Contenu éditorial simple : Saint-Amable. Une abbaye, un chapitre, une paroisse, un pouvoir dans la ville (XIe-XIXe siècles)

Une publication des Archives municipales de Riom, 2016, 64 pages

 

Quand l’église de Riom prend le vocable de Saint Amable, elle a déjà une longue histoire. Les débuts de ce vieil établissement ecclésiastique sont inconnus. Il s’agit probablement d’une ancienne église paroissiale établie dans les temps du premier christianisme en Auvergne, à la fin du IVe siècle ou au début du siècle suivant.

L’église de Saint Amable a laissé une profonde empreinte, à la fois matérielle et morale, sur la vie des Riomois. L’enclos ecclésial et les bâtiments qui lui étaient attachés, ont formé le noyau de la cité. Le plan actuel du quartier montre cet espace délimité au nord par la rue Victor-Basch, à l’ouest par la rue Fleurus, au sud par la rue Hippolyte-Gomot et à l’est par les rues de la Caisse-d’Épargne et Malouet.

Les fonctions paroissiales, confiées à la communauté religieuse, ont également eu un impact très sensible sur la vie spirituelle et sociale des habitants. Les vicaires perpétuels étaient non seulement chargés d’administrer les sacrements aux fidèles mais ils eurent encore le rôle très important de tenir l’état civil ancien des Riomois. Dès l’ordonnance de Villers-Cotterêts, en 1539, les curés enregistrèrent les actes de baptême puis par la suite, conformément à l’ordonnance de Blois, en 1579, ceux de mariage et de sépulture. La ville de Riom conserve ainsi les séries à la fois les plus anciennes et les plus complètes de registres paroissiaux du département.