Quand le Dauphiné se met en cartes. Trois siècles de représentation cartographique

Une publication des Archives départementales de l'Isère, 2011, 95 pages

Du règne de François Ier à la Révolution, l'ancienne province de Dauphiné a inspiré des oeuvres cartographiques de grand intérêt.

Les plus anciennes peuvent nous paraître sommaires, et comportent parfois des oublis ou des erreurs étonnantes, qui en font tout le charme aux yeux des collectionneurs.

Avant le développement scientifique de la fin du XVIIe siècle, en particulier en astronomie et en métrologie, la carte n'est que représentation figurée, un élément du Théâtre du Monde. Elle n'a pas pour fonction d'être un outil pratique pour le voyageur, mais plutôt un objet destiné à satisfaire la curiosité d'un public cultivé. Elle est simplement la mise en image d'une description géographique.

Lorsque la carte devient topographique à l'orée du XVIIIe siècle, lorsque son élaboration devient une entreprise menée scientifiquement sur le terrain par des spécialistes, on entre dans un nouvel âge : désormais la carte sera un instrument indispensable pour le commandement des armées, et pour l'administration civile. Les figures naïves des Sept Merveilles du Dauphiné disparaissent des cartes pour être remplacées par des légendes, qui n'ont plus que le sens fonctionnel et utilitaire du mot. Cet ouvrage présente l'oeuvre cartographique de plusieurs géographes du Dauphiné sous l'Ancien Régime, parallèlement à l'essor de la cartographie soutenu par la création de l'Académie des Sciences (1666) et de l'Observatoire de Paris (en 1667 et où officient les Cassini) par Jean-Baptiste Colbert : Oronce Fine (1494-1555), Jean de Beins (1577-1651), nommé en 1606 géographe du roi pour le Dauphiné et la Bresse, Pierre-Joseph de Bourcet (1700-1780).

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