Contenu éditorial simple : L’aventure du ciel. Deux siècles d’aéronautique en Loire-Atlantique, 1783-1999

Une publication des Archives départementales de Loire-Atlantique, 1998, 158 pages

 

Après bien des siècles de rêves purs et de balbutiements, la conquête de l’air débute réellement en 1783 avec les premières ascensions en montgolfières. À la même époque s’achève la dernière grande phase d’exploration des océans, où s’illustrent un Bougainville ou un Cook, et aussi bien des capitaines nantais. Cent ans plus tard, en 1884, le premier dirigeable, à moteur électrique, conçu par le commandant Krebs et le colonel Renard, inaugure l’ère du voyage aérien maîtrisé de bout en bout en dépit des vents. L’humanité entre dès lors de plain-pied dans l’ère de l’aéronavigation : les dirigeables sont les premiers vaisseaux des airs. Grâce à l’apparition des moteurs à explosion pour cycles et automobiles, qui relaient les propulseurs à vapeur, incertains et complexes, ainsi ceux des machines de Clément Ader, l’ultime rêve aérien, celui de l’oiseau piloté, l’avion, prend forme en France et aux États-Unis entre 1900 et 1908. C’est l’époque des frères Wright, de Ferdinand Ferber, des frères Voisin, d’Henri Farman, d’Alberto Santos-Dumont ou de Louis Blériot. Vingt ans passent encore, pendant lesquels aviateurs et navigateurs des airs franchissent les montagnes, parcourent les campagnes ouvertes, traversent les mers intérieures – ainsi la Méditerranée. Ils explorent aussi les côtes d’Afrique, celles des deux Amériques, ils traversent les océans par sauts de puce, d’île en île. Et puis, les 20-21 mai 1927, grâce à Charles Lindbergh, c’est le premier New York-Paris, la première transocéanique en vol direct. Une nouvelle géographie est née. Les machines volantes, désormais, vont, chaque année un peu plus, relever la tradition de leurs aînés, courriers et paquebots des mers. Enfin, voici trente-cinq ans, en 1963, au terme d’un siècle de périple créateur de légendes, les grands paquebots laissent, sur l’Atlantique, la première place, par leur nombre de passagers transportés, aux avions à réaction intercontinentaux.

L’avion est devenu depuis lors un moyen de transport quotidien, qui déplace chaque année plus d’un milliard et demi de passagers autour de la planète. Aujourd’hui, l’humanité s’interroge sur la préférence à donner, dans la maîtrise de l’espace situé au-delà de l’atmosphère, entre exploration habitée ou inhabitée de l’espace. Mais entre-temps, une nouvelle frontière a été franchie. Partout à travers le monde, et même jusqu’au aux frontières de l’univers connu, les hommes envoient et reçoivent leurs voix, leurs messages, leurs écrits, par millions et milliards de mots, grâce à des satellites et à toute une kyrielle de sondes expédiés en apesanteur, qui sont nos modernes messagers.

Cet ouvrage présente les sources de l'histoire de l'aviation aux Archives départementales de Loire-Atlantique. Il met l'accent sur les pilotes (Alexis Maneyrol, Edmond David, René Leduc) et les professions aéronautiques (délivrance des brevets administratifs de pilotes, école de pilotage "Nantes-Aviation"), mais également sur les clubs aéronautiques, dont les statuts sont déposés auprès de la préfecture et des sous-préfectures (voir en particulier l'annuaire de l'Aéro-Club de l'Atlantique en 1923-1924). La question des infrastructures est abordée par le biais des aérodromes (par exemple, le projet de création d'un aéroport à Saint-Nazaire en 1936 pour accueillir des hydravions) et de la mise en place des lignes commerciales, et celle des machines via la construction aéronautique (projet d'installation d'une usine de la Société nationale des constructions aéronautiques de l'Ouest à Bouguenais en 1937) et les différents types d'appareils présents dans la région.

 

Références complètes de l’ouvrage