Contenu éditorial simple : De l’air ! De l’air ! L’aviation dans les Vosges

Une publication des Archives départementales des Vosges, 2017, 31 pages

 

Des premières montgolfières aux apparitions déclarées d'OVNI, cette brochure retrace l'aventure de l'aviation dans les Vosges.

C'est le Vosgien Charles Renard qui met en place en 1877, à Chalais-Meudon, un centre d'études et d'instruction pour l'utilisation des dirigeables à des fins militaires ; une base de développement s'installe bientôt à Golbey. Associée à l'aviation militaire, créée officiellement en 1912, l'aérostation militaire jouera un rôle important pendant la première guerre mondiale.

Après-guerre, les ballons jouissent de la fascination de l'engouement du public lors de grandes fêtes aérostatiques à Vittel, Saint-Dié ou Gérardmer. L'Aéroclub des Vosges tient un rôle important dans la promotion de l'aviation civile, sous la présidence du capitaine René Fonck. D'autres nouveautés sont présentées lors de ces manifestations, comme l'autogire, ancêtre de l'hélicoptère. Sont également évoqués d'autres pionniers : Marcel Goulette, Gaston Vial, Albert et Yvan Littolff, Hubert Curien.

Le premier aérodrome des Vosges est créé à Saint-Dié par la société des Ateliers vosgiens d'Industrie aéronautique (future entreprise AVIA) en 1909. L'Etat-major se dote quant à lui de terrains d'aviation, qui se multiplient pendant la Grande Guerre (Corcieux, Sandaucourt, Juvaincourt, Bazoilles-sur-Meuse, Dogneville).

Pendant la Première Guerre mondiale, malgré les doutes de l'Etat-major au début du conflit, l'aviation devient indispensable, les pilotes sont célébrés par la presse et le passage des avions sucitent la fascination des populations.

Au commencement de la seconde guerre mondiale, les progrès de l'aviation sont significatifs bien que les effectifs soient toujours insuffisants. Les infrastructures vosgiennes subissent quelques pertes. En zone occupée, des terrains clandestins s'improvisent pour soutenir la Résistance.