Contenu éditorial simple : Graffiti de résistants sur les murs du fort de Romainville, 1940-1944

Une publication des Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, 2012, 159 pages

 

« [r ?]ault Raoul, [1]3 novembre 194[2] »

Une inscription sur un mur, un nom retrouvé, une histoire qui se dessine. Celle de Raoul Sabourault, probablement auteur de ce message, résistant, passé par le camp d’internement en 1942, déporté à Mauthausen et décédé à Gusen le 3 août 1944.

Le fort de Romainville, situé sur la commune des Lilas, est resté presqu’en l’état depuis la Seconde Guerre mondiale. Il constitue une source exceptionnelle pour connaître l’histoire de ce lieu et celle des résistants qui y furent internés sous l’Occupation.

Le présent ouvrage est articulé en trois temps. Une visite historique du fort est proposée au lecteur, une approche documentée du site pour comprendre pourquoi et comment il fut transformé en camp de détention, et pour quels types de détenus. Ainsi s'esquisse le cadre de production des graffiti. La deuxième partie s'intéresse aux inscriptions murales, à ce qu'elles étaient sous l'Occupation et à ce qu'elles sont aujourd'hui, pour contextualiser ces traces. Elles ont souvent fait écho et complète les connaissances déjà accumulées. Parfois, elles résument humblement tout ce que l'on sait d'un individu, dont le trajet est dès lors indissociable de son passage au fort de Romainville. La dernière partie de l'ouvrage est consacrée à la publication de ce corpus, du moins tel qu'on a pu le voir/percevoir entre 2009 et 2011 : la campagne photographique, menée par les Archives départementales de la Seine-Saint-Denis avec les photographes du service du patrimoine culturel du Département a permis de fixer à un moment donné la représentation de ce qui subsistait des graffiti de la casemate n° 17. Ils sont présentés sous la forme d'un catalogue photographique général, en tentant de restituer le plus d'informations possibles sur l'auteur et la date lorsque cela a été possible.

Éclairés par l’analyse historique, les graffiti retrouvent leur sens. Ils deviennent le message fragile et émouvant de résistants désireux de laisser une trace de leur passage en ce lieu avant de braver le destin que leur réservent les autorités allemandes.

 

Références complètes de l’ouvrage