Contenu éditorial simple : Les Campinois dans la guerre 1914-1918

Une publication réalisée avec la collaboration des Archives municipales de Champigny-sur-Marne, 2015, 31 pages

 

À Champigny-sur-Marne, à la veille de la Première Guerre mondiale, on sait plus qu’ailleurs ce que le mot « guerre » signifie. La ville, meurtrie par celle de 1870, en garde des traces visibles, notamment un important ossuaire franco-allemand. Malgré cette mémoire qui aurait pu encourager des tendances « revanchardes », la commune fait le choix, en 1912, d’une équipe municipale progressiste, conduite par Albert Thomas, un proche de Jean Jaurès. Mais après l’assassinat de Jaurès et l’annonce de la mobilisation, les Campinois prennent, comme tous les Français, le chemin d’une guerre vue comme inévitable…

De 1914 à 1918, quelque 2 000 Campinois sont mobilisés et envoyés au front. De simples civils devenus, dans l'enfer de la guerre, des braves, des héros, des victimes. Près d'un sur trois ne reviendra pas. A Champigny, leurs proches attendent des nouvelles, inquiets. L'arrière aussi a peur. Après une avancée allemande vers la capitale, la ligne de front se stabilise plus à l'est mais les craintes demeurent. Le conflit imprime sa présence sur la ville, avec les passages de troupes en gares et les soins portés aux soldats blessés à l'hôpital auxiliaire. La Grande Guerre se passe au front et se ressent aussi à l'arrière.