina Faso

Avec l'envoi en 2010 de 2 missions à Ouagadougou, ASF-section France participe à ce projet ambitieux initié par le gouvernement burkinabé mais mis en place en partenariat avec l' ICA, l'AAF et les archives départementales de l'Aude.

L'apport d'ASF-section France est modeste mais décisif : l'association envoie uniquement des archivistes dans les ministères pour y résorber les passifs d'archives, réorganiser la fonction  « archives » dans ces ministères, classer les fonds historiques et les faire entrer aux Archives nationales. Elle a signé une convention avec le ministère de la fonction public et de la réforme de l'État afin de pouvoir vérifier ultérieurement que le processus d'archivage mis en place dans les ministères est bien suivi et que ce travail d' apurement n' a pas été vain.

 

Sauver des archives à la suite d'une catastrophe

Un exemple : sauver les archives d'Haïti - Rapport de la mission du 9 au 24 février 2011 à Port-au-Prince

Il s'agit ici pour ASF-section France d'aider au sauvetage du patrimoine documentaire qui se trouve en grand danger à la suite de l'effondrement de la plupart des bâtiments des ministères, le 12 janvier 2010. Si les bâtiments des Archives nationales ont résisté, de nombreux ministères sont en ruine.

En liaison avec le Bouclier bleu, ASF-section France a envoyé des archivistes français pour traiter les archives qui ont été extraites des ruines de l'ancien bâtiment du ministère des Affaires étrangères et qui sont stockés de façon très précaire dans un local attenant. Ces archivistes ont fourni aux équipes haïtiennes leur appui et leur expertise pour définir un plan de classement des archives du ministère ainsi que de celles produites par les postes diplomatiques. Ils ont aidé à leur récolement.