Contenu éditorial simple : 14-18 Marseille dans la Grande Guerre

Une publication des Archives municipales de Marseille, 2014, 141 pages

 

Dans le flot des publications que suscite le centenaire de la Première Guerre mondiale, cet ouvrage est particulier : il fait voir le conflit à partir de Marseille et il apporte un point de vue neuf sur des aspects encore très mal connus. Les auteurs, historiens et archivistes, mettent en lumière des documents totalement inédits que leur expertise croisée permet de déchiffrer. L'abondante iconographie originale, issue principalement d'archives familiales et privées généreusement offertes par des donateurs, donne une valeur unique à cette publication.

Marseille, ville de l'arrière certes mais d'un arrière atypique. Si les combats ne se déroulent pas sur son sol, elle subit la guerre et en voit concrètement les effets. Des troupes de tous les pays alliés débarquent dans son port et traversent ses artères avant de monter au front, d'autres partent combattre en Orient, des soldats blessés de tous les continents viennent s'y faire soigner ou parfois y meurent, des prisonniers travaillent dans ses chantiers. Tandis que des milliers des leurs tombent dans les combats ou en reviennent mutilés, les Marseillais savent montrer leur sens de la solidarité, pour les soldats, mais aussi pour les réfugiés qui affluent dans la cité, comme pour la ville martyr d'Arras qu'ils vont aider à reconstruire.

L'ouvrage s'attache également au parcours de différents Marseillais, aussi bien sur le front occidental que sur le front d'Orient, comme Frédéric Chevillon, Siméon Flaissières, François Charles Roux, Charles Bergasse, Jean-Baptiste Rocca, Laurent Paul ou Jean Bouin, envoyé dans les Vosges dès août 1914 et tué aux environs de Xivray le 29 septembre. La censure, la propagande, le passage des troupes coloniales, le ravitaillement et les questions aéronautiques sont également évoquées, de même que les cimetières et monuments aux morts, ainsi que la figure de Jean Norton Cru, dont les Archives municipales de Marseille conservent les documents privés.

 

Références complètes de l'ouvrage