Contenu éditorial simple : Terra incognita. Briques et tuiles, matière(s) à bâtir

Une publication du Service archives et patrimoine de la ville de Couëron, 2017, 48 pages

 

La brique est le plus vieux matériau de construction artificiel au monde. D’abord utilisée crue en Mésopotamie pendant plusieurs millénaires, la terre a ensuite été cuite et a alors pu se substituer à la pierre. Sait-on qu’une grande partie de la muraille de Chine, la structure du Colisée à Rome, la basilique Sainte-Sophie à Istanbul, le dôme de la cathédrale de Florence… sont construits en brique ?

En France, le Nord et le Midi-Toulousain ont fait de la brique leurs matériaux de prédilection. Si les pays de la Loire ne figurent pas parmi les « terres à briques », les matériaux de construction en terre cuite sont néanmoins présents depuis l’époque romaine. Autour de Nantes, la pierre est abondante, tandis que le granit breton, l’ardoise angevine et le tuffeau ligérien sont proches… Pourtant briques, tuiles, carreaux de sol et autres matériaux de terre cuites sont utilisés depuis deux millénaires. Les terres cuites ne sont donc pas des matériaux de substitution employés par défaut, leur usage relève d’un choix assumé, basé sur des considérations techniques ou esthétiques.

L’étude de la terre cuite en archéologie s’est longtemps cantonnée à la poterie, à ce point importante dans la connaissance et la datation des cultures anciennes qu’elle a servi à caractériser. L’étude des terres cuites dans l’architecture demeure une étude relativement récente. Elle permet pourtant de comprendre les techniques de construction, de restituer les forme du bâti et aussi d’approcher la culture technique des sociétés qui les ont employées.

En attirant l’attention sur les briques, les tuiles et autres matériaux de pavement, ce catalogue invite à un voyage auprès des tuiliers, briquetiers, maçons, couvreurs et bâtisseurs qui les ont fabriqués et mis en œuvre pendant 2 000 ans.