Contenu éditorial simple : Moi, Auguste Ravenel, artiste-peintre. Lettres illustrées, 1908-1916

Une publication des Archives départementales de l'Oise, 2008, 309 pages

 

« Malheureusement mes croquis sont un peu sales, mais ça ne fait rien, c'est la preuve qu'ils viennent du front » (lettre d'Augustre Ravenel, 19 mars 1916).

Les Archives départementales de l'Oise conservaient depuis 1933 un trésor inédit : la correspondance illustrée du Beauvaisien Auguste Ravenel, élève à l'Ecole supérieure des Beaux-Arts de Paris puis soldat de la Grande Guerre mort à l'âge de 24 ans dans la bataille de la Somme en 1916.

Son matricule militaire le présente comme mesurant 171 cm, avec des yeux bleus, des cheveux châtains et un nez « rectiligne ». Incorporé dès le 3 août 1914 dans le 128e régiment d'infanterie d'Amiens, il passe au 328e régiment d'infanterie le 28 novembre 1915. En janvier 1916, il devient « signaleur », en charge des communications téléphoniques du régiment. Il est tué à l'ennemi le 5 septembre 1916, à Berny-en-Sancerre (Somme). « Soldat téléphoniste courageux et dévoué. S'est particulièrement distingué le 5 septembre 1916 dans ses fonctions en posant et entretenant les lignes téléphoniques sous un bombardement de gros calibre. A été mortellement blessé (croix de guerre, étoile de bronze) » (citation à l'ordre du 328e régiment d'infanterie, n° 338 du 16 septembre 1916).

Les 123 lettres ou parties de lettres, toutes illustrées de dessins, présentées dans cet ouvrage, constituent un témoignage exceptionnel, et universel dans sa singularité même, de la vie d'un tout jeune provincial dans le Paris étudiant du début du XXe siècle puis pendant la Première Guerre mondiale. Dans les tranchées ou à l'hôpital, son regard reste vif, sa conscience aux aguets. Ses affectueuses lettres destinées à ses parents et à sa soeur manifestent, par leurs textes et leurs illustrations, sa conviction que sa mission d'artiste a encore un sens à la guerre et donne sens à sa vie.

 

Réferences complètes de la publication

Retrouvez le matricule d'Auguste Ravenel sur le Grand Mémorial